LATITUDES.
LEVAIN.
précis de son pas-age au méridien, les marins prennentsa hauteur au-dessus de l’horizon plusieurs fois avantou plusieurs fois après ce passage, en ayant soin denoter à chaque fols l'heure précise de l’observationqui est accusée par un chronomètre dont la marche estconnue.
3° Deux observations de hauteur du soleil au dessusde l’horizon, séparées par un intervalle mesuré par unbon chronomètre, suffisent pour le calcul de la latitude.Ce troisième procédé comporte, du reste, des calculsdifférents, suivant que l’intervalle de tempâ qui s’écouleentre ces deux observations e«t grand ou très petit.
La première de ces trois méthodes comporte l'obser-vation et les calculs les plus faciles; elle est d'unegrande exactitude ; aussi on n*a généralement recours àia seconde que lorsqu'on ne peut employer la première.Le calcul de la latitude par deux hauteurs de soleil etl’intervalle est ausri compliqué ; il est rare que l’ony ait recours, à moins de circonstances pressantes.
Enfin, les marins peuvent encore déterminer la lati-tude, soit par des hauteurs lunaires, soit par les hau-teurs simultanées de deux astres ; mais ccs observations*entraînent après elles tant de difficultés, qu’ils y ontà peu près renoncé. 11 e>t rare, en effet, que l'horizonde la mer pendant la nuit soit suffisamment éclairépour que l’on puisse obtenir la hauteur des astres avecune grande exactitude. Lorsque , dans le jour, l’onaperçoit le disque lunaire, alors, en généra), on peutfaire des observations sur le soleil qui sont toujourspréférées.
Le soleil, dans son mouvement apparent autour de iaterre, passe momentanément par tous les méridiens ety marque le midi de chaque jour. Il en résulte que ludifférence de temps qui s’écoule entre le midi, de deuxlieux placés sous deux méridiens «lilFercnts, représenteen temps la différence de ces deux méridiens, c’est-à-dire la différence des deux longitudes, en temps qu’ilest toujours facile de convertir en degrés.
Pour trouver la longitude d’un point il suffit donc demesurer la différence en temps des deux méridiens pas-sant, l’un parle point de départ (l'Observatoire de Pa ris , par exemple ), et l’autre par le lieu de ^observateur,c’est-à-dire déterminer la différence des heures entredoux lieux. Les marins y parviennent par deux mé-thodes différentes :
1° Par le transport direct du temps au moyen dechronomètres qui ont été parfaitement réglés sur l’heuredu lieu de départ dont la longitude était connue. Desobservations de hauteur au-dessus de l'horizon permet-tent de calculer l'heure du lieu, et sa comparaison avecl’heure du lieu de départ indiquée par le chronomètrefait connaître la différence des longitudes en temps.
L’exactitude de ce procédé dépend uniquement decelle dès mouvements du chronomètre : malgré toute laperfection que l’on est parvenu à donner à ces instru-ments nautiques, ils ont besoin d’être réglés très sou-vent dans des lieux dont la longitude est connue, afinde déterminer surtout leurs marches, c’est-à-dire leuravance ou leur retard dans les 24 heures. Grâce a «amultiplicité des voyages scientifiques, il existe aujour-d'hui à peu presi dans toutes ces mers, des lieux dont lalongitude est assez bien déterminée pour que les ma-rins puissent y rectifier leurs chronomètres et pour-suivre leur navigation avec sécurité.
2 U On sait que les distances angulaires de certains Iastres varient à chaque instant en suivant des lois défi-nies par l’astronomie. Par suite des calculs qui se fontà l’avance dans les observatoires, les distances angu-laires de certains astres, tels que ceux qui existententre le soleil et la lune, sont données aux marins pourchaque heure des jours de l’annéa où il est possible deles observer. Il en résulte que les navigateurs*peuvent,en observant directement ces distances, connaître exac-
Icmetit l’heure de Paris , par exemple, nu moment del’observation. Si eux-mêmes ils ont observé l’heureexacte du lieu où ils se trouveut, la différence des heuresnous donnera la différence en temps des longitudes.
Cette deuxième méthode nécessite des calculs beau-coup plus compliqués que la première. En outre, commeles distances entre les deux astres ne varient que très len-tement, elle exige des observations très précises; carune différence légère dans les heures entraîne des er-reurs considérables pour la longitude. Enfin, le soleil etla lune qui sont les deux astres les plus commodes pour cegenre d’observations ne sont pas toujours visibles à laIbis. Toutefois, cette méthode d’observer la longitudeest fréquemment employée même à bord des \ aisseauxmunis de chronomètres ; car c’est le seul moyen «le re-connaître dans les longues navigations si les horlogesn’ont pas éprouvé de dérangement dans leur mécani-me.
En outre de ces diverses méthodes de faire le point,on calcule aussi à bord de chaque nav re ce que l'onappelle la longitude et la latitude estimée.
Un vaisseau part d’un point dont la longitude et lalatitude sont connues : si au bout d’un certain temps l’onconnaît la direction qu'il a suivie et le nombre de millesqu’il a parcourus, on en déduira facilement la longitudett la latitude du point d’arrivée ; i.r, ces données sontfournies par le loch et la boussole (voyez navigation),instruments de peu de précision. Une grande partie desnavires de commerce n’ont souvent pas d’autre moyeude reconnaître leur position, car le prix élevé des in-struments nautiques, la difficulté des observations etdes calculs font que souvent les capitaines renoncent àen faire usage.
Dans tous les cas, les marins sont obligés d'avoir re-cours à la longitude et ia latitude estimées pour les cal-culs astronomiques ; et enfin la comparaison de la po-sition estimée avec celle qu’occupe réellement le navire^ sert à faire reconnaître au navigateur la direction et laforce des courants qui agissent sur son bâtiment. Il estvrai que cette appréciation n’est jamais qu approxima-tive à cause du peu d’exactitude des instruments quiservent à estimer la route ; mais on connaît toujours àpeu près les limites d’erreurs qui peuvent provenir dupeu de précision du loch et de la boussole, et dans lacomparaison des chiffres provenant de l’estime et del’observation, il est toujours possible de faire la part«les erreurs de celle que l’on doit attribuer atix courants.
LAVAGE. Voyez méthode par déplacement, fil-tration, MÉTALLURGIE.
LAVAGE DES LAINES. Voyez laines.
LEIOCOME, amidon torréfié, gomme-fécule. VoyezAMIDON et DEXTR1NE.
LEVAIN {angl . leaven , ail. gaebrungstoff). La pâteservant à la confection du pain, abandonnée a elle-même, acquiert des propriétés de plus en plus acideset devient susceptible de déterminer la fermentationd’une nouvelle quantité de pâte ; c’est un moyen quel’on met chaque jour en usage pour faire lever la pâtequi sert à confectionner le pain.
Dans les pays où l’on fabrique de la bière, on rem-place la levure de pâte par de la levure de bière , agentbeaucoup plus énergique, mais on doit en ménager laquantité, sans quoi elle communiquerait au paiu ungoût désagréable.
En Angleterre on se sert d’une sorte de levain dontl’effet ne dépend nullement de la fermentation; c’est dusous carbonate d’ammoniaque que l’on incorpore dansla pâte, et qui, en se dégageant, lors de la cuisson, dé-termine dans toutes les parties de la pâte une foule decavités semblables à celles produites par l’acide carbo-nique résultant de la fermentation.
LEVE DES PLANS. Cette opération a pour but doreprésenter la position d'un terrain et des divers acci-dents qui s’v trouveut, au moyen de leur projectiot