LIN.
LIN.
une- rainure entre deux rebords. Une forte corde, arrê-tée en m sur la cloison a, passe sur la pièce de cuivrede i, ensuite sur celle de jr, d'où elle descend perpendi-culairement, £t vient passer au-dessus de la barre u
u, u (fig. 1403 et 4 404). En faisant marcher la ma-chine, l’ouvrier met sur la table q une poignée de tigesde lin également étalées ; il les introduit de la maingauche, par leurs racines, entre les cylindres g et t,
(hg. 4 403 et 4404). La même disposition se trouvantrépétée aux deux extrémités des cylindres, la barre ntend les deux cordes. Contre la traverse d’un châssis setrouve appliqué un levier o, qui s’appuie sur la barre n,et qui porte un poids p, selon que ce poids se trouvesuspendu plus loin ou plus près de l’extrémité du levier.Il tend plus ou moins la corde, et fuit presser, aumoyen des pièces de cuivre 1, les cylindres t, k contrele principal cylindre g ; une table g sert à étaler le linqui doit passer entre les cylindres, et une deuxième rsert a le recevoir, quand il en sort après avoir étébroyé. Les deux tables sont suspendues au moyen decrochets de fer aux anneaux du châssis s t t (fig. 4403et 4405), et elles sont supportées par des pieds mobiles
tandis que de 6a main droite il tourne la manivelle. Leschénevottes sont d’abord écrasées entre g et i, ensuiteentre g et fc, et viennent sortir sur la table r.
Il fait mouvoir la manivelle alternativement en avantet en arrière, afin que le lin puisse être cylindre alter-nativement dans les deux sens, et afin qu’il soit par làmieux broyé.
La ebénevotte, ainsi broyée, tombe par fragmentsextrêmement ténus, et la filasse reste aplatie en bandesparallèles. On la fait passer ainsi entre les pointes d’unpeigne, puis on la laisse pendant une couple de joursdans une cave pour lui laisser absorber un peu d’humi-dité ; ensuite on la fait passer de nouveau par la ma-chine qui donne alors au Un un moelleux particulier.
Voici les avantages qu’on fait valoir en faveur del’emploi de cette machine à broyer :
Elle exige peu de place, et elle est d’une simplicitételle, qu’elle peut être construite facilement et à bonmarché; elle n’exige pas plus de force pour la fairefonctionner, qu’une broie ordinaire à la main ; ellen’arrache aucun filament et n’écrase autre chose quela chénevotte, par la raison que les cannelures des cy-lindres pénètrent beaucoup moins profondément l’unodans l’antre que les mâchoires.
Elle prévient toute espèce d’embrouillement de la 6*lasse, d'où il résulte que, quand ensuite on la séranev,il y a moins de fibres courtes et moins d’étoupes.
Elle permet de nettoyer le lin, même le plus court,ce qui ne peut jamais se faire convenablement avec lesbroies à la main.
L’écrasement de la chénevotte qui est l’objet du raac-quage peut toutefois se faire aussi par le battage ; quoi-que, par ce procédé, la séparation du ligneux et des fibrestextiles s’opère d’une manière beaucoup moins complète.En Angleterre, au lieu de broyer à la macque, il estd’usage d’employer un maillet de bois et une pierreunie, entre lesquels on place le lin.
Dans laBelgique, où le travail du lin a été un objet d’é-tude,on n’emploie pas non plus la macque,mais ou bat leli»a\ ec une espèce de battoir, appelé bott-hammer (marteauàbattre), qui donne au lin, dit-on, une qualité supérieure.