LIME.
LIME.
dentée [, montée sur le mime axe, et qui engrène avecle pignon g, monté sur l’axe principal h, lequel est misen mouvement par une courroie venant d’un premiermoteur, ou de toute autre manière. Le support i, quiporte la machine, est solidement établi sur une maçon*nerie reposant sur une plate-forme convenable, j, est
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une lime non taillée, mais placée pour l’être, et on lavoit assujettie au moyen d’une paire de mâchoires k,assemblées sur l’axe l. Cet axe fait partie du système semouvant en avant et en arrière le long des bords m, m,du bâti, au moyen de la crémaillère n et de son pignon.Ce dernier est monté sur l’axe de la roue à rochet p, la-quelle est disposée de manière à tourner par intervallesau moyen du cliquet ç, placé à l’extrémité du levier r(tig. 4399). Ce levier est abaissé après chaque entailleau moyen des dents ou cames de la roue «, venant encontact avec le plan incliné t , qui porte le levier r. Laroue à cames s est montée à l’extrémité de l’axe e de laroue à cames d, et tourne par conséquent avec elle ; àmesure qu’elle appuie sur le levier r, ad moment oùchacune de ses cames passe sur le plan incliné t , le cli-quet q entraîne la roue à rochet p, et par là s’exécute lemouvement en avant de la lime après chaque coupfrappé par le marteau.
Il y a un fort ressort u, fixé contre la face supérieuredu marteau, ayant son extrémité sur un plan inclinéd’ajustage c, établi dans le bâti ta, lequel plan inclinépeut être élevé ou abaissé à volonté au moyen de sesvis d’ajustement, afin de pouvoir donner au ressort plusou moins de tension.
Un ressort tout semblable est placé contre la face in-férieure du marteau, afin de soulever et de soutenir leciseau ou le poinçon libre au-dessus de la lime, afind’empêcher toute vibration ou toute tendance à l’oscil-lation de la part du ressort u, qui pourrait porter le mar-teau à réitérer le coup.
A mesure que le mouvement du pignon et de la cré-maillère fait avancer la partie glissante 6, elle fait mou-voir le levier coudé 8 qui meut une griffe placée sur l’ar-bre principal qui communique le mouvement du moteur.Cette griffe fait mouvoir un embrayage monté sur cetarbre, de telle sorte, que quand la longueur convenablede la pièce 6 est passée, le mouvement se trouve arrêté,la roue conductrice devenant folle.
La lime taillée peut alors être retirée des cramponset retournée pour être taillée sur l’autre face, ou bienêtre remplacée par une autre ; et après avoir retiré enarrière le cliquet q de la roue à rochet p ; la lime nonencore taillée peut être ramenée sous la machine entournant dans un sens contraire la manivelle fixée àl’axe de la roue à rochet p, ce qui fera tourner le pi-gnon et ramènera aussi en arrière la crémaillère n, san«déranger aucune autre partie de la machine; et en ra-menant en arrière la barre 6, au moyen de la poi-gnée I I, placée sur la pièce d’arrêt; les griffes setrouveront ramenées aussi dans la machine et celle-cise remettra à tailler la nouvelle lime.
On doit voir que la position de la pièce d’arrêt surla barre 6, détermine la longueur de la lime sur laquelleles dents seront taillées; et afin que le mouvement deprogression, sous le ciseau, se fasse de manière à obte-nir différents degrés de finesse ou de grosseur dans lesentailles, ce qui dépend de l’intervalle qui sépare lescoups de marteaux. Il y a une vis sur le levier r, dontla tête s’arrête contre la face inférieure d’une oreillequi fait saillie sur le bâti, et qui par là détermine l’é-tendue du mouvement du levier ; lorsqu’il est pressépar les cames de la roue a, agissant sur le plan incliné t ,et déterminant par conséquent le nombre de dents dontla roue à rochet p devra tourner par l’action du cli-quet ç, il suit de là que l’amplitude du mouvementcommuniqué par la crémaillère au tiroir I, ainsi qu’à lulime j, 8e trouve déterminée ; ce qui règle la distanceque les dents de la lime doivent avoir entre elles, et lemoment où le levier r est soulevé par le ressort qui agitsur sa face inférieure.
On concevra que la rapidité de chute du marteau,et par conséquent la force du coup, peuvent être régléesen élevant ou en abaissant le plan incliné v du res-sort u; et afin de pouvoir disposer le lit sur lequel lalime repose de manière à correspondre aux différentsdegrés d’inclinaison qui peuvent résulter de cette éléva-tion et de cet abaissement ; on a formé cette partie dulit de la lime, d’une pièce hémisphérique d’acier trempé,laquelle joue librement dans une cavité de même formepratiquée dans le lit r, et peut par conséquent s’ajus-ter de manière que les limes se présentent convenable-ment au ciseau, et reçoivent le conp d’une manière égaleet uniforme. Ce morceau d’acier pourrait aussi avoirla forme conique et s’adapter librement dans une cavitéde forme semblable.
Trempe des limes. C’est la dernière et la plus impor-tante opération delà fabrication des limes.
Trois choses doivent être considérées dans la trempe ;la première c’est de préparer la surface de la lime demanière à prévenir l’oxydation par le contact de l’air,lorsque la lime est chauffée au rouge, ce qui auraitpour effet, non seulement d’émousser les dents, maisaussi de rendre toute la surface de la lime tellementraboteuse, qu’en peu de temps toutes les tailles se trou-veraient obstruées par les débris de la substance sur la-quelle on la ferait agir. Deuxièmement, la chauffe doitêtre portée à un rouge parfaitement uniforme dans toutle corps de la lime, et l’eau dan9 laquelle on la trempedoit être récente et froide, afin d’obtenir le degré dedureté convenable. Troisièmement, enfin, la manièred’immerger est d’une grande importance, pour empê-cher les limes de se déjeter; ce qui, pour les limesminces et longues, offre beaucoup de difficulté.