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HYDRAULIQUE.

HYDRAULIQUE.

alimentaire dans un fourreau placé h son centre. Les iaubes mobiles de la turbine paraissent se présenterpresque perpendiculairement à la direction du mouve-ment de l’eau; il semble qu’il devrait y avoir choc.Cependant il n’en est rien, à cause de la rapidité aveclaquelle ces aubes fuient devant les filets fluides. Lavitesse régulière de la turbine doit être telle que l’en-trée de l’eau ait lieu sans choc. Celle-ci se meut ensuite le long des aubes courbes, de l’intérieur à l’ex-térieur, et exerce une pression en chaque point, sonmouvement changeant de direction. Enfin elle sort dela turbine avec une vitesse relative, dirigée en senscontraire du mouvement des aubes, et si la turbine uun mouvement absolu tel que la vitesse absolue à lacirconférence soit égale à cette vitesse relative^ l’eausortira sans mouvement, et tout le travail qu’elle pou-vait produire aura été utilisé. On comprend, d’aprèscela, comment dans la pratique l’effet utile de ces tur-bines est de 0,00 et même quelquefois pjus.

Ces turbines constituent d'excellentes machines ;non-seulement en ce qu’elles donnent un effet utileconsidérable, et parce que leur disposition les rendtrès propres à certaines usines, notamment aux mou-liné ; mais surtout à cause de leur propriété de fonc-tionner sous l’eau. On comprend de quelle importanceest cette propriété dans un pays froid où les gelées eties crues d’eau viennent souvent arrêter les roueshydrauliques. Ces turbines, dans lesquelles l’eau agitpar sa force centrifuge, sont extrêmement légères;l’eau ne pèse pas sur l’axe, et ne fait pas naître parsuite des frottements considérables. Aussi peut-on lesfaire marcher à des vitesses très considérables, commecela doit être pour les grandes chutes. Ainsi M. Four-neyron a établi à Saint-Biaise, dans la Forêt-Noire,une turbine qui est mise en mouvement par uue chutede 10S mètres de hauteur. Cette turbine, dont le dia-mètre n’est que de 0 m ,5o, fait 2300 tours par minute,et a une force de 40 chevaux-vapeur : elle utilise les0,75 de la force de la chute.

On calcule le diamètre du cylindre par .a formule

D-|/S

Q étant le volume d’eau à dépenser par seconde et Y lavitesse due à la charge d’eau, le diamètre intérieur dela roue est d’environ O^Oi plus grand, et le diamètreextérieur les 4/3 du précédent; la hauteur de la roue socalcule d’après cela de telle sorte qu’elle puisse débiter laquantité d’eau qu’elle reçoit. Lorsque cette quantitéd’eau diminue, M. Fourneyron diminue l’ouverture descloisons directrices par un vannage vertical; mais,comme l’a fait remarquer M. Combes dans un travailremarquable sur les roues à réaction, présenté à l’Ins-titut, ce vannageest peu convenable, parce qu’il devraiten même temps diminuerlahauteurdes aubes de laroue.

Les seuls inconvénients que l’expérience ait faitreconnaître à ces turbines consistent dans l’immersiondu pivot inférieur, qu’on ne peutvisiter, et en ce que,comme nou£ venons de le dire, quand on donne troppeu d’eau, les remous qui résultent de ce que l’inter-valle compris entre les aubes n’est pas rempli d’eau àla même vitesse, diminuent l’effet utile.

La fig. 1228 bis montre la disposition adoptée parM. Fontaine pour placer le pivot hors de l’eau, surl’extrémité d’une tige cylindrique fixe; l’eau au lieud’entrer par le centre, entre par une ouverture annu-laire dans laquelle se trouve des directrices qui fontl'effet de vannes multipliées qui inclinent les filets li-quides et assurent un rendement avantageux, malgréles variations de la quantité d’eau débitée par seconde.

Hydropneumatisation . La fig. 1228 bi* représente uneturbine construite par MM. Callon et Girard, pour diminuer par de l’air la résistance que l’eau oppose au I

mouvement, et à laquelle ils appliquent une idée fortingénieuse due à ce dernier, idée analogue au systèmoproposé par M. Laboulaye à l’article bateau a va-peur.

1228 bit.

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A l’aide d’un tuyau qui débouche d’une part à l’airlibre et de l’autre à la partie inférieure d’une caissequi enveloppe librement l’ensemble de la turbine, etd’une petite pompe ou d’un soufflet, on chasse del’air dans cette partie. L’air restant ainsi au-dessusde l’eau, ne pouvant s’échapper, les frottements de lacouronne contre l’eau disparaissent; la roue est pourainsi dire dénoyée et la résistance passive résultant dutraitement de l’eau, notable à de grandes vitesses, sup-primée. Par le même système, M. Giraud construitdes barrages très légers qui s’élèvent et s’abaissentscion qu’on insuffle de l’air où qu’on le laisse échap-per. Le barrage s’élève ou s’abaisse en raison de seavariations de densité par rapport à l’eau, ainsi obte-nues.

1228 ter .

Turbine Jonval. Les fig. 1228 ter et 1228 qualer re-présentent la turbine Kœchlin ou plutôt Jonval. Onvoit que l’appareil moteur se compose de palettes çour-

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