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HUILES.

HYDRAULIQUE.

odeur fyrte et désagréable. Sa densité à 22°,5 est de

0 , 86 .

L’essence de térébenthine est employée en médecineet dans la préparation des vernis.

Huile essentielle de citron. Cette essence s’extrait parpression de l'écorce du citron (ctlrus médira). On prenddts citrons bien frais et bien murs, on en râpe l’écorce,et on la soumet à la presse. L’huile volatile se sépare :on la garde en repos pendant quelque temps, ensuite oula décante et on la conserve dans des vases fermés.

Pour l’avoir très pure on est forcé de la distiller.L’huile distillée est incolore et a une pesanteur spécifi-que de 0,847.

Cette essence s’emploie principalement pour la toi-lette et pour enlever les taches d'huiles grasses de dessusle linge et toutes sortes d’étoffes.

Essence de rose. L’essence de rose est incolore, pluslégère que l’eau, solide à la température ordinaire, seliquéfie entre 29 et 30". Elle s’extrait, parla distillation,des pétales de la rose musente {roao aempem'rens) etvient du Levant dans de très petits flacons; on l’emploie'comme cosmétique. Respirée en grande quantité, cettehuile blesse l’odorat.

Essence de bergamotte. Cette essence est jaune, pluslégère que l’eau, ne se congèle qu’à plusieurs degréssons zéro; s’extrait ordinairement par la pression del’écorce de bergamotte (cifrus limetta hergamotta). Pourcela on choisit des bergamottes bien saines et bien mû-res ; on en râpe l’écorce et on la soumet ensuite à lapresse. L’huile qui s’écoule est reçue dans des vases, oùon la laisse en repos quelques jours ; puis, on la dé-cante et on l'enferme dans des vases fermés; on la dis-tille ensuite, pour l’avoir tout à fait pure. On l’emploieen médecine et comme cosmétique.

Huile essentielle d’anis. L’huile d’anis est extraite pardistillation des graines d’anis ( anisum pimpinella)\ elleest blanche ou faiblement jaunâtre ; sa densité estde 0.287 ; elle est soluble dans l’alcool absolu ; onl’emploie en médecine et dans l’économie domestique.Dans ces derniers temps on a vendu de l’huile d’anisfalsifiée. Le mélange était composé, d’après M. Dubail,d’essence d’anis, d’essence de citron et d’alcool.

Essence de lavande. Elle s’obtient par la distillationdes fleurs de lavande (lavandula spica) . On l’emploie enmédecine et dans la parfumerie. Rectifiée par une nou-velle distillation, elle donne un produit qui a une den-sité de 0,877.

Huile volatile de fleurs d’oranger. Liquide d’un jauneorangé, plus léger que l’eau; se retire des fleurs d’o -ranger (citrus auranttum). On l’emploie en médecineet comme cosmétique. Elle est composée de deux huiles,l’une concrète, l’autre liquide à la température ordi-naire. ( Annales de chimie et de physique. XL, 83).

Essence de girofle. L’essence de girofle employéecomme assaisonnement, comme parfum, et en médecine,se retire des clous de girofle. Celle du commerce estjaune-orange et impure; distillée, elle devient incolore ;sa densité “ 1,061. L’essence de girofle forme avec lesbases de véritables combinaisons cristallisables.

Essence de jasmin. Cette huile d’une odeur très fugacene peut s’obtenir et se conserver qu’au moyen du pro-cédé suivant : au fond d’une boîte en fer-blanc on étendun drap de laine blanche imprégné d’huile d’olive; onle recouvre d’un lit de fleurs récentes de jasmin (jasmi-num officinale ). Sur ces fleurs on étend un deuxièmedrap que l’on recouvre d’une deuxième couche de fleurset ainsi de suite jusqu’à ce que la boîte en soit remplie,et on comprime le tout au moyen d’un couvercle. Aubout de vingt quatre heures on retire les fleurs, on lesremplace par de nouvelles que l’on dispose do la mêmemanière, et qu’on renouvelle jusqu’à ce que l’huile fixesoit bien chargée d’odeur. Alors on met les morceauxde drap dans l’alcool, on les exprime bien et on distille

nu bain-marie ce mélange d’alcool et d’huile odorante,l'alcool se volatilise et se rend dans le récipient chargé*de vapeurs de jasmin; il prend chez les parfumeurs lenom d 'essence de jasmin.

Huile volatile de l'eau de-vie de pommes de te*re. C’està cette huile que les eaux-de-vie de pommes de terredoivent l’odeur et la sa\ eur désagréables qu’on leur con-naît. Elle se trouve renfermée dans la partie tégu-mentaire de la fécule et passe à la distillation avec le*vapeurs d’alcool; elle s’en sépare à mesure qu’on lorectifie. Cette huile parfaitement pure e*t limpide, in-colore, d’une odeur nauséabonde. (Àtmales de chimie etde physique, LVI, 3<4). a.curtel.

HŸDRACIDES. Acides non oxygénés, dans les-quels l’hydrogène joue le rôle d’élément électro-positif.Les principaux, sont les acides hydro-chlorique, hydro-bromique, hydriodique, hydro-fluorîque et l’hydrogènesulfuré, dont nous nous occuperons dans autant d’arti-bles distincts.

HYDRATES. Combinaisons des oxydes métalliques,avec une quantité d’eau déterminée.

HYDRATES Se dit des acides, oxydes et sels quirenferment de l’eau de combinaison en proportionsdéfinies.

HYDRAULIQUE. L’hydraulique comprend l’étudedes phénomènes que présentent les fluides en monvement et des moyens d’en tirer un parti utile. Nous neparlerons ici que des fluides incompressibles, tels quel’eau, auxquels on donne quelquefois le nom de liqui-des. Cette étude se divisera en qnatre parties, savoir :des lois de l’écoulement de l’eau contenu dans un ré-servoir ; des eaux courantes ; de l’emploi de l’eaucomme moteur; eten6n, des machines à élever l’eau.

I. DES LOIS DE L’ÉCOULEMENT DE LE A U CON-TENUE DANS UN RÉSERVOIR.

Supposons d’abord que le réservoir soit constammentplein d’eau.

L’ouverture par laquelle l’eau s’écoule -est tantôt en-tièrement recouverte par le fluide et prend alors le nomd’ort/tc«, tantôt elle n’est pas limitée à sa partie supé-rieure et constitue un déversoir. On dit qu’un orifice esten mince paroi , lorsqu’il est pratiqué dans une paroidont l’épaisseur est au-dessous delà moitié de sa plusfaible dimension ; d’autres fois, il est garni d’un aju-tage , court tuyau, tantôt cylindrique^ le plus souventconique et convergent , et rarement divergent. La dis-tance verticale du fluide, dans le réservoir, hu centre degravité de l’orifice, est ce qu’on nomme la charge d'eausur l’orifice à laquelle est dû l’écoulement.

Soit H, la charge d’eau sur l’orifice,

Y, la vitesse moyenne de l’eau,

Et g — 9, 8088, la vitesse acquise par les corps gra-ves, soumis à l’actiou de la pesanteur, à la fin de lapremière seconde, de lenr chute,

Dans le cas d'un orifice en mince paroi, on aura :

V— v'âffîi

C’est-à-dire que les vitesses sont proportionnellesaux racines carrées des charges ;

Soit Q la dépense d’eau par seconde,m , un coefficient constant,

S, la surface de l’orifice,

On aura :

Q= m VS — mS >/ïgîî.

m étant égal à 0,62 dans les orifices en mince paroi.Ce qui donne :

Q = 2,75 S VK

Dans les orifices munis d’un ajutage cylindrique,J’une longueur égale à trois ou quatre fois au moins iuplus faible dimension de l'orifice, et où l’écoulement se