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HYDRAULIQUE.

HYDRAULIQUE.

la maçonnerie, et qui forment, dans la partie inférieure, iles lèvres d’un coursier annulaire en ciment romain,calibré avec les palettes elles-mêmes, qui s’y emboîtent [ainsi très exactement. Ce coursier se prolonge au-delà 'du plan vertical mené par Taxe de la roue d’une Ion- :gucur à peu près égale à la moitié de l’intervalle entre |deux aubes; du côté d’amont, il s’évase en entonnoirpour faciliter l’entrée de l’eau qui en couvre ainsi l’o- jrifice et y pénètre, comme elle le ferait dans une con- |duite placée au fond d’un réservoir. Il résulte de cettedisposition que l’eau de la retenue agit sur les palettespar son poids comme elle agirait sur le piston d’un cy-lindre. Avec des vitesses à la circonférence de 1" à4 *,30, cette roue n donné un effet utile de 0,75 à 0,80.

Pour diminuer la résistance de l’eau sur les aubes,elles sont taillées en forme de proue par dessous, et enforme de proue par dessus.

Les difficultés et les frais qu’entraîne l’établisse-ment des roues de ce genre, en restreindront considé-rablement l'emploi,-quoiqu’elles donnent des résultatstrès satisfaisants.

Les diverses roues à aubes planes dont nous venonsde nous occuper ne sont guère employées que pour desclintes de 2'",50 et au-dessous.

Roues à aubes courbes. Ces roues, duos a M. Poncelet,sont accompagnées d’un vannage incliné à un de basesur un ou deux de hauteur, et emboîtées dans leur par-tie inférieure par une portion très courte de coursiercirculaire et par les bajoyers du canal de fuite. L’eauarrivant à leur partie inférieure monte sans choc le longdes aubes, en vertu de la différence entre leur vitessepropre et celle due à la charge d’eau, jusqu’à ce que sonmouvement soit détruit par l’action continue de la pe-santeur, qui la fait ensuiteredescendre et se dégorgerdans le canal de fuite ( fi-gure 4226). L’effet utilemaximum correspond évi-demment au cas où ellequittera les aubes avec une\ itesse relative égale à laleur, c’est-à dire avec unevitesse absolue nulle ; celaa lieu pour une. vitesse desaubes égale à la moitié decelle due à la charge d’eau :l’effet utile est alors de U,50 à 0,60.

Avec ces données, l’établissement de ces roues n’of-frira aucune difficulté en remarquant que le nombre desaubes sera double de celui que nous avons indiqué pourles roues à aubes planes, et que leur hauteur, mesuréesur un rayon, devra toujours être au-dessus du quart dela chute effective : on lui en donnera le tiers dans leschutes de l“ , ,40, et la moitié, dans celles qui sont au-dessous.

Roues se mouvant dans tin fluide indéfini. Ces roues ditesroues pendantes , sont surtout employées dans les mou-lins à nef, ou moulins sur bateaux, que l’on amarre aumilieu des rivières. Le diamètre de ces roues est de4 à 5"* ; on donne aux aubes le quart ou cinquième durayon de la roue, et une largeur de 2 à 5“ ; elles sontle plus souvent planes et dirigées suivant les rayons ;en les inclinant un peu, on augmente leur effet. Dansdes roues pendantes, bien établies, l’effet utile est de0,30 à 0,32 (voyez bateau a vapeur) et mêmeplus.

Roues horizontales.

Depuis longtemps on emploie dans le midi de laFrance des roues horizontales dans les moulins. Cesroues ont l’avantage de réduire ceux-ci à leur plussimple expression : le même arbre qui porte la roue àsa partie inférieure, porte la meule mobile à sa partiesupérieure. Cet arbre tourne sur pivot dans une crapau-

dine enchâssée au milieu d’un palier que l’on élève oubaisse à volonté suivant que l’on veut augmenter ou di-minuer l’intervalle entre la meule tournante et la meulegisante. Ces roues ont été depuis perfectionnées parMM. Burdin, Foumeyron, etc., et ont donné les tur-bines.

Roues mues par le choc d'une veine isolée. Ces roues sonttrès communes dans les pays de montagnes où elles por-tent le nom de roues à trompe ou à cannelle , parce quel’eau est lancée sur les aubes, soit par une trompe oubuse pyramidale peu inclinée, soit par une cannelle ouauge inclinée de 20 à 45°. Elles ont de faibles di-mensions, de 1 m ,60 environ de diamètre et 0“,20 dehauteur ; les aubes ou cuillères n’ont que 0®,40 de lon-gueur dans le sens du rayon, et sont concaves et à sur-face gauche du côté où elles reçoivent l’eau, qui n’agitguère sur elles que par le choc, dû à une vitesse ac-quise de 7 à 8" et même plus ; avec une vitesse de410 tours par minute, l’effet utile de ces roues est de0,30 à 0,34.

Roues placées dans une cuve. Les roues à cannellesont principalement employées pour de petits coursd’eau et de grandes chutes; mais, sur les rivières oùl'on a beaucoup d’eau et peu de chute, on emploie desroues à cuve. Celles-ci n’ont d’ordinaire que 4® de dia-mètre et 0“,20 de hauteur, elles portent neuf aubes enbois ayant à peu près la même forme que celles desroues à trompe. La cuve a généralement 4 “,02 de dia-mètre et 2“ de profondeur ; la roue y est placée pres-qu’au fond. On ménage dans la maçonnerie, au-dessusdu niveau de la roue, une entaille dont l'une des paroisest tangente à la paroi intérieure de la cuve, et qui n’aplus que 0“,22 de large lorsqu’elle y débouche : cetteentaille sert de coursier d’ameuée.

L’eau motrice, après avoir passé sous la vanne quiest à l’entrée du coursier, se porte, avec rapidité, surla partie adjacente de la paroi cylindrique de la cuve;elle s’y applique, s’y élève d’abord fortement; puis, enen suivant le pourtour et en tournoyant ainsi, elle des-cend et atteint les aubes sur lesquelles elle agit par sonimpulsion et par son poids, et qu’elle entraîne dans sontournoiement.

Dans ccs roues une grande partie de l’eau passe, envertu de la force centrifuge, entre la cuve et la roue,dans l’intervalle que nécessite le jeu de la machine,aussi ne rendent-elles que 0,40 à 0.46 d’effet utile.

Actuellement on place la roue immédiatement au-dessous de la cuve, en lui donnant un diamètre un peusupérieur, de sorte que presque toute l’eau motrice ar-rive sur les aubes. Quoi-qu’elle y agisse après avoirperdu une partie de savitesse, cette dispositiondouble presque l’effetutile, qui atteint 0,20 et0,25.

Turbine Fourn yron .Dans la turbine dont ils’agit (fig. 4227 et 4228),l’auteur, au l^u de met-tre , comme aux moulinsà cuve, la roue dans uncylindre, l’a placée en de-hors. Pareille à un an-neau, elle en entoure lapartie inférieure, en lais-sant un faible jeu pour lemouvement : cette partieest munie de cloisons di-rectrices fixes qui diri-gent l’eau sur les aubescourbes de la roue, dontl’axe traverse le cylindre

VU