HUILES.
HUILES.
en la met dans des jarres en grès placées dans dos appar-tements exposés an midi et où l’on maintient une tem-pérature de 14 à 15” C. Lorsque l’huile est transparenteon transvase la partie claire dans d'autres vases et oulaisse déposer encore la partie trouble. Lorsqu'on en ade grandes quantités à conserver, on la met dans desfosses bien cimentées que l’on appelle piles.
L’huile d’olives est employée comme aliment, elle sertà fabriquer du savon; en médecine, elle entre dans lacomposition de certains emplâtres, mêlée avec la cire3t l’eau elle forme le cérat. Les horlogers s’en serventpour adoucir les frottements.
Le prix élevé de l’huile d’olives fait qu’on la falsifieavec celle d’oeillette et quelquefois avec celle de faine,on reconnaît cette fraude au moyen de l’acide hypo nitri-que qui solidifie l’huil* d’olives et lais-e liquides les au-tres huiles. On mêle 5 grammes de l'huile à essayeravec 4 centigramme d’acide hypo-nitrique dissous dans3 centigrammes d’acide nitrique à 35”; si l’huile essayéecontient 4/400* d’huile d’œillette la solidification seraretardée de 40 minutes, elle le serait de 90 pour 4/20*d'huile d’œillette. (Boudet, Annales de chimie et de phy-sique , LY, 394).
jfous passerons maintenant à l’étude des propriétésprincipales des autres huiles que l’on rencontre le plusfréquemment dans le commerce.
Huile de navette. Cette huile, non siccative, a uneodeur agréable, une couleur jaune et une viscosité assezgrande; on l’extrait des semences du brassicanapus, à 15°sa densité est de 0,91 28. Cette huile sert surtout à l’e-clairage, à la fabrication des savons verts, dans le fou-lage des étoffes de laine et la préparation des cuirs.
Huile de colza. Cette huile a h-s plus grands rapportsavec l’huile de navette; elle s’extrait du brassiva campes-tr<s à 45°, sa densité est de 0,9436, elle est employéeaux mêmes usages que la précédente.
Huile de moutarde. Cette huile s’extrait de la grainede moutarde (sinapis alba et nigra). Elle est inodore,épaisse, d’uue saveur douce et ambrée à 45"; la densitéde l’huile de graine de moutarde noire est de 0,9470.Cette huile donne un savon très solide. Ou commencemaintenant à l’employer aux mêmes usages que les pré-cédentes.
Huile d'œîllette ou de pavot. Siccative, d’une saveurdouce rappelant celle de la noisette, sans odeur, d’unecouleur jaune pâle. Pesanteur spécifique 0,9243.
Huile de lin. Siccative, couleur jaune clair, si elle a !été exprimée à froid, et jaune-brun si elle l’a été à 1chaud; d’une odeur forte et d’une saveur désagréable.Densité, 0,9347. Cette huile rancit très facilement; ons’en sert pour la préparation des vernis gris, des cou-leurs à l’huile, de l’encre d’imprimerie, dans l’éclai-rage et la médecine, etc.
Huile de chenecis. Siccative, janne-verdâtre à l’étatfrais et jaunissant avec le temps; odeur fade, saveurassez agréable quand elle a été préparée avec soin.Densité, 0,9276. On s’en sert en peinture, dans la fabri-cation des savons noirs, etc., etc.
HUILES ESSENTIELLES.
Presque toutes les huiles essentielles sont âcres, caus-tiques, sans viscosité, et, généralement, plus légères quel’eau. Plusieurs sont colorées, les unes en jaune, d’au-tres en vert, d’autres en bleu. Quoique douées d’uneforte odeur elles n’entrent pas en ébullition si facilementque l’eau.
Sous le rapport de la composition elles se divisent endeux classes : 4° celles qui renferment de l’oxygène, del’hydrogène et du carbone ; 2“ celles qui ne contiennentque ces deux derniers éléments.
Si on en verse-une certaine quantité dans une cap-*ule, et qu’on en approche un corps en combustion, i
elles s’enflamment promptement et répnuJcnt nne fu-mée noire et épaisse.
Introduites sous une cloche avec de L’oxygène ellesen absorbent une certaine proportion. Quelques-uness’épaississent tellement qu’elles se solidifient. Elles sontinsolubles dans l’ean, très solubles dans l’alcool, etd’autant plus, qu’elles sont plus oxygénées. Enfin leshuiles essentielles se combinent avec les huiles fixes,dissolvent les résines, le camphre et même le caout-chouc.
Les huiles essentielles se trouvent dans tous les végé-taux aromatiques, ce sont les huiles qui leur communiquent l’odeur qu’ils exhalent : elles se trouvent répan-dues dans toutes les parties des végétaux.
Presque toutes les huiles essentielles peuvent s'obte-nir par la distillation; on l’exécnte en distillant de l'eaudans un alambic, et en mettant avec l’eau la plante quicontient l’huile essentielle. Ici ce liquide sert à mainte-nir la température constante et à empêcher la plante debrûler, de plus il favorise la vaporisation de l’huile es-sentielle. *
Suivant sa densité on emploie deux moyens pour re-cueillir l’huile. Si elle est plus dense que l’eau on reçoittout le liquide dans un flacon de forme ordinaire, L’eaudéverse par les bords et l’huile se réunit au fond. Si elleest plus légère que l’eauil faut donner au vase une formetelle que l’huile reste dans le vase en même temps quel’eau s’écoule. On emploie pour cela le récipient floren-tin (fig. 4247) qui se compose d’un vase A de la base
duquel part un tube recourbé en syphon 6. L’huile formetoujours à la surface une couche a et l’eau s’écoule parle tuyau b aussitôt que le niveau est arrivé en xy. Onextrait ensuite,l'huile en versant le liquide dans un en-tonnoir effilé qui ne laisse couler que l’eau.
On peut encore se procurer certaines huiles essentiel-les par la pression, mais ce procédé n’est praticable quesur les zestes dont la partie charnue de quelques plantesest enveloppée.
Certaines huiles essentielles sont employées comm»aromates dans la fabrication des savons de toilette,d’autres pour dissoudre des résines, d’autres en méde-cine, d’autres pour enlever les taches.
Nous examinerons succinctement les principaleshuiles essentielles.
Huile essentielle de térébenthine. Cette essence se re-tire, par la distillation, de la térébenthine que fournis-sent les arbres résineux et surtout le pinus maritima.
Celle du commerce est toujours colorée en jaune ; ellecontient toujours une résine qui vient de l'action dot’air sur l’huile. Pour la purifier on la redistille mec dej l’eau et on l’agite ensuite avec du chlorure de calcium,i Purifiée, l’essence de térébenthine est incolore d’une