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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

la marche du piston de la machine. Plus tard Woolfpensa à utiliser la détente dans une forte proportion,pour tirer un meilleur parti de la puissance motrice dela chaleur, tout en éwtant de trop grandes irrégularitésdans la force motrice. Les machines qu’il inventa nediffèrent de celles de Watt qu’eu ce qu’elles se compo-sent de deux cylindres moteurs distincts ; dans l’und’eux, la \apeur agit tout à fait en plein à la pressionde 3 à 4 atmosphères; et dans l’autre, elle n’exerced’effort que par sa détente en sortant du premier cy-lindre. Pour produire cet effet, on fait communiquer ledessous du piston dn premier cylindre avec le dessusdu second cylindre, et vire rersâ, le cylindre à détentecommuniquant seul avec le condenseur.

Dans les machines à deux cylindres, on donne aucorps de pompe où se fait la détente un diamètre plusgrand qu’à celui dans lequel la vapeur agit en plein,afin qu’il n’y ait pas lien de trop augmenter la coursedu second piston. Woolf indiquait d’envelopper les cy-lindres d’un troisième et de faire circuler la vapeurdans ce dernier, afin d’écarter les corps de pompe mo-teurs du contact de l’air ; disposition dont de récentesexpériences ont démontré tous les avantages. La limitede la détente est ordinairement, dans la plupart desmachines de ce constructeur, de trois fois le volumeprimitif de la vapeur.

Machines sans balancier. Toutes les machines quenous avons examinées jusqu’ici exigent un balancier,qui souvent est nuisible par l’emplacement qu’il occupeet parla force que ses frottements absorbent; aussi plu-sieurs constructeurs ont-ils cherché les moyens de sedispenser de son emploi. Les machines que l’on con-struisit à cet effet furent formées d’un corps de pompeoscillant autour de deux tourillons, et s’inclinant parsuite de telle sorte que la tige dn piston agisse toujoursconvenablement sur la manivelle. Les divers systèmesne diffèrent que par la position du point de suspension,

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placé plus haut ou plus bas sur le cylindre et le modede distribution de la vapeur. La première idée des ma-chines oscillantes est due à M. Mauby, et date de 1817.M. Cavé vint ensuite la perfectionner (fig. 10).

Après avoir essayé plusieurs geures de distribution |pour ces machines, on a reconnu que la distributionpar tiroir eVexcentrique était, comme pour les autressystèmes, la meilleure et la plus simple.

On s’est aussi affranchi de l’emploi du balancier dansles machines fixes, surtout pour les petites forces (voyezconstruction); les appareils construits à cet effetpeuvent, par leur simplicité, entrer en parallèle avecles machines oscillantes. La machine qui, dans ce sys-

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tème, nous parait la plus simple, consiste eu un cylindrefixe vertical dont la tige du piston porte une pièce hori-zontale qui glisse dans des coulisses, et à l’extrémité delaquelle est articulée une bielle qui va faire mouvoir la

manivelle d’un arbre sur lequel est monté le volant(fig. 11). Toutes ces machines oscillantes et fixes, sansbalancier, sont à double effet, le plus souvent à hautepression, genre de machines dont il nous reste à parler.

Machines à haute pression. Ces machines ne diffèrentdes machines décrites jusqu’ici qu’en ce qu’elles agis-sent à une tension de S à 7 atmosphères. Elles ne sontemployées, comme machines stationnaires, que dansles ateliers où l’on se trouve restreint par l’espace etpar le prix d’acquisition, où la machine doit être lé-gère et où l’on manque d'eau froide pour alimenter lecondenseur qui en consomme évidemment une grandeproportion. Ces machines se composent simplement dela chaudière, du cylindre, du piston et du tiroir ou dessoupapes. Généralement la vapeur y agit en plein pen-dant toute la course du piston. Cependant quelquesmachines ont été modifiées et ont reçu l’application dela détente. Le piston ne peut plus, comme pour les ma-chines à basse pression, être garni d'étoupes. Il doitêtre métallique, ce qui est désavantageux ù cause del’usure du cylindre qui en résulte. Ce genre de ma-chines a pris une extrême importance depuis qu'ellesservent à la traction sur les chemins de fer. (VoyezLOCOMOTIVES.)

Machines rotatives. Pour compléter cet aperçu del’histoire de l’invention de la machine à vapeur et desmodifications qu’elle a subies, il nous reste à parlerd’un genre de machines qui a bien fréquemment exercél’imagiuation des inventeurs, nous voulons parler desmachines à rotation immédiate.

Considérons un tuyau cylindrique dans lequel peutse mouvoir uu piston tournant autour de l’axe du cy-lindre; si la capacité placée d’un côté du piston est encommunication avec la chaudière à vapeur, et quecelle placée de l’autre côté communique avec le con-denseur (une cloison empêchant d’ailleurs ces deuxcapacités de communiquer entre elles), on aura unemachine à vapeur dans laquelle la pression de celle-cis’exerçant sur le piston, engendrera un mouvementcirculaire. Ce mouvement sera continu si la sépara-tion des deux capacités peut disparaître un instant pourlivrer passage au piston, si par un moyeu quelconquel'action de celui-ci peut se continuer.

La machine rotative la plus simple est^celle de Watt,

que représente la fig. 12. On voit que le piston estremplacé par une espèce de dent adaptée à l’axe ; un cla-pet assemblé sur l’extérieur, et qui s’ap-puie contre la partie cylindrique de l’axe,forme la cloison qui sépare la chaudièredu condenseur Dans son mouvement ladent repousse le clapet dont l’axe de ro-tation est sur la circonférence, il s’effacedans une cavité, puis reprend sa positionpar l’effet d’un ressort.

Les chocs brusques de la dent contrele clapet sont un inconvénient de cette machine, laplus simple des machines rotatives qui ont été inventéesdepuis en si grand nombre. S’il peut être évité par d au-tres dispositions, on ne peut dans aucune des machinas