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IMPRESSION SUR ÉTOFFES.

IMPRESSION SUR ETOFFES.

sidérable pour que les pistons arrivent à leur point leplus élevé : alors ils sont disposés pour faire agir lapresse hydraulique. La pression hydrostatique se com-munique par des tuyaux en cuivre d’un petit calibresitués au-dessous du plancher, et d’une épaisseur suffi-sante pour résister à la pression.

Cette presse est munie de robinets : l’un ouvre la com-munication entre le grand tuyau et le corps de pompede la presse; l'autre établit la communication avecle petit tuyau. Le premier permet d’élever le plateaumobile, et de le mettre en contact avec le plateau su-périeur; l’objet du second est d’opérer la pressionnécessaire ; le troisième robinet, dit de décharge , estdestiné à faire écouler l’eau quand on veut desserrer lapresse.

Douze à quatorze pièces d’étoffe, préalablementteintes en rouge d’Andrinople, sont étendues et pliéesl’une sur l’autre, aussi également que possible, à l'aided’une machine appropriée à cet usage. Les pièces sontensuite enroulées sur un tambour en bois, placé der-rière la presse. On place une certaine portion despièces enroulées sur la planche inférieure, et on fixedes crochets aux deux lisières. On ouvre ensnite lerobinet communiquant avec le grand tuyau; l’eau, enpénétrant dans le corps de pompe, élève aussitôt leplateau mobile du dessous, de manière que l’étoffedont elle est chargée s’applique exactement contre laplanche supérieure, puis on ferme ce robinet, et onouvre le second ; le poids de 5,000 kilogr. que porte lepetit piston du tuyau, étant multiplié par le rapportde la sectiou du cylindre de la presse et la surface dupetit piston donnerait la mesure de la pression énormeavec laquelle l'étoffe est comprimée contre les planchesde métal.

L’opération suivante consiste à faire arriver surl’étoffe la liqueur destinée à enlever la couleur. Cetteliqueur, composée de chlore liquide, qu’on obtient enajoutant à une solution de chlorure de chaux d'unepesanteur spécifique de 4,010 un centième de sonpoids d’acide sulfurique à 4,846 de densité, est tenuedans un grand récipieut placé dans une pièce conti-guë, d’où elle est amenée dans de petits réservoirs deplomb H.

A mesure que la liqueur sort du réservoir en plomb,elle passe, en traversant les figures découpées, dans lesplanches supérieures, sur l’étoffe qu’elle pénètre, etdont elle enlève la couleur rouge ; de là elle se rend parles trous de la planche inférieure dans le tuyau dedécharge.

Immédiatement après le passage de la liqueur, onlaisse arriver sur l’étoffe de l’eau, qui enlève le chlorequi y adhère encore, et empêche en même temps son ac-tion corrosive. Si on négligeait cette précaution,il arriverait qu’en desserrant la presse, le contourdu dessin serait inégal et que l’étoffe se trouveraitaltérée. On peut faciliter le passage de la liqueurainsi que de l’eau à travers l’étoffe, au moyend’un appareil pneumatique ou d’une machine souf- m ry.fiante, composée d’un grand gazomètre, d’où l’air, LEsoumis à une pression modérée, s’échappe et agitdans la direction des liquides entre les plancheset l’étoffe. En tournant le robinet à air, l’ou-vrier peut aussi s’assurer de l’égalité de la dis-tribution de la liqueur décolorante sur tous lesvides de la planche supérieure. Lorsque les com-mandes sont nombreuses et pressées, on se sertfréquemment de l’appareil à air, parce qu’il per-met a l’ouvrier dédoubler son travail.

Le temps nécessaire pour opérer l’enlevage dans lapremière presse, suffit aux ouvriers qui ont aidé à char-ger pour mettre en jeu d’autres presses. Celui qui estchargé de l’enlevage passe ainsi d’une presse à l’autre,il introduit la liqueur, l’air et l’eau, et il est suivi, à des

intervalles réguliers, par les autres ouvriers qui des-serrent les presses, disposent sur les planches une nou-velle couche d’étoffe, et opèrent ensuite la pression.Toute l’opération dure 40 minutes seulement, tempspendant lequel 224 mouchoirs (16X^) sont décolo-rés.

La quantité d’étoffe enroulée sur le tambour est suc-cessivement déroulée pour être soumise au même trai-tement.

En sortant de la presse, elle passe entre deux rou-leaux à h, placés en avant, et de là elle plonge dans unréservoir d’eau disposé au dessous; finalement, ou latransporte à la blanchisserie, où les blancs réservésacquièrent encore plus d’éclat.

Préparation des planches de plomb. —Les planches deplomb destinées à produire les dessins réservés en blancsur l’étoffe sont préparées de la manière suivante. Onfixe solidement dans un châssis de fonte de fer à jour,de 2 centimètres d’épaisseur, à l’aide de vis et d’écrous,une planche de plomb de 45 millimètres environ d'é-paisseur; on soude sur les bords de ce châssis unefeuille mince de plomb, qui doit recouvrir toute la sur-face extérieure , afin que le fer ne soit point en contactni avec l’étoffe, ni avec la liqueur. On forme ainsi uneespèce de bassine de 2 centimètres de profondeur, quisert à retenir la liqueur. On soude ensuite au fond decette bassine une seconde feuille mince de plomb. Lesfeuilles de plomb seront parfaitement planes et unies,ce qu’on obtiendra, en les battant d’abord à coups demarteau sur une table de pierre bien lisse, et en lesfinissant ensuite avec un rabot. On décalque sur cettefeuille de plomb par les méthodes que nous avons déjàindiquées, page 4 223, le dessin qu'on veut produire, eton le remet à l’ouvrier chargé de le découper à jour.Celui-ci procède à cette opération avec les petits outilsgénéralement en usage parmi les graveurs sur bois. 11coupe perpendiculairement à travers la feuille même.Les morceaux de plomb, découpés par l’outil tranchant,sont aisément enlevés ; et c'est ainsi que se forment lesvides qui produisent les figures blanches sur le tissurouge. On pratique au fond de ces vides et à travers lesplanches épaisses de plomb, un nombre suffisant depetits trous, à travers lesquels la liqueur décolorantepasse sur l’étoffe. Une des planches étant ainsi préparée,on en tire uiïe épreuve qui est décalquée sur l’autreplanche, laquelle est découpée de la même manière.

Tireur mécanique à mouvement continu pour l’impres-sion à la tnain. — M. Hudson de Galle a pris une pa-tente en Angleterre, au mois de décembrel834, et unbrevet d’importation en France , le 6 novembre 4835,pour cet appareil, qui doit remplacer le tireur dansl’impressiou à la main.

D’après l’inspection de la fig. 4269, il est facile decomprendre' que le tireur de M. Hudson n’est autrechose qu’un drap sans fin tournant sur un baquetrempli de fausse couleur.

o, caisse de fonte de 35 centimètres de largeur sur50 centimètres de longueur et 10 centimètres de pro-