MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR
struire des machines de ce genre qui donneront desrésultats assez voisins de ceux obtenus de la machineà vapeur ordinaire ; mais que jamais ils n'emploierontdeux fois la chaleur qui, ayant produit un travail enengendrant un écartement de molécules, cesse d’êtresensible;
3° Que la machine à vapeur possède théoriquementtoutes les conditions de maximum du travail aussibien que la machine à air chaud, et que pratiquementelle offre des avantages immeuses de simplicité. Cesavantages résultent surtout de l’alimentation avec del’eau liquide et de la facilité de la condensation de lavapeur;
4° Qu’il n’y a par suite rien à tenter dans la voiedes machines à air chaud; que c’est au perfectionne*ment de la machine à vapeur que les inventeurs etconstructeurs doivent continuer à apporter tous leurssoins. CH. LABOULAYE.
MACHINE A VAPEUR (construction). Toutemachine est formée de parties qui remplissent isolé-ment l’une des fonctions dont l’ensemble constitue letravail propre de l’appareil auquel elles appartiennent.Ces parties sont formées d’éléments appelés pièces desmachines.
Composer une machine , c’est disposer convenablementles différentes parties de cette machine, préalablementcomposées. Composer une partie , c’est disposer conve-nablement les différentes pièces de cette partie, préala-blement composées. Composer une pièce, c’est déter-miner les formes et d mensions de cette pièce d’après legenre de travail qu’elle doit effectuer et les résistancesqu’elle doit vaincre.
La composition d’une machine comprend donc lestrois opérations fondamentales suivantes : 1° Composi-tion des pièces ; 2" composition des parties ; 3° compo-sition de la machine.
C’est suivant cet ordre naturel que nous allons pro-céder en ce qui concerne les machines à vapeur.
LIVRE PREMIER.
Composition des pièces des machines à vapeur.
Une réunion de pièces disposées de manière à effectuerun travail déterminé, soit comme appareil complet, soitcomme partie d’appareil, peut se partager en deuxgroupes distincts, savoir : Premier groupes, pièces d’u-sage général ; deuxième groupe, pièces d’usage spécial.
Les premières, qui se retrouvent dans toutes les ma-chines pour des fonctions analogues à remplir, sont dé-terminées de formes et dimensions d’après la nature etl’importance du travail qui est propre à chacune d’elles.
Les secondes, qui n’existent que dans le genre d’ap-pareil où on les rencontre, sont déterminées de formeset dimensions d’après la composition même dudit ap-pareil.
Il résulte de là que : 4° la composition des piècesd’usage général découle naturellement de la composi-tion générale des machines; 2° la composition despièces spéciales découle nécessairement de la composi-tion spéciale des machines à vapeur.
CHAPITRE I* p . PIÈCES EMPLOYÉES GÉNÉRALEMENTDANS LES MACHINES.
Titre r r . — Composition générale des machines.
SECTION I re - CARACTÈRES GÉNÉRAUX.
Toute machine qui fonctionne est un ensemble depièces, intimement liées entre elles, dont les unes sontîixes, les autres mobiles dans différents sens. On peutdonc dire que les caractères généraux des machinessont :
4° Ensemble de pièces fixes et de pièces mobiles;
2° Variété de mouvements des pièces mobiles.
Examinons d’abord ce dernier.
§ I er . Mouvements. — En théorie, on considère deuxespèces de mouvements, savoir :
Le mouvement rectiligne;
Le mouvement curviligne.
Le mouvement curviligne se divise en deux autres,savoir :
Le mouvement curviligne dans un même plan ;
Le mouvement curviligne dans l’espace.
En pratique, on considère également deux espèces demouvements, savoir :
Le mouvement rectiligne; '
Le mouvement circulaire;
Parmi lesquels le mouvement circnlaire n’est qu’uncas particulier du mouvement curviligne dans un mêmeplan.
Ces mouvements sont continus ou alternatifs ; de làquatre espèces de mouvements propres aux pièces desmachines, savoir :
4° Mouvement rectiligne continu ;
“2° — — alternatif;
3° Mouvement circulaire continu;
4° — — alternatif.
On appelle transformation de mouvement toute com-binaison de pièces établissant la communication entredeux pièces douées, de mouvements différents; on enconsidère seize, savoir :
Transformation des mouvements :
4° Rectiligne continu; j i 4° Uectiligne continu;
2° Rectiligne alternatif; f 12° Rectiligne alternatif;
3° Circulaire continu; i \ 3° Circulaire continu;
4° Circulaire alternatif, ; (4° Circulaire alternatif;
§ II. Union des pièces . — Quelles que soient lesformes et dimensions des pièces des machines, on noconnaît guère, en pratique, que trois sections pour lespoints de ces pièces, où eiles se réunissent, savoir :
La section rectangulaire;
La section carrée ;
La section circulaire.
La réunion de deux pièces se nomme assemblage.Comme celui des sections, le nombre des assemblagesadmis en pratique, eu égard à la position des pièces àréunir, est infiuimcnt restreint, puisqu’il se compose dedeux seulomeut, savoir :
L’assemblage bout à bout ;
L’assemblage d’équerre.
Le premier, s’employant toutes les fois que l’on veutréunir deux pièces situées sur le prolongement l’une dol’antre; et le second, toutes les fois que les pièces hréunir sont perpendiculaires entre elles.
De là, douze combinaisons d’assemblages, suivantles sections et les directions des pièces à réunir, savoir :
Assemblage bout à bout d’une pièce à section rectan-gulaire avec une autre à section :
4° Rectangulaire;
2° Carrée ;
3° Circulaire.
Assemblage bout à bout d’une pièce à section carréoavec une autre à section :
4° Carrée;
5° Circulaire.
Assemblage bout à bout d’une pièce à section circu-laire avec une autre à section :
6° Circulaire.
Assemblage d? équerre d’une pièce à section rectangu-laire avec une autre à section :
7° Rectangulaire;
8° Carrée;
9° Circulaire.
Assemblage d 'équerre d’une pièce à section carréeavec une autre à section :
40° Carrée;
41° Circulaire