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LAINES.

LAINES.

Les piles étant ouvertes,, la chaleur ne s’y développeque lentement et ne s’y conserve que difficilement.

Rien ne réglant le degré de foulage , l’ouvrier estobligé de sortir souvent le drap de la machine, pour levérifier et mesurer son retrait, ce qui nécessite uneintermittence fâcheuse, tant pour la perte de temps,qu’à cause du refroidissement qui en est la conséquence.L’opération ne peut se conduire que par tâtonnement,et exige, par conséquent, un foulonnier habile et expé •rimenté, si on ne veut exposer le tissu à des avariestrès préjudiciables ou à un foulage mal fait, qui dépré-cie considérablement l'étoffe.

Ce vieux systènff de moulins à fouler a d’ailleursles inconvénients de demander beaucoup d’emplacement,d’occasionner un bruit désagréable, d’exiger, par con-séquent, des frais d’entretien assez considérables etd’absorber une grande quantité de force ; sans cepen-dant pouvoir arriver à certains caractères et à ce degrédo foulage très recherché pour bien des articles, et sur-tout pour la draperie fine.

C’est pour chercher à obvier à tous ces inconvé-nients, qu’on fait, depuis quelques années, l’essai denouveaux systèmes de machines à fouler qui com-mencent à se propager.

chine par laquelle le drap sort après être foulé. Cesdeux vues suffisent pour faire saisir le principe de lamachine.

On voit que la machine se compose de quatre cylin-dres n, n\ f, f, ou poulies à gorges qui ont leurs axeshorizontaux et superposés deux à deux comme des cy-lindres de laminoirs, et de deux cylindres verticaux g’, g,renflés par leur milieu et disposés sur le devant de lamachine*, ces six cylindres sont contenus dans une caisseen fonte parfaitement fermée. Les cylindres horizontauxet verticaux sont soumis à des pressions qui agissent, lespremiers par l’entremise des leviers verticaux j, k, dontla partie supérieure est percée pour recevoir un levier ho-rizontal auquel est fixé un poids que l’on peut fairegliscer de.manière à faire varier le bras du levier.

Le poids * sur les cylindres verticaux agit par l’en-tremise des leviers tu; on peut également diminuer ouaugmenter ce poids.

Le foulage s’opère en introduisant le drap entre lespoulies à gorge, après l’avoir fait passer sur les petitsrouleaux- guides y, y , puis on réunit les deux extrémitésque l’on coud ensemble, de manière à former une espècede «chaîne sans fin; cela fait, on met la machine en

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1329 .

Ces machines ont des avantages évidents sur cellesque nous venons de décrire; plusieurs systèmes diffé-rents ont été proposés; nous ne parlerons que de ceuxqui ont été sérieusement adoptés par la pratique.

La première de ces machines nous vient d’Angle-terre; elle fut importée vers l’année 4838, par MM. Hallfils, Powels et Scott, de Rouen . *

Lafîg. 4329 représente l’élévation dans-le sens de lalongueur de la machine ; la fig. 4 330 une coupe trans-versale, et la fig. 4334 la face antérieure de la ma-

mouvement au moyen de la poulie de commande e fixéesur l’arbre b.

Le drap replié sur lui-même, de manière à pouvoirpasser entre les gorges des poulies, est entraîné par elleset se trouve foulé sur la largeur par un véritable lami-nage opéré par les pressions qui agissent sur les poulieshorizontales, pendant que sa longueur est foulée parun frottement de roulement qu’il éprouve entre les cy-lindres verticaux g, g\ lors de son passage.

On voit que cette machine obvie en effet aux prin-