LAINES.
LAINES.
et les deux autres vers ses extrémités. On peut juger deleurs dimensions par la figure.
Ces côtés sont formés de feuilles de fer courbées, enforme de gouttière (tig. 4335), mais arrondies au boutet chacun d’eux est tixé aux trois jantes des croisil-lons par trois boulons à. La partie élastique de laplaque de fer permet de les ajuster assez bien, pour queleurs portions plates, les plus éloignées du centre puis-sent presque s étendre sur une surface cylindrique dontl’axe coïnciderait avec celui de l’arbre F
Entre les seize côtés, il y a seize intervalles qui cor-respondent aux seize cavités de chacun des croisillons.Dans ces intervalles sont ajustés, avec les précautionsconvenables, seize cadres portant les chardons qui doi-vent agir sur le drap ; ils sont disposés de la manièresuivante :
Chacun d’eux a la forme d’un rectangle, d’une lon-gueur égale à celle du tambour, mais d’une largeurseulement assez grande pour contenir deux têtes dechardon placées bout à bout, formant ainsi deux rangs
1336.
k rfp 8 ^- u ,
I
1338.
Ttrmnnmnnr
de chardons parallèles dans toute la longueur. La6g. 1338 représente une portion du cadre.
Le large côté I, contre lequel posent les extrémitéssupérieures des chardons, est creusé en demi-cylindre,et son côté opposé est fendu dans toute son • étendue,pour recevoir les queues des chardons qui y sout pla-cées et comprimées.
Il y a de plus des traverses t qui servent à maintenirles côtés du cadre I, à une distance invariable, et à for-mer de petits compartiments pour tenir les chardonsserrés les uns contre les autres. Les bouts sont fortifiéspar des barres plus fortes K, K, avec des boulons ensaillie, pour fixer les cadres entre les côtés.
La distance des côtés du cadre 11’, doit être telle,que si un cadre est posé sur le tambour, dans l’inter-valle de deux côtés, le côté I posera sur le plan inclinéde L’un des côtés, et le côté I’, sur le plan incliné del’autre, pendant qu’en même temps les barres K, desdeux bouts du cadre, posent sur la partie plate descôtés mêmes. Ce point étant assuré, il est évident quesi les bouts des barres k sont arrêtés, le cadre sera 6xé ;mais il n’est pas besoin qu’ils soient fixés d’une manièrepermanente, puisqu’il faut les enlever et les replacerfréquemment. Ils sont attachés par une espèce de clan-che (fig. 1336), qui est fermée à un bout, et four-nie à l’autre d’un ressort, qu’on peut ouvrir ou fer-mer a volonté. 2 et 4 dans la fig. 1335 (près du boutde droite de l’axe F), montrent la place occupée parcette clanche, en levant son autre bout, puisqu’onbaisse le cadre dans le croisillon de gauche.
Le drap est roulé sur le rouleau inférieur Q, fi-gure 1335, de là il passe en contact avec un cylindre
de bois T, tournant sur un axe, et s’avance vers lerouleau supérieur P, sur lequel il est roulé par un mou-vement contraire; le drap retourne du rouleau P à Q,en passant sur le cylindre T, et peut ainsi aller de l'unà l’autre autant de fois qu’il le faudra. Dans ces diffe-rents circuits, il est présenté à l’action des chardons,sous certaines conditions.
Pour que l’opération soit faite d’une manière conve-nable, il faut que le drap soit également tendu dans toutelargeur pendant qu’il se meut; il faut qu’il soit plus oumoins en contact avec le tambour, suivant la nature dudrap et le progrès de l’opération. Ne décrivant parfoisqu’une tangente sur la surface, et parfois embrassantune portion plus ou moins grande de son contour, ilfaut qu’il se meuve avec une vitesse déterminée, dépen-dant de la rapidité du tambour, et calculée de manièreà produire le meilleur résultat. La machine elle-mêmedoit faire passer alternativement l’étoffe d’un rouleau àl’autre.
Dans la fig. 1334, à droite de la machine, se trouveun arbre vertical L, aussi haut que le bâti qui tourneavec une grande facilité dans le pivot du bas l ; le tou-rillon dn milieu /’ et du tourillon du haut V’ dans leprolongement de la barre D ; sur cet arbre vertical sontmontés : 1° une roue conique L: 2° un pignon aussiconique M avec son manchon M* ; 3° un pignon infé-rieur conique N avec également un manchon N’.
La roue L est fixée sur l’axe L, et lui communique lemouvement de rotation qu’elle reçoit du pignon f aveclequel elle est en rapport; mais le pignon f, qui est montésur l’arbre F du tambour, participe au mouvement derotation que cet arbre reçoit du premier agent par lemoyen de la poulie fixe f. Le pignon supérieur M est in-dépendant sur l’arbre L, c’est-à-dire qu’il peut glisserle long, de haut en bas, sans être mû par lui ; mais onpeut l’engrener ou désengrener à volonté au moyen d'unmanchon d’embrayage M’.
Le pignon N et son manchon sont, par un mode sem-blable, mis en rapport l’un avec l’autre ou séparés.
Les manchons à embrayage ou débrayage M* et N*doivent être mus simultanément, afin do désengrenerl’un pendant que l’autre engrène.
L’arbre L sert à mettre le drap en mouvement, aumoyen des roues coniques P” et Q’’, qui se trouvent surles extrémités des barres P et Q, et qui s’engagent dansles pignons M et N.
Le mécanisme destiné à étendre le drap est placé àl’autre bout de la machine, où les axes des rouleauxP et Q, sont prolongés au delà du cadre et portent àleurs extrémités les poulies P’ et Q’, dont chacune estarmée d’un frein.
Le rouleau P (fig. 1334) tourne dans une direction „opposée au tambour, par conséquent le drap est roulésur P et déroulé sur Q; si, pendant que cela se passe,la poignée R de l'axe des freins est tournée de manièreà fermer le frein de la partie Q' et à relâcher celui dela poulie P’, il est évident qu’il y aura une résistanceplus grande ou plus petite dans le rouleau Q, et le drapqui le tire en se déroulant ne pourra le faire tournerque lorsqu’il aura acquis la tension nécessaire; il fau-dra donc, pour accroître ou diminuer la tension, tour-ner le manche R’ pins ou moins dans la direction quiarrête le frein de la poulie Q’, et comme le serrage agitd’une manière très uniforme, il y aura également unetension très uniforme, pendant tout le temps que le drappassera.
De plus, si la diminution du diamètre du rouleau Qrend la tension moins efficace, il faut desserrer faiblement le frein pour rétablir la tension primitive.
Lorsque le drap doit passer du rouleau P au rou-leau Q, il faut baisser Z pour désengrener l’arbre L etengrener M’; alors le rouleau de drap Q, étant mû parcet arbre vertical, tournera dans la même direction que