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LITHOGRAPHIE.

«On fait une dissolution do gélatine de rognures deparchemin, c'est la meilleure, elle est limpide. Lors- 1qu’elle a pris la consistance d’un sirop, on l’étcnd encouches minces sur une plaque de cuivre,* en se refroi-dissant elle se réduit, en une feuille qui n'est pas plusépaisse qu’une feuille de papier fort, et qui donne cequ’on nomme le papier glacé.

« On charge comme à l’ordinaire, avec des couleursvitrifiables, la planche gravée dout on veut avoir desépreuves, on tire une épreuve sur papier non collé,comme il est dit ; on pose cette épreuve très humide surla feuille de gélatine, et l’on décalque la gravure avecune roulette. Si on veut avoir une épreuve de la grandeurde la gravure, on pose immédiatement la feuille de gé-latine sur la pièce de poterie vernissée, dont la surfacea reçu la mixtion, et on opère le décalcage par simplepression à la main ou à la roulette. Mais si on veutavoir des épreuves pins grnndes ou plus petites que l’o-riginal, on procède comme il suit :

« Pour V augmentation de l’épreuve. On met la feuille degélatine sur l’eau, ayant soin de tenir la partie impri-mée en dessus. Il se forme un bord de relèvement quiempêche l’eau de recouvrir cette surface et qui permeta la feuille de gélatine de surnager. On la voit s’étendreen tous sens avec une grande régularité, et au boutd’une heure elle a pris toute son extension qui peut êtrede plus d’un tiers. Pour l’enlever, on passe dessousune feuille de papier à décalquer, on enlève ainsi lafeuille sans mouiller la face imprimée. On pose cetteface de la feuille de gélatine sur la pièce de poteriementionnée, et on décalque au moyen de la roulette, oumême avec la main comme on l’a fait pour les autresdécaloages. Pour enlever la gélatine, on met la piècedans l’eau très chaude; la gélatine s’y dissout entière-ment et l’épreuve de la gravure reste nette sur la piècede porcelaine ou toute autre poterie à glaçure.

« Pour lu réduction de l’épreuve. On procède exacte-ment comme dans l’opération précédente, mais on placeavec les mêmes précautions la feuille de gélatine im-primée sur un bain d’esprit-de-vin ; on voit cette feuillese rétrécir avec régularité, et en moins d’une demi-heure, elle a pu être réduite d’environ un quart.

« Il faut éviter que la partie de la feuille de gélatinequi porte la gravure et qui doit être placée sur la piècemixtionnée, soit mouillée d’esprit-de-vin, car ce li-quide dissoudrait la mixtion et s’opposerait au décal-cage. On décalque de même et on enlève de même lagélatine au moyen de l’eau chaude.»

INSTRUMENTS NECESSAIRES A L’IMPRESSION.

Presses. Sénéfelder écrivait en 1809 : « On aurait be-soin d’un volume presque aussi considérable que celui-ci, si l’on voulait décrire clairement toutes les presseslithographiques dont on s’est servi jusqu’à ce jour. »

Aujourd'hui, il faudrait des volumes pour ne donnermême que la description de celles qui ont été exécutéesen France ; nous renvoyons donc pour les connaître auxdescriptions des brevets, et nous engageons nos lecteursà les consulter, car il y en a plusieurs, telles que cellesde MM. de laMorinière, Engelrnan, Clouet, Traschelle,Bénard, Tardy de Montavel, etc., qui renferment desdispositions mécaniques particulières et fort ingénieuses.Nous nous bornerous, pour le moment, à donner uneidée exacte des presses qui sont généralement adoptéesdans les divers ateliers de Paris .

Presse à moulinet et à rateau tournant. La premièrepresse, dite à rouleau et à rateau à bascule, a été in-ventée par le professeur Mitterer vers l'année \ 805. Elleest décrite dans l’ouvrage de Sénéfelder .

Cette presse est le type de celles dont on se sertle plus généralement aujourd’hui dans les imprimerieslithographiques ; toutefois elle a reçu quelques additions

ou perfectionnements importants sous le rapport del’aisance et de la facilité des mouvements.

Au reste, comme la presse à moulinet de M. Mitterer,telle qu’elle a été perfectionnée jusqu’à ce jour par di-verses personnes, ne diffère de la presse à rateau tour -nant de M. Roussin que par le mouvement donné auporte-rateau, qui se baisse et s’élève à la main (fi-gure 1476), nous ne parlerons que de cette dernière,qui est beaucoup plus facile et moins fatigante à manier

(fig. <475).

A, A, montants ou bâtis en bois ou en fonte, paral-lèles sur le dessus desquels glisse le chariot.

B, chariot destiné à recevoir la pierre, que l’on pose àplat sur deux ou trois cartons pour éviter les accidents derupture, et augmenter surtout l’élasticité delà pression.

C, châssis en fer. Son extrémité inférieure est fixéeau chariot par deux plates-bandes à fourchette, mainte-nues solidement au moyen de boulons avec écrous àoreilles. Ce châssis est garni d’un cuir maigre, que l’ontend au moyen d’écrous que l'on fait tourner sur les visqui terminent les tringles latérales et perpendiculairesde l’encadrement. A l’autre extrémité supérieure sontdisposées deux vis qui servent à hausser et à baisser lechâssis, et à le maintenir au niveau sur la pierre lors-qu’il est placé dessus.

D, porte-rateau à charnière en E, qui reçoit le sommier dans lequel ou fixe, au moyen d’une vis, un ra-teau en bois taillé en biseau. Le sommier tourne autouri’un point fixe servant de point d’appui, et lq rateaupeut ainsi prendre l’inclinaison de la pierre. De plus,l’extrémité inférieure de la tige verticale E, autour delaquelle tourne le porte-rateau, est liée avec un ressort àooudin, qui a pour effet de donner de l’élasticité au porte-rateau et de le relever après l’impression.

G, vis à oreilles servant à élever ou à abaisser à vo-lonté le porte-rateau suivant l’épaisseur des pierres.

H, bride à laquelle on accroche le porte-rateau lors-que le châssis est abaissé sur la pierre. Elle plie aumoyen d’une charnière, et on peut l'élever ou la baisser,pour donner une pression'plus ou moins forte, en tour-nant l'écrou à oreilles I.

Une traverse en fer sur laquelle glisse un curseursert à régler la longueur de la course du chariot. A oetefTet, on fixe le curseur, au moyen d’une vis, à laplucequi doit borner la course du chariot.

M, cordes attachées à l’une des côtes à gauche duchariot, et à laquelle est suspendu un poids très pe-sant L. Ce contre-poids est destiné a ramener le chariot au point de départ, après l’impression opérée.

K, sangle liée au chariot et à l’arbre en fer N.

N, arbre ou axe enfer garni d’une bobine en cuivresur laquelle s’enroule la sangle K, lorsque l’on faittourner le moulinet O, pour faire marcher le chariot degauche à droite, et opérer ainsi l’impression dite

P, ficelle, munie d’un contre-poids R, elle s'enroulesur l’arbre N, lorsqu’on donne le mouvement au cha-riot; et elle se déroule ensuite, lorsqu’on a opéré l'im-pression. Le contre-poids R a pour objet d’aider seule-ment le rappel du chariot, au point de départ,’ en faci-litant le déroulement de la sangle K.

S, barre ou levier pour donner la pression nécessaire;à cet effet, on élève ou abaisse la bride H, au moyende la vis à oreilles, et on fait monter ou descendre ainsile collier T, qui sert de point d’appui au levier ; puison allonge ou on raccourcit la longueur de la crémail-lère en fer U, et on la maintient dans la position con-venable, à l’aide de broches en fer.

X, pédale liée au levier S, et servant à donner lapression, lorsqu’on appuie le pied dessus.

Y, système de bascule avec un contre-poids Z, servant à faire remonter la barre de pression S.

Presse à engrenage , de M. Clouet, Cette presse reu-J ferme les changements suivants : le moulinet est rem-

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