LITHOGRAPHIE.
LITHOGRAPHIE.
non prix aussi modique, à l’aide d’une presse à moulinet.
Presses lithographiques mécaniques. La première presselithographique mécanique a été inventée en* 1814, parMarcel de Serres , qui en a publié les dessins (voir sonlivre intitulé : Essais sur les Arts et Manufactures de!* empire d* Autriche ; et le tome LU des Annales desArts et Manufactures, pages 11.9 et 267).
Dans son ouvrage, publié en français , en 1819,page 120. Sénéfelder nous apprend aussi qu'il avaitsoumis & l’Académie royale des Sciences de Munich leplan d'une presse, dans laquelle il existait un mécanismefaisant les fonctions de noircir; et il ajoute : « Mais elle
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n’a pas encore été exécutée en grand, et c’est pour celaqu'on ne peut en apprécier le mérite avec exactitude. »
En 1833, M. Villeroy, ingénieur à Paris , a pris unbrevet d’invention pour une presse mécanique qu’il anommée typo-litliographique, dont l’objet, dit l’auteur,est d’opérer le tirage accéléré, l’encrage mécanique, etl’impression à plusieurs couleurs par le même tirage, surle papier, le cuir, la toile, etc. (voir tome XXXIV, i -'ait pour imprimer les contours et les ombres
Nous devons avouer cependant, pour affaiblir l’éton-nement qui doit résultér de voir réaliser un problèmeaussi difficile, que l’inventeur n’applique encore sa ma-chine qu’à l’impression des transports typographiquesde la musique, de l’autographie, des écritures et des-sins à la plume : mais les impressions qu’il produit sontau moins égales à celles faites à la main par des ou- .vriers ordinaires. t
Ce genre de presse est d’une grande importance.C’est de sou emploi et des perfectionnements réaliséschaque jour dans les procédés de transport que peutrésulter, dans quelques cas, l’empiètement des procé-dés de la lithographie sur ceux dela typographie, dont le tirage peucoûteux et prompt, bien plus facileh obtenir mécaniquement, puisqu’ils’obtient avec des reliefs, a été seulemployé jusqu’ici pour les impres-sions à grands nombres.
Impression des estampes , gravureset lithographies en couleurs, avecplusieurs planches.
L’impression des estampes en cou-leurs avec plusieurs planches n’estpas une chose nouvelle. Plusieursauteurs disent même qu’on impri-mait déjà, en 1457, des dessins oufigures eu deux couleurs, dites encamaïeu, avec deux planches de boisgravées en relief ; mais nous ne pos-sédons aucune épreuve ayant unedate bien certaine. Nous savons seu-lement que Hugo de Carpi , quivivait vers la fin du quinzième siè-cle, perfectionna la manière d’im-primer les camaïeux; et Saudratnous apprend qu’il a vu de pareillesimages qui datent de l’année 1503.Le procédé de Hugo exigeait alors, dit Papillon,trois sortes de planches en bois gravées en relief, les-quelles se tiraient l’une après l’autre sous la pressepour imprimer une même estampe ; l’une de ces plan-ches servait pour les jours et les grandes lumières, quel’on formait avec du blanc de plomb; l’autre étaitdestinée à former les demi-teintes; et la troisième ser-
page 145, des brevets expirés).
Cette presse, qui n’est qu’une copie fort imparfaite decelle de Marcel de Serres , n’a pas même le mérite deréunir des organes mécaniques, susceptibles d'opérerl’impression ordinaire, outre le grand désavantagequ’elle partage avec la première de nécessiter l’emploides cylindres en pierre sur lesquels le dessin doit êtretransporté.
En 1540 environ, François Mazzuoli, dît le Parme-san , a perfectionné encore cette méthode en gravantles traits du dessin a l’eau-forte sur une planche decuivre, et les imprimant ensuite sur les couleurs parles procédés ordinaires de l’impression en taille-douce(voyez page 2126).
François Périer, peintre et graveur, qui vivait en1641, fut le premier qui exécuta, en France , à l’aide
En 1840, M. Perrot, l’ingénieur distingué qui a créé j de plusieurs planches gravées en taille-douce, des ca-la belle machine à imprimer les étoffes à plusieurs cou- j inaïeux qui furent tirés sur du papier gris un peu brun.
leurs (voyez impression sur étoffés), a pris unbrevet d’invention pour une presse mécanique propreà imprimer en lithographie. Cette presse est disposéede telle manière que la pierre lithographique étant poséeà*plat sur un chariot qui doit la faire marcher, lemouillage, l’encrage, la pose du papier sur la pierre,l’impression et l’enlèvement des épreuves sont effectués j maismécaniquement et d'une manière continue.
Nous avons vu la machine qui marche, dans les ate- |liers de construction de M. Perrot, et qui produit jour- iBellement des impressions de musique pour M. Thierry, îimprimeur-lithographe lui-même.
Nous pouvons donc affirmer que cet instrumentmécanique réunit les trois éléments vainement cherchésjusqu’à ce jour : la célérité, l’économie et la régularitédu travail.
et dont les contours et les hachures étaient imprimésavec de l'encre noire, et les rehauts avec du blanc deplomb.
Cette méthode (De la Manière de graver à l’eau-forteet au burin , Paris , 1645, page 69) parut, au rapportde M. Bosse, graveur du roi, non seulement nouvelle,is encore si belle, qu’il en rechercha l’invention, etvoici la manière qu’il enseigne :
« Il faut avoir deux planches de pareille grandeur,exactement ajustées l’une sur l’autre ; l’on peut, surl’une d’elles, graver entièrement ce que l’on désire, pui-»la faire imprimer de noir sur un papi r gris et fort,ainsi qu’on vient de le dire au sujet des enluminures.Et ayant verni l’autre planche , comme ci-devant, etl'ayant mise le côté verni dans l’endroit de l’empreinteque la planche gravée a fait en imprimant sur cette