MACHINE A VAPEUR.
MACHINE A VAPEUR.
n° Les pièces généralement employées pour les as-semblages forment onze autres groupes essentiellementdifférents, savoir :
4° Les rivets ;
2° Les boulons et écrous ;
3“ Les manchons et prisonniers ;
4“ Les douilles à clavettes ou à vis ;
5° Les chapes, coussinets et clavettes ;
6° Les charnières ;
7° Les T ;
8° Les tourillons ;
9" Les glîssoirs et glissières ;
40® Les galets et coulisses;
44° Les stufting-box;
42° Les supports.
Total, vingt-deux groupes de pièces généralementemployées dans les machines.
Parmi ces pièces, il en est qui figurent comme piècesspéciales dans la composition de Lune des parties de lamachine à vapeur, et dont nous renvoyons l'étude à celledes pièces spéciales ; ce sont :
Les arbres, les manivelles et leurs boutons, lesbielles, les balanciers et leurs axes, les parallélogram-mes, les excentriques et leurs mouvements, les glissoirset glissières, les galets et coulisses, les rivets, les man-chons.
Il en est d’autres qui sont traitées dans cet ouvrageà l’article mécanique géométrique; ce sont :
Les roues, pignons, crémaillères et cames.
Enfin, il en est d'autres qui sont d’un interet minimedAns la machine à vapeur, considérées isolément, en cequ’elles rentrent dans la composition de certaines au-tres ; ce sont :
Les poulies et les treuils, les vis.
U nous reste donc seulement neuf groupes principauxde pièces générales, qui avec les poulies, dont nous di-rons quelques mots, forment la série suivante, savoir :
4° Boulons et écrous;
3*’ Charnières ;
3° Douilles ;
4° Les T ;
6° Chapes , coussinets et clavettes;
7° Supports et coussinets ;
8° Leviers ;
9° Stuffing-box ;
4 0" Poulies
Titre II. — Composition des pièces généralesdes machines.
I. Boulons el Écrous.
Les boulons ( fig. 4 5, 4 6, 4 ?, 18, 4 9, 30, 21,32 et33) sont des pièces employées aux assemblages des facesplanes.
A cet effet, ils se composent de trois parties distinctes,savoir :
Le corps, la tête, l’écrou.
Le corps a des boulons est une partie cylindriquetantôt brute de forge, tantôt tournée, dont la longueurest toujours plus grande que la .somme des épaisseursdes deux parties à assembler.
L’une des extrémités du corps est soudée à la tête;['autre est taraudée sur une certaine longueur pour re-cevoir l’écrou.
La tête b est tantôt à quatre, tantôt à six pans; àquatre pans dans les boulons qui ne sont pas en vue ; àsix paus daus les autres ; quelquefois, par luxe, on faitla tête cylindrique terminée par une calotte sphériquepeu prononcée. Dans ee cas, il est important que l’onait un moyen particulier pour empêcher que le boulonne tourne quand on serre l’écrou. Ce moyen consiste àfaire carrée la portion du corps qui touche à la tête,
ainsi que le trou percé dans la bride correspondante,ou à munir simplement cette partie du corps d’un pri-sonnier pénétrant à la fois et dans le corps et dans unemortaise pratiquée sur la bride. La disposition du carrés’emploie fréquemment pour les boulons à tête quel-conque, quand ils sont destinés à assembler des piècesde fonte; dans ce cas, on fait venir à la fonderie lestrous carrés correspondant aux diverses positions desboulons.
L’écrou (fig. 15, 16, 17, 48, 49, 20, 21, 22 et 23)est à quatre pans ou à six pans; à quatre pans pourboulons ordinaires et cachés; à six pans pour tous lesautres. Parmi les écrous, on distingue :
L’écrou h quatre pans ordinaire (fig. 18 et 21 ):
L’écrou à six pans ordinaire (fig. 49);
L’écrou à six pans paré (fig. 20) ;
L’écrou à six pans tourné (fig. 15 et 16);
L’écrou à six pans à chapeau (fig. 23).
Les deux premiers s’employant, comme nous avonsdit, dans les circonstances ordinaires ; les autres s’em-ployant de préférence suivant le plus ou moins derelief que l’on désire donner aux parties dans lesquellesils figurent.
Les dimensions proportionnelles des boulons sontles suivantes :
Le diamètre du corps non fileté étant 4 ;
Les épaisseurs de la tête et de l’écrou sont 4 ;
La diagonale des têtes carrées est 2,25 ;
Le diamètre du cercle circonscrit aux têtes à six pansest 2 ;
Le pas de vis du filet varie entre 4/6 et 4/40 dudiamètre suivant la grandeur de ce dernier.
Le serrage des écrous sc fait au moyen de clefs. Ondistingue deux espèces de clefs, savoir :
Les clefs à mâchoires fixes ;
Les clefs à mâchoires mobiles.
Les premières, qui sont Jes meilleures, consistent enune pièce de fer plat terminée par une tête dont l’épais-seur est égale à environ les 0,75 du diamètre du bou-lon à l'écrou duquel elles sont destinées. Dans cettetête est pratiqué un vide dont le contour est tantôt unpolygone complet, tantôt, et le plus souvent, c’est uneportion de polygone exactement égale à celui formantle contour des écrous auxquels elle doit servir. Dans lecas où ce vide ne forme pas un polygone complet, lenombre des faces qu’il présente est au moins de trois,dont deux, celles formant les extrémités du fer àcheval, portent le nom de mâchoires. Pour les écrousa six pans, le nombre dus faces du vide est générale-ment quatre.
Les secondes, dites clefs anglaises, sont toujoursmunies de têtes à trois laces rectangulaires. Elles nodifferent des précédentes qu’en ce que l’une des mâ-I choires est mobile et permet ainsi le serrage de touteespèce et de toute dimension d’écrous. Elles se con-struisent de différentes manières : tantôt l’écartementdes mâchoires se fait au moyen d’une simple coulissemunie de points d’arrêt diversement combinés ; tantôt,et c’est le plus souvent, il se fait au moyen d’unevis.
Ces clefs, qui sont fort lourdes et ne peuvent pastoujours s'employer, sont bonnes pour le démontagedes machines quand on ne peut s’en procurer d’autres.En général, elles ne conviennent nullement pour l’u-sage journalier, attendu qu’elles abîment les écrous.
On peut presque dire, à propos de ces clefs, quel’on juge de l’ordre qui règne chez le mécanicien quia construit une machine, d’après l’emploi plus oumoins fréquent que fait de la clef anglaise l’hommequi est chargé de l’entretenir.
En effet, ce qui contribue le plus à donner aux con.ducteurs de machines l’habitude de la clef anglaise,c'est la diversité des dimensions des écrous qu’ils ont à