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IMPRESSION SUR ETOFFES.

IMPRESSION SUR ETOFFES.

On fait scchcr les foulards pendant 24 heures, avantle fixage, que l'on exécute pendant le temps que nousavons déterminé. On les lave à l'eau courante, et ou lessèche très rapidement. On apprête les foulards desIndes ou façon des Indes, en les enroulant fermementsur un cylindre, lorsqu'ils sont encore un peu humides.Les foulards légers de Nîmes et d’Avignon sont em-pesés avec une solution légère de colle de poisson oude gomme adragante ; on les tend par leurs chefssur deux cylindres parallèles, et l'on promène dessousun fourneau allumé pour sécher rapidement l’encollageque Pon applique avec une brosse de velours de laine.

Impression sur soie par Vemploi de l’acide nitrique.Ce genre de fabrication, que l’on appelle mandarinage ,tire son nom do celui des étoffes qu’on a livréos aucommerce sous le nom de mandarin*; il repose surla propriété que possède l’acide nitrique de colorer enjaune solide les étoffes de soie et de laine. Au reste,comme nous avons décrit, plus haut, la manière deprocéder, nous parlerons seulement des appareils.

Appareil servant à la fabrication (fig. 4283). Il

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est formé d’une caisse en cuivre ABCD, dans la-quelle peut circuler de la vapeur amenée par lo con-duit I, et dont l’excès s'échappe par le tube J, ainsique la vapeur condensée. Le châssis est placé dans laboîte creuse K K. Entre les deux se trouve une plaquede cuivre L fermant la boite ; elle sert à placer les plan-ches pour les tenir chaudes. En E, H, sont des prolon-gements de la boîte dans lesquels sont placés a demeuredes vases F, G, servant à mettre la réserve.

Appareil servant à mandariner, c’est-à-dire à passerl’étoffe dans fe bain d'acide nitrique. (Fig. 4284et 1285). ABCD, auge en grès qui contient l’a-

cide nitrique ; sur les deuxcôtés de l’auge sont fixéesdeux planches, percées d'untrou, à un pouce du fond,pour recevoir le rouleau Esous lequel passe la pièce.En avant et en arrière sontplacés deux trinquets K, L;l un sert à guider la pièceà son entrée dans l’auge,l’autre sert à la guider à sasortie. Elle tombe de suitedans l'eau courante, ou à sondéfaut, dans un grand ba-quet, qui contient un mé-lange d’eau et de craie.

Impression des étoffes delaine en relief pour ameuble-ment. Nous avons dit précé-demment que l’usage desétoffes gauffrées était déjàconnu anciennement ; maisles différents tissus sur les-

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quels on imprimait étaient très légers et d’une seulecouleur. L'impression, du reste, s’exécutait alors commeaujourd’hui, soit à l’aide de différentes plaques de métal,soit à l’aido de cylindres de métal gravés en creux ou enrelief, pour produire des dessins en relief durables.On fait chauffer la plaque gravée, on l’applique surl’étoffe mouillée, que l’on presse fortement, au moyend’nnc presse à vis verticale. Par l’effet de la com-

pression et de l’humidité, il arrive que le tissu s'al-longe et s’enfonce en même temps dans les parties de laplanche qui sont gravées. La chaleur saisit l’étoffe, quiprend d'une manière invariable l’empreinte des dessinsgravés en creux.

En 4755 environ, Bonvalet imprimait de cette façonles serges d’Aumale , les pannes, les velours de laine,les camelots, les draps, etc.; il imprimait même diffé-rentes couleurs qui étaient fixées sur l’étoffe par l’actionde la chaleur.

C’est là, sans contredit, l’origine de l’impression etdu fixage des couleurs sur laine, par l'effet de l’humi-dité et de la chaleur réunies : et l’on doit s’étonner quel’action remarquable de la vapeur n’ait été appliquéeque depuis vingt années à la fabrication des étoffesimprimées.

Comme les impressions ordinaires sur étoffes, l’im-pression en relief nécessite une gravure, des couleursspéciales, et une presse ou machine à imprimer.

Nous avons donné précédemment la composition descouleurs, et il ne nous reste plus, pour compléter nosrenseignements techniques, qu'à parler des planchesgravées, et de la manière de pratiquer l’impression.

Les planches d’impression sont en laiton, plané etdressé au marteau. On les grave plus ou moins profon-dément, afin d’obtenir des reflets ou effets de lumière lesplus agréables possible. Le plus ordinairement, ces plan-ches sont gravées, de toute la largeur de l’étoffe qu’onveut imprimer. On laisse aux deux extrémités, sur lalongueur, un espace sans être gravé, de deux millimè-tres pour empêcher la couleur de baver ou couler; ainsion n’entaille jamais la bordure, on ne coupe jamais lespetites figures d’un dessin; il faut que celles-ci rentrentles unes dans les autres, pour qu’on ait un dessin courant ;parce que le raccord ne se fait pas sur la bordure, maistoujours un peu en avant.

Pour l’impression des châles et des tapis de table, ongrave une planche, qui, répétée quatre fois en carré,produit un dessin régulier sur l’étoffe.

Les dessins pour tabouret, pour siège et dossier defauteuil, pour cabas, sont gravés exactement dans leursdimensions.

En 4840,M. Pourchet, a pris un brevet pour un nou-veau système de production de gravure, et de disposi-tion de planche.

Il grave d’abord une fraction de la planche, en lachoisissant de manière à ce que les contours puissent sereplacer et former l’enchaînement du dessin désiré. Ilmoule sur cette matrice autant de planches semblablesqu’il est nécessaire pour composer une grande planche.Il ajuste avec beaucoup de précision tous les morceauxles uns à côté de$ autres ; il les soude deux à deux,puis trois à trois, quatre à quatre, etc., suivant quel’exigent le dessin et les couleurs à reproduire.

Ces soudures se pratiquent dans la longueur ou lalargeur de la planche suivant la nature du dessin ; cesmêmes soudures peuvent être faites sur toute la longueurdu joint ou par parties ; l’on peut aussi recouvrir lesjoints parde petites bandes métalliques, afin qu’ils disparaisseut entièrement lorsque le raccord du dessin est fait.

Mais ce procédé est presque aussi long et presqueaussi dispendieux que celui de graver de suite la grandeplanche.

Impression. La couleur est renfermée dans une ga-melle en grès placée sur une table à la portée de l’im-primeur ; celui-ci en prend une ou deux cuillerées surla planche gravée, et il l’étend dans les creux avec unebrosse ; il enlève ensuite l’excédant de la couleur avecune racle qu’il promène dans tous les sens, entraînantla pâte sur la planche pour la garnir entièrement.

Si l’on veut imprimer plusieurs couleurs à la fois, onles met les unes après les autres avec une spatule eubois dans les différents creux ou endroits qu’elles do'i-