Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

un congé, de manière à ne pas changer trop brusque-ment le diamètre. Leur longueur est 4 ,2 de leur dia-mètre ; le diamètre des collets est égal à leur longueur.

Yl. Chapes, Coussinets, Clavettes.

Les chapes, coussinets et clavettes / figures 27, 28,29 et 40), s’emploient dans tous les assemblagesd’axes, fixes ou mobiles, avec des pièces mobiles.

Les coussinets servent à adoucir le mouvement derotation de l’axe dans leur intérieur et à le inuimeniYtoujours serré.

La chape sert à maintenir les coussinets en place.

Les clavettes servent à fermer la chape et à opérer leserrage.

§ 1 e \ Coussinets. —Les coussinets B, B (fig. 27, 28,,sont en plomb et régule , laiton , bronze, maillechort, fonteou acier, suivant les cas de leur emploi.

On les fait en plomb et régule lorsque le mouvementest lent et que l’on tient essentiellement à ne pas user lapièce qui se meut dans leur intérieur, mais qui ne sontpas soumis à des efforts considérables.

On les fait en laiton , dans les machines à vapeur,pour plusieurs raison^, savoir :

La première, c’est que souvent on ne peut se procu-rer de bronze de bonne qualité.

La secoude, c’est qu’ils sont un peu plus économi-ques que ce dernier, ce qui est un pauvre motif.

La troisième, c’est qu’ils s'alésent infiniment plusfacilement et plus vite, les coussinets en bronze usantpromptement la lame d’alésoir surtout s’ils sont souf-tieux ou siliceux.

La quatrième, c’est qu’ils usent moins le tourillonque le bronze, quand ce tourillon est en fer.

Le coussinet en bronze est le meilleur, quels que soientles motifs qui lui fassent préparer le précédent; il est,comme la clef anglaise, un indice de bon ou mauvaisconstructeur.

Le maillechort n’a été employé comme coussinets,que dans certains cas particuliers, plutôt comme luxequ’autrement.

La fonle joue un grand rôle aujourd’hui comme mé-tal de coussinets ; fonte blanche, fonte grise, l’une etl’autre réussissent parfaitement ; la fonte blanche seu-lement se casse et s’échauffe plus facilement que lagrise. Il viendra une époque où on n’emploiera plusd’autre métal pour coussinets.

L’acier ne convient que pour les axes en acier, c’est-à-dire pour les cas où il y a une grande vitesse de rotation.

Les coussinets peuvent so construire de différentesmanières, savoir :

4° A contour extérieur en ogive (fig. 29);

2” A coutour extérieur octogonal;

3° A contour extérieur carré (fig. 27 et 28).

Le contour en ogive, qui est le plus généralementrépandu, présente le grave inconvénient de ne pas fixerle coussinet dons sa chape d’une manière assez stablepour l’empêcher de tourner. D’autre part, comme il fauttoujours un coussinet carré, cette disposition a l’in-convénient d’exiger deux modèles.

Le contour octogonal est bon ; il emploie plus decuivre que le précédent, mais le coussinet ne tournepas ; seulement, si on \ eut que les deux coussinets soientégaux, il faut ajouter à la tête de la tige qui reçoit lachape deux saillies triangulaires, servant a embrasserle coussinet intérieur, et dont le prix de revient dépassede beaucoup la différence qui existe entre le coussinetoctogonal et le coussinet carré. Si alors on met l’undes coussinets octogonal et Tautre carré, on retombedans l’inconvénient des deux modèles signalés plushaut.

Les coussinets carrés présentent l’inconvénient de

prendre plus de matière que les autres; mais, en défi-nitive, ce sont les meilleurs; i!s n’exigent qu’uu mo-dèle pour les deux, s’exécutent Je même l’un que l’au-tre et ne peuvent jamais tourner

Ces coussinets, les seuls employés dans l’enfance dela construction des machines, puis abandonnés pour lesprécédents, ont revu le jour pour la première fois dansles locomotives, où il est si important que ces pièce?restent en place. Nous applaudissons fort à cette ré-surrection , aussi nous sommes-nous empressé de l'a-dopter.

§ 2. Chapes. — Les chapes A (fig. 27, 28) sont tou-jours en fer; elles ont le minimum d’épaisseur néces-saire pour la résistance qu’elles ont à vaincre et la faciiité de l’exécution. A l’endroit où est percée la mor-taise des clavettes, l’épaisseur est plus considérable. Siles chapes étaient en fonte, on se contenterait de fairerégner cette épaisseur seulement dans l’entourage decette mortaise; mais, en fer, cette opération serait infi-niment plus coûteuse que la différence de poids du feiqu’on y laisse.

§ 3. Clavette .— Les clavettes C, D (fig. 27, 40) sonttoujours en fer; on distingue : la clavette C, la contre-clavette D.

La contre-clavette sert à empêcher l’écartement desdeux branches de la chape et, au besoin, la désunion dela chape avec la bielle d’assemblage dans le cas où laclavette viendrait à tomber.

La clavette est pour le serrage des coussinets unique-ment ; ce serrage s'obtient au moyen d’une légère incli-naison des clavettes entre elles.

La figure indique les dimensions proportionnelles descoussinets, chapes et clavettes, le diamètre du tourillouintérieur étant un. Ces pièces sont, sans contredit, cellesqui peuvent le mieux se mettre en dimensions propor-tionnelles.

YIl. Supports.

Les supports (figures 44 , 42, 43, 44 et 45) sontles pièces d’assemblage entre arbres ou axes mobiles.

Comme les chapes, ils possèdent des coussinets ; seu-lement les pièces employées à maintenir ces coussinetsen place changent de formes et de noms.

Dans un support, on cousidère : les coussinets, ' lecorps, le chapeau, le patin, les boulons.

Les coussinets peuvent être de l’une des trois formesque nous avons envisagées précédemment; seulement,pour nous, nous préférons les coussinets carrés, d’au-tant plus que, si on trouve qu’ils prennent trop do ma-tière, on peut les faire en fonte.

Le corps, le chapeau et le patin des supports varientsingulièrement suivant la position des pièces fixes aux-quelles on les relie.

En effet, on considère deux classes de supports, sa-voir : les supports d’arbres horizontaux, les supportsd’arbres verticaux.

Parmi les premiers on considère : les paliers, leschaises.

Les paliers sont ceux dans lesquels le chapeau est si-tué au-dessus du patin.

Les chaises sont ceux dans lesquels le chapeau est si-tué au-dessous du patin.

Les premiers sont destinés à être assemblés avec despièces horizontales inférieures, comme le sol; les se-conds sont destinés à être assemblés avec des pièces ho-rizontales supérieures, comme les plafonds.

Ce qui fait que les formes diffèrent dans les doux cas,c’est que, quand le support s’assemble avec le plafond,il faut, pour faire usage d’un palier, le retourner etconfier ainsi au chapeau, c’est-à-dire aux boulons, lacharge de l’arbre dont il reçoit le tourillon, ce qui n’estpas prudent. On emploie alors des chaises, espèces desupports de forme très variée qui maintiennent le cha-