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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

manier. Or, cette diversité provient de deux causes,savoir :

La multiplicité de3 diamètres de boulons employés ;

La mauvaise confection des écrous.

En ce qui concerne la première cause, nous dironsquil n’est pas rare de voir encore aujourd’hui des cen-taines de diamètres différents de boulons dans un ate-lier de construction, tandis qu’avec douze ou quinze auplus on peut satisfaire à tous les cas de l’emploi de cespièces dans les machines; pour cela, il suffît d’adopterles diamètres suivants en millimètres, savoir :

6, 8, 40, 42, 45, 48, 21, 25, 30, 35, 40, 45, 50.

Le mécanicien qui sait le nombre et les diamètresde ses différents boulons, peut faire fabriquer d’avancedes clefs pour chaque numéro et n’oublie pas de livrertoutes celles qu’il doit avec chaque machine qu’il vend.

Dans le cas contraire, il n’en livre aucune ou en livrequi ne vont pas.

En ce qui concerne la seconde cause, nous dironsque, pour être bien faits, il faut que les écrous aientleurs faces taillées mécaniquement.

Si donc on rencontre, dans une machine, des bou-lons dont les dimensions varient pour un même travailà effectuer, et des écrous dont les dimensions varientpour des boulons de même diamètre, on peut dire quele mécanicien qui a construit cette machine n’a pusd'ordre, et sa machine doit être défectueuse. Alors,en examinant attentivement cette dernière, on trouvedes pièces qui se meuvent en dehors du plan de leurmouvement normal et partant des coussinets quis’usent irrégulièrement, ou bien des joints faits enmastic de fonte ou en mastic de plomb, etc.

11. Charnières.

On donne le nom de charnières (figures 24, 25 et20) à l’assemblage employé pour réunir deux tigescylindriques ou autres douées de mouvements diffé-rents, l’une d’elles étant nécessairement douée d’unmouvement circulaire alternatif autour du centre de lacharnière.

Une charnière se compose de trois parties, savoir :

La fourchette simple ou mâle (fig. 24 et 25) ;

La fourchette double ou femelle (fig. 25 et 26) ;

Le goujon et sa rondelle.

Ces pièces se construisent comme le représentent lesfigures. Quant aux dimensions proportionnelles, ellessont les suivantes :

Le diamètre des tiges étant 4, celui du goujon est 4 ;l’épaisseur du fer autour du goujon est 0,6 (nous re-trouverons cette donnée dans beaucoup d’autres cas);les autres dimensions sont indiquées par la figure.

Une difficulté se présente pour la composition nor-male de la charnière; cette difficulté est la suivante :

Il faut, pour faciliter la besogue de l’ajustage, quel’on puisse donner un coup de tour de chaque côté destêtes des fourchettes de manière à bien indiquer lerond extérieur concentrique avec le trou du goujon.

Ce coup de tour se donne facilement dans la tête dela fourchette double, parce que l’épaisseur de 0,6 descoudes se trouve portée à 0,75 à l’endroit des têtes;mais il n’en est pas de même dans la fourchettetimple, parce que l’épaisseur 4,2 est suffisante pourl’assemblage. Or, la tige ayant 4 pour diamètre, si leraccordement polygonal a 4,2 de diamètre intérieur,îomme daus la fourchette double, la tête, ayant 4,2d’épaisseur, ne dépasse pas le raccordement, et alorsle coup de tour est impossible.

Nous avons cru devoir trancher la difficulté en nedonnant que 4,4 d’épaisseur au raccordement de lafourchette simple, lui laissant 4,2 dans l’autre sens,comme à la fourchette double. On pourrait peut-être,au lieu de cela, augmenter l’épaisseur de la tête et la

porter à 4,4; puis diminuer l’épaisseur des têtes de lafourchette et les réduire à 0,70 chaque. Daus cecas, l’épaisseur totale serait de 2,8, tandis qu’ici ellen’est que de 2,7. Le seul inconvénient que nous ver-rions dans la secondé disposition, c’est que l’épaisseurtotale de la tête double ne serait pas plus grande quecelle de la tête simple, ce qui n’est pas bon, parce quele travail de la première est souvent inégalement réparti,tandis que celui de la seconde ne peut l’être.

Ces détails paraîtront minutieux à quelques per-sonnes, mais non pas à celles qui s’occupent de con-struction.

III. Douilles.

Les douilles (fig. 34, 35, 36 et 37) sont, commecharnières, des pièces destinées à l’assemblage de deuxtiges cylindriques situées sur le prolongement l’unede l’autre, seulement elles s’emploient dans le ca9spécial où l’une des tiges s’enfilant dans un stuffing-bow ,ou tout autre évidement ayant exactement son dia-mètre, n’en peut sortir que par l’extrémité où elles’assemble avec l’autre tige. Alors on munit la tigelibre d’une douille dans laquelle pénètre l’extrémité dela tige captive. Cette disposition est le plus souventemployée pour l’assemblage des tiges de piston.

Les douilles sont à vis ou à clavettes. Les douillesà vis ne s'emploient que dans quelques cas particuliers ;généralement on préfère les douilles à clavettes.

Les douilles sont généralement à charnières; dansce cas, elles portent la fourchette simple. Quelquefois,cependant, comme cela a lieu pour les tiges de pompeà air, quand les tiges assemblées ne doivent plus fairequ’une seule et même tige douée d’un seul mouvement,on soude la douille à la tige libre, ce qui en rend l’exé-cution toujours moins facile. Nous ne sommes pa9 trèspartisau de cette disposition, quoiqu’elle soit pluséconomique que celle d’une douille et une charnière.

Les dimensions proportionnelles des douilles sont lessuivantes :

Le diamètre de la tige étant 4, l’épaisseur autourest 0,25 ; la longueur intérieure est 2. 8, de manièreque, ht clavette ayant 0,8 de haut, il y ait dans ladouille uue hauteur de un diamètre en dessus et endessous.

lï. T.

Les T, pièces semblables aux précédentes, diffèrentdes douilles en ce qu’ils sont destinés à assemblerd’équeire des tiges avec des axes sur lesquels ellesbuttent.

Ils se construisent tantôt en fer, tantôt en fonte. Lespremiers sont de beaucoup préférables ; mais ils sontdifficiles à bien faire, surtout en ce qui concerne lesdirections perpendiculaires des trous qui ne sont pasalésés et s’ajustent tels qu’ils sortent de la forge.

Les dimensions proportionnelles de ces pièces sont, les suivantes, savoir :

Le diamètre de la tige étant 4, les proportions de ladouille daus laquelle son extrémité se loge sont lesmêmes que celles des douilles ordinaires.

Le diamètre de l’axe, dans sa partie où la tige vientbutter contre lui, est d’enviroD 4,70 ; quelquefois, ce-pendant, mais pas dans les machines à vapeur, il peutêtre supérieur. On donne à la largeur de la partie du Tqui l’enveloppe trois fois le diamètre de la tige

V. Tourillons.

Les tourillons (figures 38 et 3D) sont les pointsd’assemblage des arbres ou axes avec les pièces fixes oules pièces mobiles dont le mouvement est différent duleur.

Us sont cylindriques et terminés par des collets cy-lindriques comme eux, auxquels ils se raccordent par