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IMPRESSION SUR ETOFFES.

IMPRESSION SUR ÉTOFFES.

Sur le feutre, on réapplique certaines couleurs trois,quatre et cinq fois j mais, pour obteuir sur le feutre oule drap des dessins bien fournis de couleurs, il est con-venable d’imprimer la première fois avec une couleurplus claire, et en appuyant légèrement la planche surle tissu ; puis on frappe le second coup plus fortement ;enfin, on imprime la troisième fois avec une couleurplus forte.

QUELQUES FABRICATIONS SPÉCIALES.

Conversion opérée mécaniquement. On appelle ainsiun changement de teinte produit par l’application surune teinte plate, obtenue à l’aide d’une planche platecomprenant tout le coutour du dessin, d’uue planchegravée chargée d’une solution gommeuse fortementfrappée. La couleur déposée en premier est forcée des’enfoncer dans les pores de l'étoffe et diminue d’in-tensité. Ce genre a pris le nom de frappé.

Conversion opérée chimiquement. Toutes les fois quedeux sels d’alumine ou deux sels de fer sont mélangés,et que l’un des deux seulement est apte à céder parlui-même sa base à la libre, on a un moyen sûr de dé-velopper des effets de double teinte. Il suffit d’impri-mer sur le tissu un tel mélange et de recouvrir les pointsqu’on veut rendre plus foncés d’un agent propre à dé-terminer la fixation de celui des deux sels qui n’aban-donne sa base que par l’intervention d’un intermédiaireque M. Persoz appelle blanc conversion. Ainsi si onimprime au rouleau des bandes en mordant rose, addi-tionné de nitrate d’alumine qui ne cède pas sa base autissu; si après cette impression on s’était contenté delaver et de teindre, on aurait obtenu une bande rose decouleur uniforme. Mais si avec un autre rouleau ourecouvre certaines parties des bandes d’acétate de soude,on sature le nitrate et on provoque la fixation à l’étoffed'une plus grande quantité d’alumine. Bousnnt alors,leignant et dégorgeant, ou réalise une impression finrouge sur baudes roses.

Ce genre a eu un grand succès et a permis de réaliserde très beaux produits. On varie dans plusieurs fabri-ques le mode d’opérer ; ainsi souvent on se contente derendre acides les mordants ordinaires, qui ne pouvantcéder qu’une partie de leur base au tissu, sont ensuitesaturés par l’intervention d’un corps salin.

Teinture ombrée sur étoffes de laine d'après le systèmebreveté de MM. Jourdan et C*.

La pièce d’4toffe, préparée comme pour la teintureordinaire, est enroulée sur un cylindre placé à uneextrémité de la machiue. Cette machine se composed’une cuve carrée chauffée par un serpentin de va-peur, et sur laquelle il se trouve un jeu de petits cy-lindres ou molettes en étain, placés horizontalementen ligne droite, et accouplés deux par deux, l’un,supérieur, pressant de son poids sur l’inférieur.

Ce dernier est garni d’un drap et plonge à moitiédans la cuve qui contient le bain de teinture. Onplace autant de rangées de ces petits cylindres quel’on veut obtenir de rayures ombrées, et on les met1 ordinairement sur huit de profondeur.

Ces cylindres ont environ 10 centimètres de dia-mètre et 10 à 15 millimètres d’épaisseur. La laine deteinture étant au degré convenable, on engage lapièce entre les molettes inférieures et supérieures, eton commence à l’enrouler sur un second cylindreplacé à l’autre extrémité de la machine. A mesure quela pièce avance, elle fait tourner les molettes. Lesmolettes inférieures qui plongeut dans le liquide co-lorant et chaud l’apportent à l’étoffe. La molette supé-rieure qui presse dessus aide le tissu à se pénétrerde teinture, et le dirige. C'est ainsi qu’à la fois et enmême temps commencent à se former toutes les rayuresque l'ou a voulu obtenir.

Lorsque la pièce entière, quelle que soit sa longueur,

i a opéré ainsi son premier passage, il s’est formé desrayures inégales en largeur, en intensité ; mais ilfaut remarquer que cette étoffe s’est enroulée sur un; cylindre dont chaque rayure a trouvé à se superposer| sur la rayure déjà formée, et que la pression qui ré-: suite de cette superposition, la chaleur concentrée| dans l’étoffe, aident alors puissamment au développc-! ment de la capillarité et commencent a régulariser les| rayures.

Le premier cylindre abandonné par la pièce est misalors en mouvement; cette dernière repasse entre lesmolettes, se charge de nouveau de colorant, et s’en-roule dans les mêmes conditions que précédemment.

N’oublions pas que la vapeur qui se dégage de lacuve de teinture frappe l’étoffe pendant ces passagessuccessifs et concourt à l’opération, qui se terminequand les nuances ont acquis le degré d’intensitévoulu, et les rayures ombrées la largeur que l’on adésiré leur donner. Cet effet de la vapeur abrège l’opé-ration, qui sans elle demanderait un plus grandnombre de passages. Aussi, le 5 avril 1845, MM. Jour-dan ont demandé un certificat d’addition et ajouté àleur invention un réservoir plus élevé que la cuve,rempli de colorant chauffé par la vapeur, et garnid’autant de robinets qu’il y a de rangées de molettes.Les robinets s’ouvrent et se ferment tout à la fois. Ussont intérieurement garnis d’une éponge et ne laissents’échapper qu’une petite quantité de liquide quitombe sur l’étoffe, tandis que les molettes l’apportentpar dessous. Du reste, même système d’enroulemcutet passages successifs d’un cylindre sur l’autre.

Au mois de juin 1845, ils ont pris un autre certificatd’addition, et, par une nouvelle disposition des rnolettes, le partage de la cuve en deux pour la remplir dedeux bains de couleur différente, ils obtiennent desrayures à deux ou trois nuances fondues, d’un effetvraiment extraordinaire, guidés par cette idée premièreque quand une goutte de colorant tombe sur un tissu»elle s’étend et se dégrade d’elle même par la capillaritépropre aux tissus.

C’e3t de cette observation que MM. Jourdan par-tirent pour trouver un moyen quelconque de déposerle colorant sur l’étoffe en ligne droite, et qu’ils ontimaginé de faire enrouler l’étoffe chargée de colorantchaud et liquide, afin d’opérer la régularisation dol’ombre et la fixation de la couleur.

Impression des foulards. — Ancienne pratique. Lestables qui servent à l’impression de foulards sont dis-posées de manière à recevoir l’étoffe dans toute sa lar-geur. Vers la partie comprise entre le baquet et la tableest placé le rouleau sur lequel est enveloppée la pièce iiimprimer A B (fig. 1281); elle porte une rainure danstoute sa longueur. Dans cette rainure entre une ba-guette , qui sert à maintenir le chef de la pièce. La tête

1281.

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Mi l HMH* Mf* f l" tl 1 THiwij^tii^i : H H ■ JM rw H-turn.

1282 .

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B du rouleau est percéede plusieurs trous, danslesquels on passe unetige en fer pour l’arrê-ter d’une manière fixe,comme l’indique B’. Al'autre extrémité de latable, on place uu pei-gne AB (fig. 1282), qui

est maintenu dans des tasseaux; les dents du peignesont au niveau du drap. On dispose la pièce pour l'im-primer de la manière suivante : on la déroule, et l’onamène le chef sur les dents du peigne, dans lesquelleson la fait entrer en frappant légèrement dessus avec unebrosse. On tend ensuite la pièce, en serrant le rouleauque l’on fixe avec la pointe, et enfin on imprime. Ondoit faire attention, pendant le travail, à placer lesdents du peigne toujours dans l’eutre-deux de deuxfoulards.

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