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IMPRESSION SUR ÉTOFFES.

IMPRESSION SUR ETOFFES.

pin h clie : il en résulte que les parties les plus saillan-tes'de la planche gravée et sculptée repoussent, parl'effet de la pression, la couleur qui rentre dans le tissu,et qui sort même par l’envers, et comme la couleur pé-nètre dans l’épaisseur du tissu d’autant plus qu’elle estplus fortement pressée, il s’ensuit que les endroits dudessin sur lesquels la pression de la planche doit s’exer-cer davantage, perdent de leur teinte du côté de l’en-droit de l’étoffe , et que l’envers s’empare et se colorede la couleur repoussée plus ou moins fortement. Onconçoit facilement que par suite de cet effet la dégra-dation des teintes dépendra uniquement de la forme dela gravure et de la sculpture qui seront pratiquées surla planche gravée et sculptée, et que si l’on veut, parexemple, représenter par l’impression un cylindre vuextérieurement, il suffira de graver et desculpter sur la planche la forme d’un cy-lindre creux ; et comme il en serait demême de toutes autres figures, il s’ensuitqu’en gravant et en sculptant sur la plan-che un dessin aussi compliqué et aussi dé-licat qu’on voudra, l’impression rendra,avec ia plus grande exactitude, la contre-partie de ce dessin, dans lequel les dégra-dations de teintes seront d’autant plus par-faites que la gravure et la sculpture sur laplanche seront mieux faites.

Impressions à plusieurs couleurs avec dé-gradation de teintes par les mêmes. — L’itn-pressiou à plusieurs couleurs avec dégra-dations de teintes s’obtient absolument dela même manière que l’impression à uneseule couleur ; seulement, il faut avoir soind’appliquer d’abord, à l’aide d’une seuleou de plusieurs planches plates disposéesconvenablement, autant de teintes uniesqu’on veut mettre de couleurs dans ledessin, et dont chacune doit être de lacouleur la plus foncée de toutes celles quidoivent exister dans l’impression pour lamême couleur. Toutes ces teintes uniesétant appliquées chacune à l’endroit du des-sin qu'elle doit occuper, on pose la planchesur laquelle le dessin tout entier se trouvegravé et sculpté, et l’on obtient, par l’effetde la pression, une impression qui repré-sente parfaitement le sujet qu’on a voulureprésenter, ec dans laquelle les teintesplates et les teintes fondues ont pris, danschacune des couleurs qu’on a employées,le degré de nuance qu’on a voulu leur don-ner. Il est à remarquer que. dans les im-pressions à plusieurs couleurs, on pourra,avant d’appiiquer la planche gravée et sculptée, poser,avec des planches unies, des teintes plates sur d’autresteintes également plates qui auraient déjà été appli-quées, et qu’on aurait laissé sécher; ces secondesteintes plates appliquées, en totalité ou en partie, surd’autres teintes de différentes couleurs, offriront, lorsde la pression sur la planche gravée et sculptée, desteintes transparentes de diverses nuances.

Appareils pour rongeants . La fig. 4*268 représenteune presse hydraulique (de M. Montheith de Glascow)vue de face, en élévation. A, est le sommet ou l’en-tablement; B, B, les pilastres ou jumelles; C, le cha-peau auquel est attaché la planche supérieure; D, leplateau mobile; E, le cylindre ou corps de pompe;F, le sommier de la presse; G, un réservoir plein d’eau,dans lequel tombe l’étoffe en sortant de la presse;H, récipient contenant la liqueur décolorante.

a, a, tuyaux qui conduisent l’eau sur le tissu;b, tuyau à air ; c, robinet qui permet à la liqueur depasser du réservoir H sur le tissu ; d , d f tubes de verre

gradués pour indiquer la hauteur de la liqueur dans lerécipient ; e, e, robinets de verre pour admettre la li-queur dans le récipient; f, f, robinets d’introduction del’eau; g, g, les planches en plomb découpées suivantles contours du dessin que l’on veut réserver en blanc ;à, à, rouleaux placés en avant de la presse, et entre les-quels l’étoffe est pressée, après avoir été soumise àl’action de la liqueur, pour tomber ensuite dans le ré-servoir G; i, t, tuyaux de décharge pour l’eau et la li-queur; K, robinet pour remplir d’eau le réservoir G;

l, tuyau qui conduit la liqueur dans le réservoir H ;

m, m, repères adaptés à chaque angle du plateau supé-rieur, et dans lesquels s’engagent des broches fixéessur les planches inférieures ; t», n, vis pour régler la par-faite horizontalité des planches de plomb, de manière

à ce qu’elles correspondent exactement l’tme avecl’autre.

On réunit habituellement plusieurs presses semblablespour éviter toute perte de temps ; et la machine à va-peur qui les fait mouvoir peut agir successivement surchacune à l’aide de deux pompes différentes.

La presse est mue par deux pompes, afin d’éviter lespertes de temps et remplir rapidement le corps de lapresse ; le piston duplus gros cylindre, de 22 centimètresde diamètre, a une course de 70 centimètres ; sa tigepasse dans une boîte à étoupes, et il est mû par uneforce équivalente à 5,000 kilogr. ; le piston du secondcylindre n’a que 2 centimètres 4/2 de diamètre; il estégalement mû par une force de 5,000 kilogr.; et sacourse est aussi de 70 centimètres.

Les pistons étant au bas de leur course, on faitagir, au moyen de la machine à vapeur, de petitespompes foulantes, dont deux servent à élever le grandpiston, et deux autres le petit piston. Aussitôt, il s’in-troduit dans les tuyaux une quantité d’eau assez cou-