MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR.
ployer la manivelle à laquelle il avait songé, mais dontun autre avait pris le brevet.. Watt imagina la moucheou roue solaire et planétaire , qui jouit de cette propriétéqu’elle fait faire deux tours au volant pour une oscil-lation du balancier (voyez mouvement différen-tiel); il l’employa jusqu’à ce que le brevet pris pourla manivelle fût expiré et qu’il pût l’adapter à ses ma-chines. Le grand avantage de la manivelle (voy. bielle),à laquelle Watt revint aussitôt qu’il le put, est de sup-primer toute espèce d’engrenage et de faire correspondreune très faible vitesse dans le mouvement vertical versles points extrêmes de son mouvement, c’est-à-dire aupoint de changement de sens du mouvement alternatif
La fig. 9 montre encore la disposition du régulateurconique que Watt imagina pour faire que la machinese réglât elle-même. Il y parvint en employant ce ré-gulateur à ouvrir ou à fermer le robinet G d’entrée dela vapeur, quaûd la vitesse devenant trop petite ougrande, les boules se rapprochent ou s’écartent par laforce centrifuge ou inversement. Il réalisa ainsi fortheureusement un système de régulateur extrêmementingénieux, par l’emploi simultané de laforce centrifugecroissant avec la vitesse des pièces de la machine et laforce constante de la pesanteur des boules. La résul-tante des deux forces variant constamment de directionavec la vitesse, permet do faire naître par des articu-lations un mouvementalternatif, d’où résultel’effet que nous avonsindiqué. (Voir plus loinCONSTRUCTION pOUrlc.Sdétails de cet appareil.)
Emploi de la détente.Watt ayant remarquéque, dans la machineoù la vapeur agissait enplein, la pression con-stante et la force vivoacquise par le mouve-ment donnaient au pis-ton une vitesse accélé-ratrice, eut l’idée doprofiter de cette accé-lération de mouvementpour dépenser unomoins grande quantitéde vapeur, en utilisantencore la puissance quepeut développer la va-peur en se dilatant. Ce-pendant on doit remar-quer que ce mécanicienn’employa pas la détentesnr une grande échelle,et n’y eut recours dansles machines qu’il fitconstruire à Soho quepour rendre le mouve-ment du piston à peuprès uniforme.
Examinons quel doitêtre le jeu de la ma-chine pour que la détente se produise ; supposonsque l’on ferme la communication du corps de pompeavec la chaudière avant que le piston soit arrivé àl’extrémité de sa course, celui-ci continuera à mar-cher en vertu de la vitesse acquise, et surtout dol’action que la vapeur déjà introduite continuera àexercer. Cette action deviendra de moins en moins fortependant le reste du mouvement du piston, attendu quela vapeur se dilatera graduellement, et qu’à mesurequ’elle occupera des espaces plus grands, son élasticité,comme celle de tous les gaz, s’atténuera. En faisantagir la vapeur en plein pendant un temps déterminéconvenablement, il n’y aura pas d’accélération quidonne lieu à des chocs et par conséquent à des ébran-lements nuisibles à la stabilité de l’appareil. Nous nouscontentons ici de cette première notion de la détente,nous y revenons ci-après avec plus de détails, mais ilimportait d’indiquer comment le maximum absolu dutravail produit pendant une course du piston, pouvaitêtre produit par une quantité de vapeur moindre quecelle qui remplirait le corps de pompe à la pression dela chaudière.
Machines de Woolf. Nous venons de voir que Wattavait utilisé la détente de la vapeur pour régulariser
du piston et du balancier, ce qui diminue beaucoup laperte de travail occasionnée par l’inertie lors du chan-gement de direction.
La plus grande difficulté qu’il restait à vaincre étaitde lier d’une manière fixe la tige du piston et l’extré-mité du balancier, en conservant toutefois à la tige dupiston une marche rcctjligne ;c’est à quoi Watt parviutencore au moyen du parallélogramme articulé. (Voyezmouvement différeniiel.) Deux parallélogrammeségaux et parallèles embrassent le balancier de part etd’autre de ses faces verticales ; ceux-ci articulés à cha-cun de leurs angles sont reliés par des pièces de ferhorizontales. La tige du piston est traversée par cellequi lie les deux angles G. L’angle H est nrticulé à unebarre tournant autour du point K. De cette façon lepoint G se meut sensiblement sur une même verticale.
On ne peut arriver ainsi au mouvement rectilignerigoureux, mais ou peut faire en sorte d’obtenir unedéviation qui ne dépassera pas 2 ou 4 millimètres. Lacourbe que décrit le point G se présente sous la formed’un S dont les deux renflements s’écartent symétri-quement de part et d’autre de la ligne qui passe parles positions extrêmes et moyennes. (Voyez mécani-que GÉOMÉTRIQUE.)