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LKVE DES PLANS.

LEVIER.

horizontale, à une échelle déterminée, et de courbes deniveau qui permettent den tracer le profil dans unedirection quelconque.

Linstrument le plus simple que lon puisse employerpour des levés dune faible étendue est léquerre darpen-teur *. Cest un prisme à huit pans ou un cylindre creuxvertical, monté sur un piquet armé à sa partie infé-rieure dun sabot en fer qui sert à lenfoncer dans le sol.Huit fentes placées au pourtour du cylindre détermi-nent quatre plans diamétraux qui font entre eux desangles de 45°. On peut ainsi diviser le terrain à leveren triangles dont les angles ont 4o ou 90°, et dont ondétermine les cotés en tout ou en partie en, les chaî-nant, ce qui permet de les tracer sur le papier et dencalculer la surface, ce qui est lobjet principal des toi-8»*urs-vérificateurs qui font surtout usage de cet instru-ment.

Dans le cadastre on se sert beaucoup de la planchette ,qui consiste en une simple planche monté*» a genou surun pied à trois branches, et sur laquelle on tend unefeuille de papier. On mesure tine base horizontale surle terrain, et on prend comme stations les deux extré-mités de cette base, ainsi quun nombre de points suffi-sants tels que lon puisse autant que possible apercevoirtous les accidents du terrain, de deux de ces points, enles marquant au moyen de jalons. Arrivé à une stationon pose le point de la station sur la planchette sur letrou du jalon, au moyen du fil à plomb, en faisant tour-ner la planchette de manière à lorienter, cest-à-direde manière à ce quen visant avec une alidade à pinnu-les ou à lunette lune des stations précédentes, la règlede lalidade coïncide a\ec le trait qui, sur le papier, in-dique cette direction ; enfin il faut la placer exactementhorizontale, ce qui se fait a l'aide dun niveau à bulled'air. On fait alors passer lalidade par le point de sta-tion et on vise successivement tous les points dont onveut déterminer la po.-itimi et que lon aperçoit, en tra-çant sur le papier les positions correspondantes de larègle de lalidade; on détermine ensuite ces points soitpar recoupement au moyen des rayons visuels partantdune autre station, soit au moyen dun chaînage quelon reporte sur la direction de la ligne de visée, daprèsléchelle de réduction adoptée.

Pour les plans de peu détendue on sc sert aussi sou-vent dune boussole à pinnules ou à lunette montée surun pied, en notant à chaque station les angles que lai-guille aimantée fait avec les rayons visuels dirigés versles points dobservation. Laiguille aimantée ayant unedirection sensiblement constante dans le même lieu, lesangles des rayons visuels soutien différences des indica-tions de la boussole et peuvent être aisément tracés surle papier au moyen dun rapporteur. En y joignant uncertain nombre de chaînages, on a tous les éléments né-cessaires pour le tracé des plans.

Enfin on mesure le9 angles avec plus dexactitudeau moyen de deux lunettes, l une fixe, lautre mobile;ce sont le graphomètre et le cercle répétiteur. Le théodo-lite nen diffère quen ce que les deux lunettes ont unmouvement dans le sens vertical qui permet de réduireimmédiatement les angles à lhorizon.

Au moyen des instruments que nous venons de dé-crire on obtient une projection horizontale du terrain.Pour achever den avoir une représentation exacte, ilfaut y tracer des courbes de niveau, ce qui se fait aumoyen de la détermination des cotes de hauteur duncertain nombre de points*. On se sert à cet effet de miresglissant sur des tiges graduées, que lon transporte auxdifférents points, dont I on veut déterminer la différencede hauteur, et dun niveau à bulle dair et à lunette, quisert à fixer ces mires.

Dans quelques cas, on détermine la hauteur des mon-tagnes au-dessus du niveau de la mer au moyen dob-servations barométriques.

Jusquici nous navons parlé que du levé des plans hla surface; il nous reste à dire quelques mots sur lelevé des plans de mines.

Ordinairement, dans ce cas, on fixe dans les galeries,alternativement de chaque côté, des clous sur lesquelson tend une ficelle; on observe entre chaque station lalargeur et la hauteur des galeries, leur état, etc., et lulongueur dun clou à un autre, en la chaînant. On prendensuite la direction, en accrochant au milieu de la fi-celle une boussole ayant un double sy>tème de suspen-sion, autour de deux axes, de sorte quelle demeuretoujours horizontale ; puis on mesure 1 inclinaison ensuspendant près de chaque clou un demi-cercle diviséet portant en son centre un fil à plomb, et prenant lamoyenne des deux observations, pour avoir linclinai-son moyenne. Les longueurs mesurées multipliées parles cosinus des inclinaisons observées donneront les pro-jections horizontales, et on aura les différences de hau-teur en les multipliant par les sinus des mêmes angles ;il sera donc facile de tracer les projections horizontaleset verticales des galeries.

Dans les mines qui renferment du fer oxydulé oudes chemins de fer, on ne peut se servir de la boussoleà cause de la déviation que la présence du fer feraitéprouver à laiguille aimantée. Dans ce cas, on se sertdun théodolite muni de deux lunettes pour mesurer lesangles de direction et dont la lunette supérieure se meutle long dun limbe vertical gradué qui permet de me-surer les inclinaisons. Comme cette lunette est excen-trique, on mesure de nouveau les angles en retournantlinstrument et on en prend la moyenne, ce qui corrigelerreur dexcentricité. On se sert comme points devisée de lampes placées sur des pieds de même hauteurque celui du théodolite.

LEVIER. Cest la plus simple des machines ; elle con-siste en une verge inflexible droite ou courbée, assujet-tie à tourner autour dun point fixe ou point dappui, etsollicitée par deux forces qui tendent à lui imprimer cha-cune un mouvement en sens contraire , et auxquelles ondonne ordinairement le nom de puissance et de résis-tance.

Quand le point dappui est situé entre la puissance etla résistance, le levier est dit de la première espèce.Dans le levier de la seconde espèce la résistance estplacée entre le point dappui et la puissance. Enfin,dans le levier de la troisième espèce, la puissance estplacée entre le point dappui et la résistance.

La condition pour que la puissance et la résistance sefussent équilibre, est que ces forces soient situées dansle même plan et en raison inverse de leurs bras de le-vier, cest-à-dire de leur distance au point d'appui, ouen rlautres termes que leurs moments, par rapport à cepoint, soient égaux : on entend par moment dune forcepar rapport à un point, le produit du nombre qui exprimecette, force par la perpendiculaire abaissée du point surla direction de la force.

LICHEN. Nom dune famille de végétaux crypto-games de fur me très variée, mais qui sont faciles à dis-tinguer à leur consistance particulière, sèche et coriace,jamais charnue ni véritablement foliacée Ils absorbentpromptement lhumidité de lair et le laissent échapperavec la même facilité, aussi sont-ils généralement secset friables par un temps sec, mous et flexibles par untemps humide. Ils végètent sur les troncs des arbres,J.-s pierres, la terre humide, les vieux bois, en un motsur toutes les surfaces humides, et se fixent sur cescorps par des sortes de crampons et non par de vérita-bles racines.

Les plus employés sont : \ ° le lichen parellus ou pa-telle dAuvergne , et le lichen rocella qui se trouve aux îlesCanaries , qui servent*tous les deux à la fabrication deIouseille ; et 2 U le lichen dIslande ou cetraria islan -Ji us, qui est employé comme médicament et comme