LITHOGRAPHIE.
LITHOGRAPHIE.
cevoirles étriers de pression n° 46; 48, quatre engre-nages de champ servant à communiquer le mouvementdu cylindre inférieur n" 2, au cylindre supérieur n° 8.Deux de ces engrenages étant fixés sur les axes descylindres, sont en rapport avec le développement deces mêmes cylindres. Le tout est disposé de manièreque les engrenages intermédiaires peuvent engrénerdans toutes les positions verticales que le cylindre de
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pression n° 8 est susceptible de recevoir. Leur but estde communiquer le mouvement au cylindre de pressiou,quand, pendant la marche de la machine, le cylindrene se trouve pas encore ou ne se trouve plus porté surla pierre ; 49, pierre lithographique ;'20, deux bridesde pression qui sont suspendues aux deux extrémitésdu cylindre de pression, et qui reçoivent les leviersà l’autre bout ; ces extrémités inférieures sont à vis, ettelles qu’on peut allonger les brides, ou les raccourciren raison de l’épaisseur des pierres, pour maintenirles leviers dans une position à peu près horizontale ;
21, deux grands leviers de pression passés dans lesextrémité^ inférieures des brides n°20; 22, troisièmelevier de pression ; 23, barre de fer rond dont lesextrémités à gorge s’appuient sur les extrémités desleviers n° 21 ; et qui, dans le milieu de sa largeur,reçoit l’action d'un troisième levier n° 22 ; 24, poidsen fonte de fer de 40 k-ilogr. La position de ce poidsest variable à volonté sur le troisième levier n” 22,et procure ainsi au cylindre de pression uneaction plus nu moins forte. »
Presse à pression fixe et à rat eau mobile , par •M. Quinet. Le principe de la pression fixe aété appliqué, pour la première fois, parM. Schelicht, de Manbeim, vers l’année 4 84 0;depuis, plusieurs imprimeurs de Londres l’ont utilisée d'une manière différente dansla construction de diverses presses, qui mar-chent encore aujourd’hui dans leurs ateliers.
Au mois de mars 4835, M. Quinet, impri-meur lithographe à Paris , a pris un brevetd’invention de cinq ans, pour une presse quiréunit aujourd’hui, par suite des additions etchangements apportés par l’auteur lui-même,l’emploi déjà connu de la pression fixe, etl’application toute nouvelle d’un rateau mo-bile dont l’effet agit et cesse de lui-même, sansl’emploi d’aucune autre force que celle néces-saire pour entraîner le chariot, et opérer l’im-pression.
Avec la presse de M. Quinet, pour tirer uneépreuve, l’imprimeur n’a plus que trois mou-vements à faire : 4 ° d’abaisser le châssis ; 2°de tourner le moulinet ; et 3° de releverle châssis après l’impression opérée ; tandisqu’avec les presses à moulinet, par exemple,il y a dix mouvements à faire, qui sont : 4**d’abaisser le châssis ; 2° d’abaisser le portc-rateau ; 3° d’agrafer le porte-rateau ; 4° deprendre la pédale avec la main pour la portersous le pied qui doit opérer la pression ,
5° de poser le pied sur la pédale ; 6° de tour-ner le moulinet ; 7° d’ôtér le pied de dessusla pédale, pour faire cesser la pression ; 8°de dégrafer le porte-rateau ; 9* de relever leporte-rateau et de le mettre dans la positionperpendiculaire; 40 u de relever le châssis.
H y a donc sept mouvements de moinsdans cette nouvelle presse, et par conséquent,une grande économie de temps et de fatiguepour l’ouvrier. On en peut prendre une idéeexacte par l’inspection du dessin (fig. 4478),'qui représente la coupe en long de cette presse.
11 est facile de voir par l’inspection dudessin que pari ingénieuse disposition du ra-teau articulé seulement en avant, somactiona lieu sans qu’il y ait à mouvoir aucune pé-dale. La pression convenable est donnée entournant lavis à oreilles figurée au-dessu9 dumontant vertical.
Observations. « Il est facile, ajoute Engel-man, de se convaincre que, par la dispositiondo cette presse, il se trouve plusieurs mouve-ments d’économisés, et que son action est plus prompteque celle des presses à moulinet ordinaire. » Je la re-garde comme préférable à celle-ci pour le tirage des écri-tures et autres planches à l’encre, qui n’exigent pas uneforte pression, et pour lesquelles la promptitude de sesmouvements présente une économie sensible.
L’observation d’Engelman est très juste, et nousavons été en position de la vérifier dans l’établissementde la maison Aubert et compagnie, qui imprime lesdessins du Charivari sur une presse de M. Quinet; etqui ne pourrait les produire aussi promptement t!