UN.
Lebott-hammer (fig. 4406) est un blocdebois, offrantà sa surface inférieure des cannelures de O",04 à O",042de profondeur, et est fixé à un long manche en boiscourbé. Quand on veut en faire usage, on étale par
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terre également une botte de tiges de lin sèches. On labat fortement avec le battoir, en commençant par lesracines, puis en frappant sur les extrémités opposées,et en finissant par le milieu.
Lorsque la surface supérieure de la botte a été ainsibien battue, on la retourne sens dessus dessous, et ouen fait autant de ce côté ; on relève alors le lin et on lesecoue fortement pour le débarrasser de ses parties li-gneuses.
Que l’on opère avec la broie ou avec le battoir, ce6parties ligneuses ne se séparent jamais entièrement desfibres textiles ; il y reste toujours adhérents des brinsde paille, qu’il faut en séparer par une autre opération.Celle-ci consiste soit à racler, soit à espader la filasse.Le raclage est fort employé en Weetphalie et dans lesdistricts voisins. Dans ce procédé, l'ouvrière place surun de ses genoux le tablier destiné à cet usage,* lequelrepose sur un morceau de cuir de 0,30 carré, puiselle saisit de la main gauche, par le milieu, une poignéede lin, qu’elle ratisse fortemeut avec la racloire, espècede couteau qu’elle tient de la main droite (fig. 4407).
Cet instrument, qui consiste en une lame de fer r,garnie d’un manche de bois «, et dont le taillant est ob-tus et un peu recourbé, nettoie et divise admirablementles brins sans occasionner le moindre déchet inutile,pourvu que lachénevotte ait été également bien brisée.
L’opération qui consiste à espader la filasse a lemême but que le raclage, elle est même beaucoup plusgénéralement adoptée que ce dernier. Deux pièces biendistinctes en constituent l’appareil : ce sont le supportou chevalet, et l’espade. Le premier consiste en uneplanche debout, avec une large entaille sur le côté, danslaquelle on passe une poignée de filasse, de manière àla tenir suspendue sur la moitié de la surface antérieurede la planche. Tandis que de la main gauche on tientla poignée de filasse fermement fixée par le haut, lamain droite tient l’espade, espèce de sabre de bois, de0“,40 à 0®,60 de long, dont le bord convexe est aminci,sous forme taillante, et qui est garni d’une poignée,avec cet instrument, on frappe sur la filasse, parallèle-ment à la surface du support, en donnant des coupsverticalement, de manière à racler et à enlever toutesles aspérités ligneuses. La largeur de l’espade est unpoint important de 6a construction ; si elle est tropétroite, elle est cause que le Un s’entortille autourd’elle ; et alors, une partie des fibres se trouvent arra-chées. On a trouvé que la largeur la plus convenable àlui donner, était celle de 0",20 à O" ,25.
Des espades en fer ne pourraient servir à cet em-ploi, elles briseraient les filaments.
Les fig. 4408 et 4409 montrent la meilleure dispo-sition h donner au chevalet à espader.
La planche a s’ap-puie sur un bloc debois pesant t>, qui luisert de base, et danslequel sont fixés deuxbâtons debout. Lacorde tendue d’unbâton à l’autre sertà régler les mouve-ments de l’espade., etempêche que l’ouvrier ne se blesse lespieds. Le bord infé-rieur de l’entaille c,sur lequel la poignéede filasse est mainte-nue et appuyée, estscié obliquement et
I On voit par là que l’espade ne peut jamais frapperi contre le bord de manière à y couper le lin.
La fig. 4 44 0 montre la forme d’un instrument fortconvenable qu’on emploie en Belgique au lieu d’es-pade. C’est une espèce de hachoir en bois qui n’a pasplus de 6 à 7 millimètres d’épaisseur, et qui, sur lebord g h, est réduit à l’épaisseur du dos d’un couteau.
La partie k , sert à donner de la force aux coups quel’on frappe et maintient l’instrument dans une positiondroite.
Le manche court et posé de plat t, est collé du cotéde la planchette qui regarde en dehors du chevalet àespader, et il y est de plus assujetti au moyen de che-villes de bois.
Le raclage et l’espadage enlèvent la plus grossièreétoupe, en séparant et en abattant les fibres les pluscourtes, et celles qui viennent à se casser. Cette étoupesert à faire les sacs de qualité inférieure, car elle estmêlée avec beaucoup de fibres ligneuses.
Nous pouvons admettre, en général, que 400 kilogr.de tiges de lin rouies et séchées, rendent de 45 à 48 ki-logrammes de lin broyé; lesquels, après l’espadageou un léger taillage, donuent à peu près 24 kilogr. delin et 9 ou 4 0 kilogr. de brins d’étoupes, tout le resten’est que paille et débris.
Le broyage de 4 00 kilogr. de tiges par la routine or-dinaire d’un double broie à la main, exige environ40 heures, et avec la machine qne nous avons décrite,il faut de 30 à 36 heures pour teiller 4 00 kilogr. de linbroyé et nettoyé; il ne faut pas moins de 260 heuresde travail d’après la manière d’egpader des Allemands.
M. Bundry a obtenu, en 4849, un brevet ponr uneespèce de machine propre à broyer et à préparer le lin ;elle mérite une description (4); (fig. 4444) AA AA,est un bâti en bois ou en fonte sur lequel sont établis lesdeux rouleaux coniques B et C. Ces rouleaux tournentindépendants l’un de l’autre, dans leurs coussinets decuivre. Un troisième rouleau conique D, est semblable-ment soutenu au-dessous de la pièce £ et de la ma-chine. Tous ces rouleaux sont des troncs de cône enfonte, quelle que soit la forme des dents ou des canne-lures qu’on adopte. Celles-ci doivent être disposées, lesunes par rapport aux autres, de manière à laisser beau-coup de jeu entre elles, afin de pouvoir y introduire laquantité de tiges de lin qu’on veut y broyer et nettoyer.
La pièce de dessus E, de la machine qoi porte le rou-
(4) Cette machine a beaucoup d’analogie avec celle qu’afait consiruire M. Christian, en France , vers la memeépoque.
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1408. U40.
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arrondi (voyez d, fig. 1409).