MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR.
fait avoir vécu dans ses dernières années des secoursde la société royale de Londres.
Machine de Savery. En 1698, le capitaine Savery tenta la construction d’une machine dont l’idée étaitempruntée à la fois à Salomon de Caus et a Papin,elle était destinée aux épuisements. Il eut l’heureuseidée de séparer le \ase servant à la formation de lavapeur de celui qui renfermait l’eau à élever, et enoutre, utilisant l’idée de Papin qui consistait à faire levide par le refroidissement de la vapeur, il alimen-tait le vase d'eau en la refroidissant lorsqu’elle étaitvide, et, par ce moyen, aspirait l’eau d’un réservoir 1placé à moins de 10 mètres au-dessous des récipients, jLe refroidissement se faisait au moyen d’eau froide ique Tou projetait sur les parois du vase. La fig. 6 , jqui représente cette machine, fait facilement coin- i
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prendre comment les effets alternatifs d’élévation oud’aspiration pouvaient être utilisés par le jeu de robi-nets. Au moyen de cette machine on pouvait éleverl’eau à une hauteur quelconque, mais la résistance desvases devait croître en proportion de la hauteur a la-quelle devait monter l’eau, ce qui pouvait occasionnerde graves accidents par la rupture des vases.
Cette machine, outre l’inconvénient que nous ve-nons de signaler, avait encore le désavantage de dé-penser les 11/12 de la vapeur produite à échauffer lesparois du vase et l’eau qu'il contenait avant de l’élever;ce qui était un grave défaut, sauf dans le seul cas ex-ceptionnel où l’eau doit être échauffée plus tard, comme,par exemple, pour alimenter dos chaudières de bains ;c’est ainsi que M. Manoury d’Ectot, il y a quelquesannées, a cherché à perfectionner la machine de Sa-
very peur l’employer dans de semblables circonstan-ces; et pour diminuer la perte de vapeur condenséeque nous venons de mentionner, il proposai recou-vrir la suiface de l’eau d’un flotteur, qui empêcherait lecontact immédiat de la vapeur avec l’eau. Malgré lesdésavantages de la machine de Savery , elle fut em-ployée utilement à élever l’eau à une hauteur de 60 mè-tres, la pression de la vapeur étant de six atmosphères.
Nous allons actuellement nous occuper de la pre-mière machine qui ait réellement rendu des services àl’industrie; c’est la machine de Newcomen ou machineatmosphérique.
En 1705, Newcomen , forgeron de Darmouth enDevonsliire, connaissant le digesteur de Papin et lacondensation de la vapeur par l'eau froide de Savery ,conçut l’idée d’établir uue machine basée sur oes deuxprincipes, et s’associa à unvitrier de la même ville,J. Cawley, pour la con-struire : voici en quoi con-sistait son appareil (fig. 6).Un corps de pompe, fermépar en bas et ouvert par enhaut, conteuait un pistonarmé d’une tige; un autrecylindre enveloppait celui-ci, et avait pour effet de con-tenir l’eau servant à refroi-dir la vapeur de manière àla condenser; le refroidis-sement se communiquait peuà peu à toute l’épaisseur dumétal, et atteignait bientôtla vapeur elle-même. Quantau jeu de la machine, H étaitle même que celui du diges-teur de Papin ; seulement lavapeur arrivant dans le cy-lindre, était formée par deschaudières placées à partdans des foyers.
A cette époque où l’artde construire de semblablesmachines était encore dansl’enfance, il était très diffi-cile d’avoir des cylindres oucorps de pompes bien alésés,de telle sorte qu’il n’y eûtpas de fuite entre leurs pa-rois et celles du piston.Aussi, pour remédier à cetinconvénient, les auteurs(Newcomen, Cawley et Sa-very qui s’était réuni auxdeux autres inventeurs) re-couvrirent leur piston d’unecouche d’eau qui pénétraitdans tous les vides et les remplissait. Un jour qu’unomachine de cette espèce fonctionnait devant les in-venteurs, ils virent avec surprise le piston descendreplusieurs fois de suite beaucoup plus vite què de cou-tume. Cet effet était d’autant plus étonnant, que, d’a-près le procédé qu’ils employaient, la vapeur ne pou-vait se condenser que lentement. En recherchant lacause de ce mouvement plus rapide, ils remarquèrentque cela provenait de ce qu’une petite ouverture pra-tiquée dans le piston laissait tomber l’eau goutte àgoutte à l’intérieur du cylindre, et que cette eau divi-sée condensait la vapeur plus rapidement. Appliquantde suite ce moyen à leurs machines, ils supprimèrentle cylindre enveloppant, et le remplacèrent par unepomme d’arrosoir lançant l’eau, dans le corps depompe, en une gerbe très divisée. Ce fut une impor-