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LIN.
LIN.
La poussière et l’évaporation peuvent être estimées -de 2 à 4 p. 100. i
A mesure que l’ouvrier forme des étoupes t pendantson travail il les retire du peigne et les dépose à côté delui, sur une place réservée d’un banc disposé à cet effet,et dont la partie antérieure est destinée aux longsbrins. H dépose successivement des mèches jusqu’à cequ’il en ait une quantité suffisante pour former un pa-quet d’environ 10 kilogrammes.
Il est bien entendu que, dans un atelier de peignage,les choses sont disposées suivant les quantités que l’onveut produire, par conséquent le nombre d’ouvriers àemployer.
Les peignes et les bancs de servicefsont adaptés demanière à être couvenablement éclairés et à laisser unespace suffisant entre eux pour le service.
On serait loin de se douter, par le simple énoncéthéorique des conditions qu’un bon peignage doit rem-plir, des difficultés nombreuses que Ton a rencontréeslorsqu’on a voulu substituer le peignage mécanique àcelui exécuté à la main. j
On se rendra mieux compte de ces difficultés et des jcomplications que présente cette opération mécanique , jen la voyant exécuter et en remarquant que l’ouvrierhabile possède certain tour de main pour présenter lagerbe de lin épanouie, et par conséquent aussi minceque possible à l’action des aiguilles pour la piquer etfendre seulement les brins, sans prolonger leur actiond’une manière continue sur toute leur longueur, ce quiaugmenterait les étoupes sans améliorer le travail.
Que pour retirer cette gerbe des aiguilles du peigneil emploie plus ou moins de force selon que la mèche estplus ou moins fortement engagée; mais il n’exerce, entous cas, que l’effort nécessaire pour dégager le brinsans le rompre.
Qu’il dégage les étoupes avec le plus grand soin pourles conserver légères et maniables, atin de faciliter éga-lement leur préparation.
Si, aces conditions, on ajouto la nécessité défaire varier la finesse et le rapprochement des aiguilles, de nepas affaiblir les filaments, de tirer le plus possible delongs brins d’une quantité donnée de lin, do débarrasserfacilement la machine de ses étoupes sans la détériorerà mesure qu’elles se produisent, et enfin do réaliser cetravail à bon marché ; on s’étonnera moins que le pro-blème pratique du peignage mécanique ne soit pas com-plètement résolu encore.
Parmi les nombreuses machines à peigner proposées,nous allons en décrire quelques-unes des plus anciennes■et des plus remarquables, et au moyen desquelles ilsera très facile de se rendre compte de toutes les autres.
Au premier rang, vient naturellement se placer l’in-génieuse machine de M. Philippe de Girard ; ce ranglui est dû, autant par sa simplicité, ses qualités, quepar son ancienneté, quoique cependant elle ne soit pasparfaite encore, malgré les modifications ingénieusesque M. Deeoster y a introduites. C'est la machine ainsimodifiée que nous allons décrire.
Peigneuse Girard. La fig. 1424 représente une coupe jverticale de la machine faîte par le milieu ; des mon- Itants verticaux forment les côtés de la machine, ils sont Iassujettis ensemble par des traverses longitudinales |consolidées par des tenons. Les pointes ou aiguilles du ipeigne ou séran qui doivent agir sur le lin sont mon- ■tées su£ les châssie a, b, c, d, et les bouts de filasse jmaintenus par des pinces ou mordaches e t sont ainsi !suspendus à la barre qui leur sert d’appui et de guide àtravers la machine.
Afin de rendre évidents les principes de cet appareil,et son mode d’action, il est peut être nécessaire d’expo-ser, sous une forme abstraite, la manière dont les pei-gnes sont amenés pendant l’opération sur la filassé, etaous avons dessiné dans ce but les fig. 1425 et 1426.
Supposez deux séries de peignes ou de pointes montéessur les châssis a et b, tel qu’on le voit dans les figures.Chaque châssis étant rendu mobile au moyen des mani-velles c, c, et d, d, déposées de manière à ce qu’ellestournent toutes deux avec la même vitesse dan3 desdirections opposées ; il est évident que chaque partie deschâssis et des peignes décriront des cercles correspon-dants à ceux décrits par les manivelles, les aiguillesmarchant dans les directions de flèches et décrivant lescercles ponctués.
Durant ce mouvement, tandis que les manivelles des-cendent le premier quart de révolution, les châssis serapprochent etse pénètrent, ainsi qu’on le voit fig. 1425,ils commencent ensuite à se séparer en décrivant ledeuxième quart de révolution et viennent dans la posi-tion de la fig. 1426 ; en continuant ainsi à tourner, ilss’éloignent l’un de l’autre en décrivant le premier quartde cercle ascendant, et ils arrivent ainsi dans la posi-tion où ils sont l’un de l’autre à la plus grande distancepossible ; ils décrivent enfin le deuxième quart de cercleascendant et reprennent leur troisième position.
1427. 1428. 1429.
Si donc il y a une mèche de filasse suspendue entreles deux châssis garnis de pointes, comme dans lafig. P424, et si l’on continue le mouvement de rotationpendant un temps suffisamment long, le lin se trouvepeigné dans toute la longueur qui aura été soumise àl'action des aiguilles, quoique chaque aiguille consi-dérée séparément n’ait agi que dans un petit espace.Pour diminuer la quantité de longs brin» que les étou-