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HYDRAULIQUE.

HYDRAULIQUE.

(leur du courant derrière la digue, on emploiera la for-mule

Q = 1,96 LH

Lorsque H sera supérieur au quart de 1a profondeurdeau, on emploiera la formule

Q=1,92LH ✓H + 0,H5u.«'

te étant la vitesse de la surface du courant à son arri-vée au déversoir, que l'on détermine par expérience,ordinairement au moyen dun flotteur.

La vitesse dune rivière est faible lorsqu'elle se trouve.au-dessous de 0,50, elle est ordinaire de 060 à 1grande au-delà, et fort grande si elle dépasse 2. Lavitesse de la Seine , aux environs de Paris , est de 0,60à 0,65, celle du Rhône et du Rhin de 2" environ.

Un cours deau prend déjà place parmi les rivièreslorsque, dans son état ordinaire, il mène de 10 à 12mètres cubes deau par seconde. De 30 à 40, cest or-dinairement une rivière navigable; à 100 mètres et au-dessus, cest un fleuve : ainsi, la Seine , à Paris , surune largeur moyenne de 130 mètres et une profondeurtnovenne de 1,50, mène environ 130 mètres cubesdeau; la Garonne, à Toulouse , en a 150, dans sonétat ordinaire ; le Rhône plus de 600, à Lyon ; et leRhin 950 à Strasbourg , et 1700 à Nimègue , avant sajonction avec la Meuse .

DU MOUVEMENT DE LEAU DANS LES TUYAUX DEconduite. Prenons dabord le cas dune conduite sim-ple : si nous désignons par H la charge de la conduiteou la hauteur verticale entre lorifice de sortie et la sur-face du fluide dans le réservoir ; D, étant le diamètre deInconduite; L, sa longueur; et Qle débit par seconde,on aura : _

(l)Q = 21,22| / / / ^ 0.0216D*

Qui, pour les vitesses supérieures à 0*,60 se réduiraavec une approximation suffisante, à

(2) Q = 20,3 J/ ^

Très souvent on donne la dépense et la charge deauet on demande le diamètre que doit avoir la conduite.

On détermine dabord D parla formule (2) qui donne

et qui suffit pour les vitesses au-dessus de 0 l,, ,60. Lors-que la vitesse est moindre, la valeur de D ainsi

trouvée sera un peu trop faible ; on l'augmentera gra-duellement, en la substituant chaque fois dans la va-leur (4) de Q jusquà ce que lon arrive à une valeur dusecond membre supérieure à celle du débit à avoir.

Nous avons admis dans ce qui précède que les con-duites étaient entièrement ouvertes à leur extrémité;mais, presque toujours, elles sont terminées par desbouches deau, des robinets, ou des ajutages qui enrétrécissent louverture. Dans ce cas, pour des vitessesau-dessus de 0 W ,50, ce qui est le cas le plus ordinaire,on a :

fl / HD»

Q = 2U,73 1 / -

V h + 33,47

5 / ro*"

et 0 = 0,2981 / --- ôï-

V II -0,0826 iL.

rrxâr

D*

d étant le diamètre de lajutage à son oriiiee de sor-tie, et mie coefficient decoutraction qui le concerne.Supposons maintenant quil s'agisse de létablisse-

ment dun système de conduites deau , destiné, parexemple, à lalimentation dune ville, cas dans lequelon emploie généralement une maîtresse conduite ali-mentant dans sa longueur, par divers branchements,autant découlements dun volume déterminé. On tra-cera d'abord un plan de la conduite et de ses branche-ments, on multipliera par 3/2 le volume de chaque dé-pense deau, afin de subvenir aux ob.-tructions, coudeset autres résistances accidentelles, puis, prenant uneconduite dun diamètre donné, on calculera les pertes decharges partielles occasionnées par le transport succes-sif des volumes que chaque portion de la conduite doitdébiter. On ajoutera toutes ces pertes pour avoir la pertetotale, jusquau dernier orifice, et on s'assurera si lacharge restante est suffisante pour assurer lécoulcmetitdu volume deau à débiter par cet orifice; on arrivera ainsià déterminer par tâtonnement dabord le diamètre de laconduite principale, puis celui de ses embranchements :la perte de charge est la différence entre H et la charge

effective ou la hauteur ~ , à laquelle serait due la vi-tesse à lextrémité de la partie de la conduite que lon

v t

considère,, et est représentée par lexpression H

= H g-nD 2 - Un abrège ces calculs en se servant de

tables qui donnent cette valeur par mètre courant et d'a-près le diamètre de la conduite et son débit. Ces tablesse retrouvent dans les traités d'hydraulique, laide mé-moire de A. Morin, etc...

Souvent, lorsquon a une charge motrice suffisante,léconomie engage à rétrécir le diamètre des conduites,à mesure que le volume deau quelles doivent débiterdiminue. 11 faut alors sassurer, par le calcul des por-tions de charges consommées par chaque partie de la' conduite, que l'eau sélèverait, à lemplacement dechaque orifice, à une hauteur suffisante pour assurerlécoulement, avec le volume demandé.

Les coudes ou changements de direction doivent tou-jours être formés de parties arrondies; on peut alorsnégliger les pertes de charge qui en proviennent et quisont fort peu de chose par rapport à celles que produitle frottement.

Dans létablissement des conduites deau, M. DAu-buisson recommande en outre : 1" au lieu dune seuleconduite ou file de tuyaux, menant un certain volumedeau, den établir deux, lune à côté de lautre, etdont chacune mène la moitié de ce volume, dispositionqui augmente, il est vrai, denviron 25 à 30 p. 100 lesfrais de premier établissement, mais qui présente legrand avantage dassurer, en tout temps, la continuitédu versement sur tous les points principaux ; 2° de faireaboutir de part et dautre ces doubles conduites à untambour en fonte, ou petite cuve de distribution, dpartent ensuite les divers branchements; 3° enfin, deplacer les conduites principales dans des galeries sou-terraines, ce qui rend leur inspection et leur réparationtrès facile ; quant aux conduites secondaires, on se con-tente de les enterrer à 1" environ au-dessous du pavédes rues.

On place ordinairement, aux points culminants desconduites, des soupapes à flotteur, afin de donner issueà lair qui se rassemble en ces points : les bornes-fon-taines quon établit sur les points culminants des rues àdouble pente, à leffet den laver les deux versants, rem-plissent également très bien loffice dévents.

' Aux parties basses des conduites et au sommet desangles rentrants, on adapte de gros rotu'rw/J de décharge ,que lon ouvre de temps à autre pour nettoyer lestuyaux, en y faisant passer le plus deau possible.

Lentrée de toutes les conduites, à partir des réser-voirs ou des cuves, ainsi que celles des branchements.\ doivent être munies dun robinet destiné à refuser ou u