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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

de ce genre éviter les fuites de vapeur à la circonférencedécrite par le piston tournant autour d’un axe. On n’estpas parvenu jusqu’ici à établir des garnitures qui puis*senttenirlavnpeurcommecelle8 des machines ordinaires.

Quel est l’avantage que poursuivent les nombreuxinventeurs de machines rotatives? 11 faut le dire, c’estpour le plus grand nombre une impossibilité, par suitede fausses notions de mécanique. Faute de comprendrela manière dont la bielle et la manivelle transforment lemouvement rectiligne alternatif de la tige du piston encirculaire continu, de voir que le travail est transmis■en entier ; et ne s’attachant qu’à l’effet variable trans-mis en chaque instant par la bielle, confondant letravail et l'effort, ils ont à tort attribué des avantagesillusoires à la machine à rotation directe.

Ainsi donc, la question capitale étant de partir d’unrécepteur qui permette d’utiliser le mieux possible l’ac-tion de la vapeur d’eau, et le corps de pompe cylin-drique est jusqu’à ce jour le seul appareil convenable,aucun système à rotation ne pouvant utiliser aussiconvenablement la pression et la détente de la va-peur, il y a peu à chercher dans cette voie. Le problèmede la transmettre sans perte de travail importante ; detransformer le mouvement obtenu, quel qu’il soit, enun mouvement de rotation continu, comme cela est leplus souvent nécessaire, n’est plus qu’un problème demécanique qui, en général, offre plusieurs solutions.

S’il y a quelques résultats curieux obtenus un jouravec des machines à rotation directe, on peut direavec certitude que ce ne peut être que dans la voie del’éolypile, de l’utilisation de l’impulsion de la vapeurqu’on peut espérer de les obtenir. Cette voie est eneffet nouvelle et mal étudiée jusqu’ici ; la machine àmouvement alternatif se prête mal à une grande vitesse,bien que de curieux résultats aient été récemment ob-tenus dans cette voie, à l’imitation des résultats obte-nus dans la locomotive.

Les machines à rotation directe, au contraire, sontd’autant moins désavantageuses qu’elles tournent plusvite. En effet, elles font alors un travail d’autant plusgrand pour un même poids et un même volume que lavitesse est plus considérable; elles peuvent dispenserde roues d’engrenage et de volants très lourds poureffectuer certaines opérations industrielles.

Ainsi, s’il ne parait pas absolument impossible detirôr quelque parti de machines mises en action parl’impulsion de la vapeur, et de les utiliser pour detrès petites forces et produire des mouvements extrê-mement rapides, on n’a toutefois pas trouvé jusqu’icila solution de ce problème fort difficile, et qui ne pro-curera en définitive, s’il est résolu, que des avantagessecondaires, ne donnera jamais qu’une machine fortintérieure à la machine à vapeur ordinaire, quant à l’é-conomie de la production du travail moteur.

Nous diviserons en trois les tentatives faites jusqu’àce jour dans la voie d’utiliser l’impulsion de la vapeur:

4 ° Les machines à réaction telles que l’éolypile, etdiverses autres machines analogues, telles que celle deM. Isoard, qui consistait en un tube partant du ceutreet formant une couronne circulaire placée sur un foyer;elle aspirait l’eau au centre par un tube agissant commemachine à force centrifuge pendant que la vapeur lafaisait tourner par réaction. Tel est encore le systèmereprésenté fig. \ 3 et \ 4, qui a été exécuté en Amérique .

Mais pour que de semblables machines travaillassentdans des conditions de maximum, pour ne pas dépen-ser inutilement leur vapeur, il faudrait que la vitesse àla sortie fût égale à celle de la vapeur. Or cette vitesseest tellement considérable que déjà, à des vitesses bienmoindres, les matériaux composant l’arbre s’échauf-fent, grippent et cessent de fonctionner. Do plus, sil'orifice de sortie est large comme il faudrait le fairepour faire des machines de cette nature d’une force

quelque peu considérable, l’utilisation de la force ex-pansive de la vapeur est loin d’être assurée. Car cela

suppose, ce qui est loin d’être démontré par l’ex-périence, ou platôt ce qui est contraire à plusieursexpériences, que le courant de vapeur, doué d’un mou-vement extrêmement rapide, exerce toute la contre-pression qui se produit à l’état statique ;

2° Les machines à impulsion dérivant de la machinede Branca, telles que la machine de Pilbrow, qui a étéessayée en Angleterre, et qui consistait essentiellementen un jet de vapeur que l’on dirige sur les palettesd’une roue. Il est facile de comprendre d’où provient lefaible effet obtenu de la vapeur ainsi employée. Indé-pendamment de la difficulté de communiquer le travailpar le choc de la vapeur animée d’une vitesse considé-rable, il est clair qu’il s’en faut de beaucoup que la pres-sion dans la chaudière produise surtout l'impulsion dela vapeur contre les palettes. A la sortie du tuyau elletend à se dilater en tous seus, et ce n’est qu’une partieminimede l’effet de la vapeur qui agit contre les palettes;

3° Les machines à force centrifuge, qui dérivent desroues à aubes courbes, des turbines, sont sans contreditcelles qui doivent être les moins éloignées du but ; ellessont un progrès sur les machines à réaction dont nousavons parlé, surtout quand on se sert, comme l’a tentéM. Pelle tan, de l’appel produit par la vapeur pour en-traîner une masse d’air dont l’effet vient s’ajouter àcelui de la vapeur sur les aubes courbes qu’elle par-court. Jusqu’à présent cependant ces machines n’ontdonné que des résultats insignifiants à cause de la fai-ble densité de la vapeur, et tous les constructeurs sé-rieux ont abandonné une idée qui ne pouvait conduire,en cas de succès bien peu probable, qu’à des résultatsd’importance secondaire.

MACHINE A VAPEUR (théorie). Malgré biendes travaux, la théorie de la machine à vapeur est en-core incomplète, et par suite les recherches qui ontpour objet l’amélioration de ce puissant appareil n’é-tant pas appuyées sur la science, sont souvent dirigéesdans des voies qui ne peuvent conduire qu’à de gravesmécomptes.

Cette théorie ne peut être complétée que le jour oùles données de la question auront été déterminées parles recherches des physiciens, que lorsque ceux-ci au-ront établi tontes les lois des variations de la chaleurdans les conditions auxquelles est soumise la vapeurd’eau dans les machines. C’est le but des expériencessi précises de M. Régnault; malheureusement les ré-sultats* auxquels il est parvenu, bien qu’offrant beau-coup d’intérêt, ne se rapportent encore qu’à ane partiede la question, et peut-être se passera-t- il bien du tempsavant que l’on voie la fin de travaux que le monde sa-vant attend avec bien de l'impatience.

Dans l’impossibilité où nous nous trouvons de donnerune théorie complètement satisfaisante de la machineà vapeur, nons rappellerons la théorie généralementadoptée, et à l'aide des indications quç nons fournissent les données physiques que nous possédons, nouschercherons à les compléter et à faire voir commentdoivent être interprétées les formules trouvées en par-

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