Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

avide HYDROCHLORIQUE.

HYDROGÈNE.

est vrai qualors lattaque du sel est moins complète,mais cet inconvénient nest pas grave, car le sulfate de

4243.

soude, résidu des opérations, est employé pour la pré-paration de la soude salée , dite des blanchisseurs, ce quifait quon emploie, même avec intention, nn excès desel marin.

Dans chaque cylindre, on met 460 kilogr. de sel, et4 30 kilogr. dacide sulfurique à 66® Beaumé. On ob-tient de 400 parties de sel, 430 p. dacide hydrochlo-rique, ce qui fait à peu prè9 39 p. dacide gazeux ;comme, dun autre côté, le sel, livré aux fabricants, con-tient des matières étrangères et un peu deau, il ne re-présente que 9,95 de sel pur, qui équivalent à 43 p. 4 00dacide réel : on en obtient 39; il nest donc guère possi-ble en grand, darriver à un résultat plus avantageux.

Il est utile de remarquer que le sel marin, qui setrouve en cubes juxtaposés, présentant des lamellesentre lesquelles se trouvent des vides nombreux, est,par cette raison, facilement attaquable par lacide sul-furique : il nen est point ainsi du sel gemme, qui, dansles mêmes circonstances, se décompose fort mal, mêmequand il est en poudre, aussi ne rend-il que les 2/3 deson équivalent dacide hydrochlorique, en même tempsquune partie de lacide sulfurique passe, en distillant,dans les condenseurs.

Pour éviter cette double perte, on trouve quil estavantageux, quand on est forcé demployer le selgemme, pour la production de lacide hydrochlorique,de le dissoudre, et demployer dans ce but, les disso-lutions concentrées.

Nous terminerons ce que nous avions à dire surlacide hydrochlorique en rappelant brièvement sesprincipales applications.

Cet acide sert à la préparation du chlore, à celle deschlorures décolorants et désinfectants; lextraction dela gélatine des os en consomme dénormes quantités;la fabrication du sel ammoniac et celle du protochlo-rure détain lutilisent également. Enfin , la prépara-tion de leau régale, la destruction des incrustationscalcaires qui se déposent dans les conduites de distri-bution des eaux calcaires, et la fabrication des eauxgazeuses, en emploient aussi de notables quantités.

f. en. KXAB.

acide HYDRO-FLUORIQUE. Voyez fluorures.

acide HYDRO-SULFURIQUE. Voyez hydro-oène sulfuré.

HYDROGÈNE ( angl . hydrogen, ail. wasserstoff ).Corps simple gazeux, lun des principes constituantsde leau. Il est inodore, incolore, insoluble dans leau,

très inflammable, et lorsquil est pur il brûle dans lairou loxygène, avec une flamme bleuâtre très pâle, endonnant de leau. Sa densité est de 0,0688 ou 4 fi 4 en-viron de celle de lair, ce qui la fait employer pourgonfler les aérostats. On le prépare en décomposantleau et en la faisant passer en vapeur sur de la tour-nure de fer chauffée au rouge qui absorbe loxygènepour former de loxyde de fer magnétique, ou, le plussouvent, en faisant réagir un acide étendu deau surun métal facilement oxydable. On emploie ordinaire-ment de lacide sulfurique étendu et de la grenaille dezinc ou du fer ; laffinité de lacide pour loxyde métal-lique détermine la décomposition dune certaine quan-tité deau dont loxygène se porte sur le métal pourformer un oxyde qui se combine avec lacide en don-nant un sel, tandis que lhydrogène mis en liberté sedégage.

Lhydrogène, en se combinant avec d'autres corpssimples, donne naissance à une classe très importautedacides dits htdracides. ,

HYDROGÈNE CARBONE. On distingue un grandnombre de combinaisons de lhydrogène avec le car-bone, telles sont beaucoup dhuiles essentielles, etc. ;nous ne parlerons ici que des deux plus importants,Vhydrogène proto-carboné ou gas des marais et Vhydro-gène bi-carboné, qui sont tous deux gazeux.

Hydrogène prolo-carbonc. Gaz incolore, insipide, in-soluble dans leau, et brûlant avec une flamme jau-nâtre ; sa densité rr 0,559. Il se dégage des marais oueaux stagnautes lorsquon en remue la vase. Il senforme une grande quantité par la distillation de lahouille, et en général des matières organiques, et ilconstitue en majeure partie le gaz déclairage. Il so dé-gage même souvent, à la température ordinaire, danslintérieur des mines de houille, il est connu sous lenom de gmou, et en se mêlant à lair donne quelque-fois lieu à des mélanges explosifs dont linflammationproduit de terribles désastres. Voyez houille et

LAMPE DE SURETE.

Hydrogène bi-carboné. Gaz incolore, dune odeur em-pyreumatique, très peu soluble dans leau, inflammableet brûlant avec une flamme blanche fuligineuse. Sadensité est de 0,986. Oi? le prépare en chauffant en-semble 4 partie dalcool et 4 p. dacide sulfurique con-centré, puis purifiant le gaz qui se dégage en lagitantsuccessivement avec une dissolution de potasse, de lal-cool faible et de leau.

HYDROGÈNE SULFCRÈ. Gaz non permanent,incolore, dune saveur et d'une odeur fétide tout à fai:les mêmes que celles des oeufs pourris. Sa densité =4,4942. Il est inflammable et brûle avec une belleflamme bleue; il est très délétère. Lorsquon le mêleavec la moitié de son volume dacide sulfureux, surtouten présence de leau, ces deux gaz se détruisent com-plètement, et il se forme de leau et du soufre. Il estsoluble dans leau qui en dissout trois fois son vo-lume.

Le chlore, liode et le brome, le décomposent sponta-nément en donnant lieu à un dépôt de soufre et à laformation dacides hydrochlorique, hydriodique et hy-dro-bromique. La meilleure manière de désinfecter lairchargé dhydrogène sulfuré est dy répandre du chlore ;cest aussi le moyen le plus sûr de rappeler a la vie lespersonnes asphyxiées par le gaz, comme cela narriveque trop souvent dans la vidange des fosses daisances.

On le prépare en décomposant un grand nombre desulfures par des acides. Le plus souvent on se sert desulfure de fer et dacide sulfurique étendu deau, ou destàfure dantimoine et dacide hydrochlorique con-centré.

HYDROGRAPHIE. Lhydrographie embrasse danrson ensemble létude de tous les faits produits par les eauxà la surface du globe.