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LAINES.

LAINES.

guilles et la manière de les fixer dans la machine n’of-frent rien d'important à remarquer.

Il est inutile d’ajouter autre chose à cette description,

sinon qu’il fautchauffer les pei-gnes avant de car-der la laine. Aulieu d’introduire lalaine avec la maindans le peigne infé-rieur, ileSLquelque-fois approvisionnéau moyen d’unetoile sans fin, com-me on le voit dansla fig. 1319 : cettetoile sans fin estten-due sur deux rouleaux mis en mouvement par la viesans fin et les pignons, de manière à diriger La toile et

la laine en avant.

La figure 1320 représente une légère différence dansla machine à peigner la laine ; cette différence consistedans la position des peignes, qui sont placés sur unetige on un cylindre tournant ; au bout de l'axe de ce cy-lindre est une roue dentée, qui reçoit son mouvementd’une vis sans fin placée sur une tige latérale.

L’axe du cylindre, sur lequel sont fixées les aiguilles,est monté dans un cadre mobile, afin que les pointesdes aiguilles puissent d’abord agir seulement sur le boutde la laine, et être enfin avancées, de manière à cequ’elles traversent toute la longueur des fibres ; l’avan-cement progressif de ce cadre mobile et du cylindrepeigneur est dû à la vis sans fin dont nous avons parlé,et qui se trouve sur la tige latérale.

Ces machines n’étant pas complétées, comme les pei-gneuses de Collier , par le chariot à cylindres, il faut parconséquent les débarrasser de leur laine ccepr et blouaea,et les disposer en ruban d’une longueur indéfinie, avantde les engager à la machine à laminer et à doubler.

Défeutrage . La laine étant préparée au peigne, commenous venons de l’indiquer, il faut continuer ses trans-formations jusqu’à ce qu’elle soit arrivée à l’état de filcylindrique, d’une ténuité extrême et définie à l’a-vance, d’une longueur qui n’est limitée que par l’ap-pareil sur lequel il est destiné à être enroulé, et d’unehomogénéité parfaite, présentant par conséquent lamême ténacité sur tous les points de sa longueur.

Les matières textiles ne peuvent atteindre ce butque par des préparations successives convenablementménagées, de manière à n’agir que graduellement surle ruban, qui ne peut être converti en fil parfait qu’a-près avoir passé par un certain nombre de grosseursdéterminées, allant en diminuant depuis le ruban élé-mentaire, produit après le peignage de la laine ou lecardage du coton, jusqu’au fil en fin obtenu, en géné-ral, par le métier dit Mull-Jenny.

Cette seconde espèce de préparation s’exécute au

moyen de deux paires de cylindres métalliques animésd’une vitesse différente, et entre lesquels on fait passerle ruban, qui s’y trouve légèrement comprimé par unepression qui agit sur les axes des cylindres supé-rieurs.

Le ruban engagé entre ces cylindres est obligé de semouvoir avec leur vitesse, et par conséquent de s’allon-ger , si la paire de cylindres par laquelle le rubanse dégage marche plus vite que celle par laquelle ilentre; et en répétant successivement ce travail, leruban s'étira indéfiniment, si on a soin à chaque foisd’en ajouter de nouveau, afin de le consolider et d’em-pêcher la rupture. (Voyez, pour tous les détails,Étirage de l’article coton.)

• Quoique les étirages de la laine peignée tendent aumême but que celui du coton, les machines employéesdoivent recevoir une modification basée sur les diffé-rences des caractères naturels de ces matières pre-mières.

La laine, quoique choisie pour le peigne, présentanttoujours une certaine résistance à se développer com-plètement, à cause de la tendance qu’ont les fibres àse contourner, il est important qu’elles se présententaussi droites que possible à l’action des cylindres, quidoit les Condenser dans cet état et les allonger encore ;et comme ces filaments.ont une longueur sensiblementplus grande que ceux du coton, ils pourraient se re-courber et se présenter irrégulièrement aux cylindresétircurs, s’ils n’étaient rangés convenablement, main-tenus dans cette disposition, et présentés parallèlementà l’action des cylindres étireurs.

Ce résultat s’obtient en disposant des peignes métal-liques entre les deux paires de cylindres ; ces peignes,dont la forme peut être variable suivant la dispositiondes bancs à étirer, sont aujourd’hui généralement depetits cylindres armés d’aiguilles ou broches aiguësinclinées, dont la finesse et le nombre de dents vaen augmentant, à mesure que l’opération arrive à safin, pendant que le diamètre du cylindre du peigneva, au contraire, en diminuant. Ou voit, en un mot,que la grosseur des peignes est en raison inverse dunombre et de la finesse des dents, qui sont eux-mêmesinversement proportionnels aux diamètres des rubans.

L’espacement des deux paires de cylindres, leurspression et grosseur doivent être déterminées par desconsidérations analogues à celles qui déterminent pourle travail du coton ; car, ainsi que nous venons de ledire, sauf l’emploi dn cylindre garni d’aiguilles, l’ap-pareil est semblable à celui employé dans le même butpour le coton (1 ).

La première machine dans laquelle le ruban passeaprès le peignage a reçu le nom àedéfeutreur, pour in-diquer son but qui consiste à détruire les propriétés feu-trantes de la laine, comme nous venons de l’énoncer.

A la sortie du défeutreur, le travail se continue parle passage successif de la matière dans un nombre plusou moins grand de machines à étirer, et qui ne diffè-rent entre elles que par la diminution du diamètre despeignes, l’augmentation du nombre de leurs dents etcelle de leur finesse.

Les établissements les mieux montés se seryent or-dinairement de cinq machines à étirer, garnies de sixpaires de cylindres chaque: la dernière ne servant qu’àguider le ruban à sa sortie, et à continuer son lami-nage, peut avoir la même vitesse que la seconde paire ; demanière à-ce que les quatre premiers rubans se formenten un à la sortie de la première machine ou défeutreur,

(I ) A la différence près que la môme machine à étirer nepourrait pas servir à faire des rubans de laine de plus enplus fins, comme cela pourrait au besoin avoir lieu pourle coton. Nous donnerons toutes les machines plus détail-lées dans notre ouvrage spécial sur les matières textiles.