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Pour enlever la matièreà tiller ou la changer debout, on fait tourner denouveau N en sens opposé,au moyen d’une mani-velle fixée dans le bout del’arbre.
On conçoit qu’on peutétablir cette machine demanière à faire varier letravail avec la force qu’ona a sa disposition. Cettevariation de force et detravail permettra de con-struire des machines plusou moins fortes et d’onprix plus ou moins élevé.MM. Chapelle et Mont-golHer en font de 400 à600 fr. Cette macbinenousparaît cependant encoretrop compliquée pour êtreconsidérée comme un vé-ritable ustensile rural,mais elle pourrait être uti-lisée par des entrepreneursde tillage qui s’installe-raient dans chaque centrede production de lin ou dechanvre, et qui les broie-raient à un prix à forfait.
Préparations manufac-turières. Si on se rappelleles propriétés naturellesdu coton et du lin, et sion compare les états diffé-rents dans lesquels cesmatières arrivent aux usi-nes, on appréciera facile-ment les motifs qui ontfait adopter des préparations spéciales à chacuned’elles. Rappelons - nous,en effet, que le coton pré-sente un brin tout formé,assez court, tortillé, e*d’une douceur extrême,qu’il arrive aux établisse-ments à peine nettoyé.
Le lin et le chanvre, aucontraire, présentent desbrins toujours très droits,d’une longueur plus con-sidérable, dont il faut for-mer et assouplir les fila-ments.
Le but principal despréparations du lin et duchanvre consiste à sépa-rer les brins pour formerdes filaments, à les adou-cir, à les rendre aussiflexibles que possible enles rangeant parallèlemententre eux. *
Les opérations analo-gues à celles du battagedu coton deviennent, parconséquent, inutiles, et lecordage, si nécessaire etsi convenable pour re-dresser et diviser les brinssi courts du coton, n’au-
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