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L1K.

LIN .

Les tiges en spirale supérieure k , k, sont montéesdans des goussets rendus immobiles sur les côtés duchâssis ; celles de dessous /, sont fixées de la même.manière. *

Ces tiges en spirale sont en communication au moyende roues dentées in, et sur les axes des spirales infé-rieures se trouvent fixés les pignons d’angle n, quiengrènent dans d’autres pignons d’angle correspon-dants, placés sur la flèche ou l’axe de traverse o. Cetteflèche o, étant en communication avec un système deroues dentées, engrène avec l’axe du cylindre d’étirageb, ainsi que l’indiquent les figures 1450 et 1451. Lemouvement de rotation du cylindre b fait marcher aussila flèche o, et le système de roues d’angle n et o, faittourner les tiges en spirale k et î, qui se meuvent réci-proquement en sens contraire.

1451.

' 1452.

On peut voir par la figure 1451 que les extrémitésdes barreaux-peignes t, sont des mentonnets qui entrentdans les pas de la vis ou dans le filet de la tige enspirale, et qu’étant soutenus par-dessous par leurs railsguideurs, à mesure que les spirales k , fr, font leur révo-lution, le rang supérieur des barreaux-peignes progres-sera vers l’avant de la machine.

En jetant les yeux sur la figure 1450, on verra qu’àmesure que chaque barreau-peigne arrive à l’extré-mité antérieure du rail-guide g, un gros levier oucame p , placé sur l’axe k , le fait tomber sur lesguides inférieurs h, et, afin que sa descente s’opèretout à fait verticalement, des leviers à poids q,q, placéssur le devant, viennent presser contre la face antérieuredes barreaux-peignes, à mesure que celui-ci descend.Ce barreau, étant ainsi arrivé sur les rails - guidesinférieurs h , fait entrer ses extrémités dans le pas desspirales inférieures l , dont le mouvement de rotationfait rétrograder le barreau-peigne, c’est-à-dire le fait

revenir vers l’arrière de la machine. Lorsque le bar-reau-peigne est ainsi parvenu à l’extrémité postérieuredu rail-guide à, une autre came r, placée sur la spiraleinférieure, vient se placer au-dessous de lui et le sou-lever, guidé qu’il est encore ici par les leviers à poidsde l’arrière «, ainsi que l’indique la figure 1450, jus-qu'à ce qu’il ait atteint le niveau du rail guideur supé-rieur 0 , où les filets des spirales supérieures donnententrée à ses extrémités, et l’entraînent en avant sur lerail guide, ainsi qu’on vient de le décrire.

C’est ainsi que le mouvement de rotation continuedes spirales fc,fc, et /,!, fait marcher toute la série desbarreaux-peignes le long des guides, et que les camesp et r, en les abaissant et en les soulevant alternative-ment lorsqu’elles arrivent aux extrémités des rails,fout faire à ces barreaux-peignes un circuit réguliertout en leur conservant une position toujoursverticale.

Le but des brevetés est d’appliquer leurs sys-tèmes dans tous les cas où une vis sans fin oudes spirales pourront être adoptées pour conduireles barreaux garnis de dents de peignes à traverstoute machine destinée à préparer, à étirer ou àtordre des fibres textiles.

Filage en gros ou dernière préparation. Lorsqueles rubans formés par les machines à étaler et lesmachinesàétirer sont arrivés à une certaine fines-se, qui n'est cependant pas la limite encore qu’ilfaut atteindre, et qu’ils deviennent trop mincespour pouvoir continuer l’étirage sans le rompre,et trop longs pour les recevoir uans les pots, sansles mêler et causer du déchet; il faut leur impri-mer un léger degré de torsion pour augmenterleur cohésion et la résistance de l’étirage, et rem-placer les pots par des bobines autour desquellesils viennent s’enrouler aussi uniformément quepossible. Les métiers dits bancs à broches sontdestinés à cet effet.

On voit que la nature des opérations que nous avonsdécrites pour le lin, depuis le peignage jusqu’ici, sontidentiques à celles employées dans les mêmes condi-tions pour le coton; il n’y a de différence que dans lesmodifications apportées dans les machines.

Dans le travail du coton pour la formation, l’étirageet le doublage de» rubans, les cylindres seuls convena-blement réunis suffisent. Pour le lin, il faut, en outre detous les éléments usités dans les machines à coton, lesadditions des peignes ou Gill pour continuer l'étirageet maintenir le parallélisme des fibres entre les cylin-dres qui doivent être beaucoup plus écartés à cause dela plus grande longueur des brin». La présence de cespeignes ou Gill, qui constitue la véritable invention quicaractérise l’invention des machines à lin, est due éga-lement à Philippe de Girard .

La même modification des peignes va se représenterpour le banc à broches pour lequel il est indispensabled’avoir le jeu des peignes pour ne pas rompre ou défor-mer le ruban; on voit par conséquent que le banc à bro-ches, ici, ne diffère absolument des machines à étirerque par la substitution des bobines et broches aux potsdans lesquels tombaient les rubans précédemment.

Le nombre de broches des bancs à broches pour lelin est bien moindre que celui des mêmes machines pourle coton, ce qui a permis de simplifier la communicationde mouvement de la bobine qui est si ingénieux, maissi compliqué dans les machines à coton.

L’enroulement uniforme du ruban sur toute la hau-teur de la bobine, dans les machines à lin, a lieu par unmouvement de va-et-vient imprimé par un excentri-que L, par ^intermédiaire d’un levier M (fig. 1453), àune plaque k, sur laquelle repose la bobine qui reçoit lefil à la, sortie de la broche r, qui le tord par son mou-vement de rotation.