IMPRESSION SUR ÉTOFFES.
IMPRESSION SUR ETOFFES.
La couleur est contenue dans une terrine en grès qui estposée dans une ouverture pratiquée dans la tablette E,fixée à demeure sur l'un des côtés du baquet.
Manière <ïimprimer un bloc ,—7 L'ouvrier imprimeurétend la pièce sur la table à imprimer, qu’il a rccouvcrtopréalablement, à i ou 2 centimètres du bord, d’unetoile de coton, apclée doubl er, plus large que l’étoffe àimprimer. Cette disposition est indispensable pour évi-ter que la couverture ne soit salie par la couleur qqfl’on imprime presque toujours au-delà des lisières.
Il imprime d’abord sur une feuille de papier blancpour déterminer la trace exacte de la planche, afind’obtenir un dessin qui se raccorde bien sur les deuxlisières ; il marque ensuite la ligne des points de rap-ports A, B, sur le chef de l’étoffe elle-même, en seservant d’une règle et d’un crayon ou d’une pointe àtracer. Nous supposons, par exemple, qu’il faille troiscoups ou trois mains pour remplir l’étoffe.
Lo tireur étend très uniment la couleur sur le châs-sis, en promenant plusieurs fois les brosses sur le drap,en avant et eu arrière, puis de gauche à droite, et réci-proquement, de manière à former des traces ou lignesde couleurs qui se coupent à angles droits.
L’imprimeur pose la planche dans le châssis qui estplacé derrière lui ou à sa droite, puis il la retournelestement entre ses doigts pour prendre du mordant uueseconde fois. Cette méthode a aussi un autre but, celuide distribuer plus également le mordant sur la planche;il porte aussitôt la planche sur la toile, eu appliquantles deux points de repères ca sur la ligne de rapport AB,comme la figure l'indique. Il frappe dessus avec unmarteau ou maillet garni en plomb.
Il prend de nouveau le mordant sur le châssis, et faittomber, par le deuxième coup de planche, les picotssur bd, et la planche marque sur l’étoffe l’empreinte6, d, 6’, d\
Il prend encore do la couleur pour le troisième coup,et applique les picots c a surd’ 6’, et forme une troisièmeempreinte d, b, d \ b”.
La première rangée étant finie, il en recommenceune seconde en recouvrant, par lo quatrième coup deplanche, les picots crfpur ceux a b, e. formant l’em-preinte a^fb'yc'fd'; puis, par uu cinquième coup deplanche, il reporte les picots par 6 b” sur ceux dd", etforme l’empreinte 6’, d\ c”, d". Il revient ensuite à lapartie comprise entre la ligne de rapport AB et lalisière, et il pose les picots d'b‘ sur ceux c’ a\
Il recommence une troisième rangée de la même ma-nière qu’il a exécuté la deuxième rangée, et ainsi desuite.
Lorsque toute l'étendue de la table est imprimée,Timprimeur déroule la bobine E, tire lVtoffe impriméevers le quatrième rouleau d’en haut F ; il étend ensuiteune nouvelle portion de l’étoffe qui n’est pas imprimée,et il procède pour l’impression comme nous l’avons in-diqué.
La pièce étant imprimée entièrement avec un premiermordant, par exemple de première main et séchée demême, on procède, s’il y a lieu, à l’application d’un se-cond mordant, puis d’un troisième et jamais plus. Nousavons déjà dit, en traitant de la gravure sur blocs, queles planches de rentrures portent des picots qui doiventcoïncider avec ceux de la première planche dite d’im-pression. Il suffit donc de faire tomber, en imprimant,les picots de rapports des planches de rentrures surceux de la première planche d’impression. Si l’impres-sion a été bien faite, le dernier coup de planche recou-vrira et cachera tous les picots do rapports qui se pren-uent ordinairement dans le dessin même.
Impression par la planche-plate. — Nous Redonne-rons pas la description détaillée de la planche • plate quine diffère, d’ailleurs, de la machine à imprimer aurouleau, que par la forme de la planche gravée qui est
1 plate, et par le mode d’étendre la couleur sur cetteplanche. Du reste, l'impression s’exécute à la maniéréusitée pour l’impression en taiile-douce.
On prend la couleur, à l’aide d’une brosse en poils desanglier, dans une bassine en cuivre placée un peu au-dessous du chariot sur lequel repose la planche gravée,et on l’étend avec célérité sur la planche gravée.On pousse aussitôt le chariot sous le rouleau de pres-sion ; et, dans ce mouvement, la planche est essuyée parune lame d’acier ou docteur, qui enlève toute la couleur,à l’exception de celle qui remplit les creux de la gra-vure.
Impression au rouleau, — Comme nous l’avons ditdans l’historique, on doit à Bonvalet la première idéed’imprimer l?s étoffes de laine au rouleau, vers 4755 ;cette méthode a été étendue depuis, à l’impression detoutes les étoffes, et singulièrement perfectionnée parOberkampf, N. Hobson, etc. La fïg. 12d8 représentela coupe verticale d’une machine à imprimer uu rouleauà une seule coulpur, sans le bâti et les acc> ssoires.
A t cylindre gravé, main-tenu par son axe daus unepo-ition horizontale.
B, cylindre de pression enfonte de fer dont la moitié dela circonférence est envelop-pée par un drap sans fin d ,afin de donner un léger degréd’élasticité à la pression. Cedrap sans fin est recouvert,eu outre, par une toile sansfin, appelée doublier, qui cir-cule avec lui, suivant la di-rection de la flèche et le ga-rantit de l’impression descouleurs.
On rend considérable lapression du cylindre, nu moyen de leviers appuyantsur son axe et auxquels on suspend des poids.
C, cylindre en cuivre, recouvert en drap. Il rouledans l’auge en cuivre D qui contient la couleur, et latransmet au cylindre gravé A.
6, racle ou docteur en acier fondu, maintenue danstoute sa longueur daus une pince à vis, au moyen delaquelle et des vis de pression, on la fait appuyercontre le cylindre gravé, en même temps qu’on luidonne, dans le sens de sa longueur, uu mouvement deva-et-vient. »
c, autre racle semblable à la première, mais placée.derrière le cylindre, où elle n’a d’autre fonctiou que dole débarrasser des filaments qu'il entraîne quelque-fois avec lui, et qui viendraient se mêler à la couleur.
On conçoit aisément le jeu de la machine qui est miseen mouvement par une force mécanique.
La pièce de toile à imprimer, à chaque bout de la-quelle on a cousu une vieille toile, est enroulée sur unebobine, comme nous nous l’avons déjà dit ; on posecette bobine au point d , en arrière des- cylindres; onengage uu bout de la vieille toile cousue avec la pièce,entre les cylindres A, B j suivant la direction indiquéepur la flèche; et on l’accroche à une tringle eu bois de lalargeur de la pièce ; cette tringle est maintenue hori-zontalement et parallèlement aux cylindres, par uneficelle qui entraîne la pièce verticalement, lorsque lamachiue est mise en mouvement; alors, la toile presséeentre les deux cylindres A, B, vient successivement sufaire imprimer eu dessous par le cylindre gravé A, dontles creux sont remplis de la couleur qui est fournie parle cylindre C, qui trempe continuellement dans l’auge D.
La toile monte verticalement et se dessèche en mêmetemps sur un appareil à vapeur, composé d’une série decylindres horizontaux et creux, qui sont disposés derrière le drap sans fin.