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acide HYDROCHLORIQUE.

acide HYDROCHLORIQUE.

cylindre le sel marin et enlever les résidus. Ces disquesqui ferment ainsi les ouvertures des cylindres sont éga-lement en fonte de 0",03 d'épaisseur ; ils sont munisdune poignée extérieure c venue à la fonte t et portentà leur partie supérieure un bout de tuyau d qui sert àfixer une allonge en grès au disque du fond, et à intro-duire lacide sulfurique de lautre côté.

Les cylindres sont placés deux à deux dans des four-neaux distincts, mais réunis en un seul massif etnayant quune seule cheminée. Le plus souvent on réu-nit dans le même massif trois appareils dont on faitquelquefois communiquer les cheminées comme lin-diquent les fîg. 1237 et -1238. Dans la constructionde ces appareils, il faut sarranger de telle manière,que les cylindres soient sur toute leur surface en con-tact immédiat avec la flamme qui circule tout autour,pour que tous les points du métal soient égalementchauffés, afin de rendre les dilatations uniformes etéviter les ruptures.

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Tous- les joints de lappareil producteur étant bienlûtes avec de largile mêlée de Crottin de cheval et re-couverte de terre franche, le bout antérieur seul étantouvert, on charge à la pelle le sel marin, on adapteensuite lobturateur B (Hg. 4233 et 4236), puis on in-troduit dans son ouverture dun entonnoir courbe C enplomb, à laide duquel on verse lacide dans le cylindre.Cela fait, on retire lentonnoir et on bouche louvertureavec un tampon eti grès quon lute avec soin. Le feuest mis alors au foyer D, on a soin de ne laugmenterque peu à peu. On emploie, de préférence à la houille,de la tourbe et du bois qui donnent une températurepins uniforme dans toutes les parties des cylindres.

Laréaction sopère peu à peu et lacide hydrochloriquequi sc dégage par les allonges o, a' ; entraine avec lui unpeu de vapeur aqueuse; ces gaz rencontrent dans chaquevase de condensation de leau à une température plus

basse que la leur, aussi se condcusent-ils rapidement.Lorsquil ne se dégage plus rien, quoique la tempéra-ture des cylindres soit au ronge-brun, on enlève lesdisques B, B, qui bouchent lentrée des cylindres, eton ôte le sulfate desoude avec des pinces, pour rechargerde nouveau lappareil et recommencer une autre opé-ration.

Les appareils de condensation se composent de bon-bonnes en grès. Chaque cylindre, comme lindique lafig. 4236, est réuni par une allonge avec une bou-teille à deux tubulures servant à laver le gaz qui sedégage ; chacune des bonbonnes de lavage communiquepar un tube recourbé avec une seconde bonbonne serendent les gaz non condensés dans la première. Toutesles secondes bonbpnnes communiquent entre elles, et lesgaz non dissous dans cette rangée de bouteilles, serendent dans une autre rangée semblable, jusquà en-tière dissolution. Afih de mieux condenser lacide hydro-chlorique, on fait quelquefois plonger les premièresbouteilles dans un bassin plein duneeau qui se renouvelle continuelle-ment; cette disposition est mau-vaise, car la dissolution acide obte-nue dans ces bouteilles est la plusimpure, et les gaz qui y arriventétant très chauds.il pourrait y avoirrupture des bonbonnes. Il seraitde beaucoup préférable de refroidirla seconde rangée de bouteillesse condense lacide hydrochlorique leplus pur ; celui dissous dans les la-veurs contenant toujours du per-chlorure de fer qui colore en jaunesa dissolution, de lacide sulfuriqueet du sulfate de soude.

Une fois que les bonbonnes sontsaturées, il faut les remplacer pardautres à moitié pleines deau, deun dérangement continuel qui nécessite beaucoup demain-dœuvre. Po< r éviter cet inconvénient on a essayélemploi de condenseurs fixes formés dune double ran-gée de bonbonnes, comme dans les condenseurs or-dinaires, le gaz passe sans pression : chaque bouteilleporte a sa partie inférieure une tubulure ordinaire garniedun bouchon en liège, ou mieux, dun robinet en grès.Une gouttière en bois bituminé, à laquelle on donne unelégère pente, se trouve emre les deux rangées de bou-teilles, de telle manière quon peut y faire couler le li-quide de chacune delles pour le recueillir dans un ré-servoir. Quand lune des bonbonnes est saturée, on lavide par louverture inférieure, et on remplace le liquideacide par de leau pure quon introduit par une tubulurelibre qui se trouve au sommet de la bouteille,, et quonbouche ensuite soigneusement. Par cette disposition onna pas besoin de luter et déluter continuellement lesjoints, aussi les fait-on dune manière plus solide enemployant le soufre fondu quon recouvre, quand ilsest solidifié, dune couche dargile broyée avec delhuile de lin lithargirée.

Ce nouvel appareil de condensation nécessite des bon-bonnes plus coûteuses, en raison de leur plus grandnombre de tubulures ; en outre, pendant la vidange, lacoulotte en bois qui reçoit lacide concentré, nétantpas fermée, il se dégage des torrents de vapeurs acidesqui gênent les ouvriers et incommodent le voisinage.Il serait bon de remplacer la conduite en bois goudronnépar une rigole en grès qui ne serait pas attaquée par la-cide, si toutefois on ne préférait la supprimer et souti-rer directement lacide concentré de chaque bonbonnedans une tourie demballage. On a essayé, dans ces der-niers temps, un appareil de condensation stable et mé-thodique, dans lequel les gaz marchaient en sens con-traire de loau. Cette disposition représentée fig. 4239

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