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LIÈGE .

LIÈGE .

est d'environ 20 millions par an. Il est de près de50 millions pour l’Europe . Il ne faut donc pas s’étonnerdes fortunes colossales faites dans ce commerce, parpresque toutes les maisons qui s’y sont livrées.

L’écorce de liège qu’on emploie pour la fabricationdes bouchons se présente ordinairement sous la formede larges planches courbes. Avant d’êtretransformée en bouchons, elle subit plu-sieurs opérations que nous allons décrire :

4° On divise l’écorce en bandes d’unelargeur égale à la longueur des bouchonsqu’on veut obtenir;

2° On subdivise ces bandes en paralléli-pipèdes rectangles. Ces deux opérationspréparatoires se font à la main et au cou-teau ; on présente ces parallélipipèdes àl’entrée d’un instrument facile à compren-dre, puisqu’il ne se compose que d’un tubecreux animé d’une grande vitesse de rota-tion, contre lequel il suffit d’appuyer l’ex-trémité des parallélipipèdeâ’ de liège qui letraversent et sortent cylindriques, de car-rés qu’ils étaient entrés, parce que le tubeest armé à son ouverture d’un anneau tran-chant.

Machine pour rendre les bouchons coni-ques* Cette machine se compose de deuxparties principales :

D’un chariot glissant horizontalement. dans les coulisses d’un bâti, et muni de bro-ches portant chacune un morceau cylindri-que de liège de la longueur d’un bouchon ;

2° De meules fixées sur un même axe,tournant dans des coussinets d'about. etqui, par leur grande vitesse de rotation,usent et polissent par une vive friction lesmorceaux cylindriques do liège que les bro-ches leur présentent obliquement en accom-plissant un mouvement de rotation lent etuniforme.

Il y a une troisième partie moins impor-tante, mais qui complète l’ensemble de cettemachine; ce sont deux cadres en bois, glis-sant dans des coulisses ménagées dans lesmontants du bâti et suspendus sur une pou-.lie fixée au milieu d’une traverse, à l’aided’une corde. L’un de ces cadres est munien dessous de godets en fer-blanc, dans les-quels on place le liège préparé, et de deuxpieds munis de roulettes; l’autre cadre portedes morceaux de tôle, découpés en formede fer à cheval qui servent, en s’abaissant,à faire tomber les bouchons terminés, quandon retire le châssis qui porte les tiges, les-quelles tiges én reculant abandonnent lesbouchons qui butent contre les fers à che-val et sc détachent des pointes qui les rete-naient.

Description de la machine à friction . Cettemachine est représentée en plan fig. 4395,et en coupe fig. 4 396 : Le chariot se com-pose de deux châssis en bois. Le premier,celui de dessous A, qui glisse obliquementdans des coulisses en fer B, fixées sur lebâti en bois C, porte sur la traverse de der-rière E, de petites équerres en fer F, mu-nies chacune à leur extrémité d’une pointe.

Le second châssis, celui de dessus G, qui glisse aussihorizontalement dans le premier, A, porte une vis sansfin H, qui commande les pignons I, lesquels font tour-ner les broches K, armées de deux pointes. Cette visest munie à l’une de ses extrémités d’un pignon L,commandé par uu antre M, dont le support est fixé sur

le montaut N. Sur l'axe du pignon M est fixée une pou-lie O, qui reçoit son mouvement d’une autre poulieplacée sur l’arbre Q.

Les broches K sont supportées à l’une de leurs extré-mités par les pointes de petits fers R assujetties à latraverse S du châssis intérieur G, et vers l’autre, par

ï> K

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de petits supports en fer percés T, dans lesquels ilstournent librement. Ces broches sont munies, commenous l’avons déjà dit, à leur extrémité de deux pointes.

Meules. Les meules u, chacune de 20 centimètre* dediamètre, sont en liège ou de tout autre matière flexible,et enduites, d’un côté, de colle-forte mêlée d’émeri.