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merce, et qui ne sont que grossièrement peignés, quel-quefois seulement les matières sont achetées complète-ment préparées par le peignage.
Dans l’un ou l’autre cas, la masse de la matière fila-menteuse présente assez de choix pour en tirer desfibres de différents degrés de finesse. Cela arrive sur-tout lorsqu’on doit taire subir un peignage à la fabri-que ; car alors les brins courts ou étoupes sont destinésà des fils communs.
'Il faut donc, dans une manufacture convenablementétablie, disposer les machines de manière à pouvoirproduire au besoin tous, ou à peu prèstous les numéros que réclament lesaffaires courantes.
L’ensemble de la collection de cesmachines est ce qu’on nomme un as-sortiment.
La détermination des appareilscomposant un assortiment peut, sui-vant les circonstances, présenter éga-lement quelques légères variations,surtout pour ce qui concerne les ma-chines à étirer, suivant qu’on étireet on double plus ou moins ; mais nouscroyons que la composition suivantesera convenable dans la plupart descas.
Composition d'un assortiment compte*
pour peigner le long brin, pour car-der les étoupes qui en résultent et les
transformer en fil.
Une machine à peigner dn systèmede Girard ;
Une table à étaler pour deux ru-bans, système à vis ;
Premier étirage, à deux têtes, àdeux rubans, système à vis ;
Deuxième étirage, à vis, à deuxtêtes, à deux rubans par tête;
Un banc à broches, à mouvementdifférentiel de 30 broches ;
Un métier à filer pouvant travaillerdn n° 16 à 30, de 140 broches;
Deux métiers à filer pouvant tra-vailler du n° 30 à60, de 154 broches;
Deux dévidoirs pouvant travaillerdu n® 30 à 60, de70 broches ;
Une presse à faire les paquets.
Machines pour la filature des étoupes.
Une carde de 1",66 sur 2®, avec9 débourreurs, 8 travailleurs et 3 cy-lindres peigneurs ;
Premier étirage, à vis, à deux têtes et deux rubans ;
Deuxième étirage, à vis, à deux têtes et deux rubanspar tête ;
Un banc à broches, à mouvement différentiel de30 broches ;
Un métier à filer pouvant donner du n° 6 aun® 12,de 128 broches ;
Un dévidoir de 60 broches.
Le personnel d’ouvriers qu’exige chaque assortimentpeut être évalué à 3 hommes et 20 enfants.
Connaissant, d’après ce qui a été dit précédemment,le rendement moyen de la matière brute, en filaments àlongs brins et en étoupes, sachant, d’après ce tableau,ce qu’une broche peut filer pour une finesse déterminée,il sera facile de déterminer le nombre d’assortimentsdont on aura besoin pour arriver à un résultat de-mandé.
Quant à l’emplacement des machines dans les diffé-rents ateliers, il est nécessairement subordonné à l’im-
portance de l’usine : il y a cependant quelques règlesfixes à observer dans tous les cas.
U faut, comme dans toute filature de matières tex-tiles, que les métiers soient coordonnés, de façon à ceque le travail se fasse d'une manière continue, avec lemoins d’interruption et de manipulation possibles. Cêlaest convenable non seulement pour éviter des pertes detemps inutiles, mais aussi afin d’éviter de trop manierla matière et les rubans qui pourraient se déformer.
Il faut, en outre, que l’agencement soit tel que lasurveillance soit facile, et la commande des mouve-
ments disposée de manière à présenter le moins de frottement et le plus de régularité possibles.
On peut diviser l’ensemble de l’établissement en troisparties. La première, comprenant les ateliers du pei-gnage et du cardage qui doivent être disposés suivantque le travail du peignage s’exécute à la main ou à lamécanique.
La seconde renfermant toutes les machines à pré-parer, telles que tables à étaler et têtes d’étirages; lesdifférents métiers à filer doivent comprendre la troi-sième. Il faut réserver à chaque partie un cabinet desurveillance pour le contre-maître. Il faut de plus, à lasuite des métiers à filer, ménager un emplacementpour le dévidage. Comme les métiers à filer ont besoinde recevoir des tuyaux de vapeur pour chauffer l'eau,on les place assez généralement au rez-de-chaussée, etle service est coordonné de manière à se faire régulière-ment de haut en bas des ateliers. On conçoit cependantque l’on ne peut rien indiquer d’absolu dans ces dis»tributions qui dépendent réellement des conditions par
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