LAINES.
LAINES.
le tambour, et roulera le drap autour de sa surface.
Afin que cela puisse être fait avec une tension con-venable, il faut laisser libre la poulie Q* en fermant lefrein de la poulie P’, de maniéré à opposer une résis-tance proportionnée.
Le drap est mis plus ou moins en contact avec letambour delà manière suivante. Il existe pour cela unrouleau de bois T, contre lequel il porte en passant durouleau Q au rouleau P, dont on peut changer la posi-tion relativement au tambour.
Il est évident, par exemple, qu’en partant de la po-sition représentée dans la tig. 1335, où le drap décritpresque une tangente sur le tambour, si le rouleau Test haussé, le drap cessera de le toucher et que si aucontraire il est baissé, le drap embrassera le tamboursur une position plus ou moins grande de sa circonfé-rence. Pour produire ces effets, le rouleau est porté àchacune de ses extrémités par des goujons de fer quise trouvent sur les têtes d’une crémaillère en arc T”où il est simplement tenu par des goupilles; cescrémaillères ont la même courbure que le cercle ducadre auquel ils sont ajustés par deux boulons, et aumoyen de fentes que traversent ces boulons, ils peuventglisser de haut en bas, et par conséquent hausser oubaisser le rouleau T.
Mais pour graduer les mouvements et les rendreégaux dans les deux crémaillères, il existe un arbre Y,soutenu par les piliers du cadre, et qui porte à ses deuxbouts des pignons V’, V”, qui communiquent avec lesdeux crémaillères T’, T.
Cet arbre s’étend sur le devant du cadreet porte à son extrémité une roue à déclicv et un mauche Y’. L’ouvrier n’a doncbesoin que de saisir le manche, et de le tournerdans la direction de la roue à déclic pour haus-ser les crémaillères et le rouleau T qu’ils por-tent , ou de lever le cliquet, et de tourner lemanche dans la direction contraire, quand ilveut baisser le rouleau de manière à appliquerle drap sur une portion plus grande du tam-bour.
Les têtes de chardons dont on se sert pour lelainage sont celles de la plante que les botanis-tes connaissent sous le nom de dipsacus fullo -rum. Les petites pointes recourbées comme unhameçon, leur dureté et leur élasticité les ren-dent parfaitement propres au travail qu’elles ontà exécuter; mais le chardon le plus recherchépar les fabriques du nord est en grande partierécolté dans le midi, quoique presque tous lesterrains puissent cependant* en fournir, mais sans queleur production offre les mê-mes avantages dans les dif-férentes localités : c’est doncune matière dont le prix estvariable avec l’abondance etla rareté de sa récolte.
Cette circonstance, lessoins de séchage qu’on estobligé de leur donner aprèschaque laiuage pour empê-cher la détérioration des poin-tes, le travail qui ne se faitque par les parties culminantes du chardon, le net-toyage qu’ils exigent pour enlever la laine qui s’y estattachée pendant le travail, sont autant de raisons quiont dû provoquer des recherches pour substituer uneautre mode de lainage ou pour arriver à créer des char-dons artificiels en métal. De nombreuses et ingénieusestentatives en France et en Angleterre jusqu’à ce joursont demeurées sans succès, aucune d’elles ne réalisantautant de conditions favorables que le chardon natu-
rel, malgré les inconvénients que nous avons signalés.
On a fait aussi des essais, et pris des brevets pourdes machines circulaires dans lesquelles au lieu de faireagir les pointes- des chardons perpendiculairement auxfils de la trame comme cela se pratique, on les faisaittravailler circulairement et obliquement sur la surfacedu drap.
D’autres essais ont été faits qui avaient pour but fiesoutenir le drap du côté opposé à celui du lainage pen-dant qu’on pratiquait ce travail.
On a aussi tenté de combiner des applications de vapeur avec l’action du lainage, en disposant des tuyauxde vapeur sur le cylindre à chardons dans le sens de lalongueur des cadres qui les portent et entre ces cadres,l’étoffe serait ainsi soumise alternativement à la cha-leur et à l’humidité. Nous ne croyons pas devoir nousarrêter à la discussion de ces différents procédés, aucund’eux û’ayant survécu et ne devait à notre avis survivre.
Tonte du drap. Parmi les machines pour tondre lestissus de laine, celles de Lewis et de Davis ont été trèsgénéralement employées. Ces machines ont été intro-duites en France par G. Collier où elles sont connuessous son nom.
La fig. 4339 représente le bout et la fig. 1340 unprofil de la machine de Lewis pour toudre le drap d’unelisière à l’autre.
La fig. 4341 représente le chariot avec la table de lamachine sur une échelle plus grande ; a, est un cylindrede métal, sur lequel est fixée une lame d’acier triangu-laire; ce fil est préalablement plié autour du cylindre
4340.
en forme d’hélice comme le représente a a, dans la
fig. 1339.
Cette lame est en acier trempé et constitue le cou-teau destiné à raser le drap. «
L’axe du cylindrique a tourne dans le cadre 6, qui,ayant des ajustements convenables, est monté sur despivots c, qui se trouvent dans le montant du chariot dd,e , est la lame fixe attachée à la barre f qui constituel’autre bord du coupeur, c’est-à-dire la lame station