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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

Quand la soupape est à lanterne, on tourne le toutensemble ; donc déjà les axes coïncident.

Le second point par lequel notre dessin difFère dudessin précité, c’est que la tête de la soupape est munied’une tige terminée par un cône renversé, dont le som-met est au-dessous du plan de contact de Panneau derecouvrement. Dans ce cône se loge un petit cylindreterminé par deux cônes, dont le sommet supérieur vientporter sur le levier en un poiut marqué au pointeau, etd'une profondeur suffisante.

De cette manière, la pression du levier sur la soupapea lieu exactement au centre, et la soupape lève avecune précision mathématique.

Notons que cette disposition n’augmente nullementle prix de revient pour le fabricant.

Une dernière précaution à prendre pour les supportsde soupapes de sûreté est de donner une épaisseur suffi-sante à la bride, sans quoi elle se voile par le serragedes écrous, et l’orifice devient ovale.

§ 2. Flotteur d'alarme. — Nous n’avons aucune ob-servation à faire sur les manomètres et les indicateursdu niveau de l’eau. Nous allons seulement dire quelquesmots sur le flotteur d’alarme.

Le système de flotteur d’alarme de M. Bourdon(fig. 65, 66 et 67), proposé par l’administration, pré-sente l’inconvénient d’avoir tout son mécanisme à l’in-térieur de la chaudière.

Pénétré de la difficulté qu’éprouvent quelquefois lesindustriels à faire usage d’un appareil de ce genre,quand les eaux qu’ils emploient déposent beaucoup,nous avons proposé le flotteur d’alarme représenté dansles fig. 68 et 69, dont tout le mécanisme est à l’exté-rieur de la chaudière.

Depuis, la plupart des mécaniciens ont adopté cettedisposition, qui est préférée par les chaufleurs, et coûtemoins cher que la précédente.

III. Tuyauterie et robinetterie.

Los tuyaux sont des conduits à l’usage des liquideset des gaz ou vapeurs.

Ils se construisent généralement en métal ; quelque-fois cependant on en rencontre en bois et même en bétonpour la conduite des eaux.

Les métaux les plus usités pour construction destuyaux sont les suivants : la fonte, le cuivre, le fer,le plomb.

Les tuyaux en fonte sont les seuls qui nous occu-peront ici, attendu que les autres sont l’objet de fabri-cations spéciales, tandis que les premiers se confec-tionnent dans les ateliers de construction, et jouent ungrand rôle dans les machines à vapeur.

On distingue .deux espèces de tuyaux en fonte, sa-roir : les tuyaux à brides (fig. 57 et 59) ; les tuyaux àemboîtures (fig. 60, 61, 62 et 58).

Les tuyaux à brides (fig. 51, 52) s’emploient toutesles fois que l’on n’a pas à craindre l’influence de la di -latation ou de la contraction du métal par les variationsde température.

Les tuyaux à emboîtures s'emploient dans le cas con-traire.

Souvent une conduite se compose de tuyaux à brideset à emboîtures, les derniers se trouvant placés de dis-tance en distance pour annuler les effets de la dila-tation on de la contraction sur une longueur donnée.

Quel que soit le système d’assemblage des tuyauxentre eux, il faut avoir soin, quand on en fabrique, deles munir, de demi-mètre en demi-mètre environ, debagues extérieures, dont le but est, tout en les conso-lidant, de lutter contre l’influence du retrait après lacoulée.

Les brides se font de la manière représentée dans lafigure 51. A la partie extérieure de la bride est une

partie tournée destinée à joindre exactement aveo lapartie de la bride d’assemblage, et à rendre le jointparfaitement étanche. L’épaisseur de la bride est unpeu plus forte que celle du tuyau, et le raccordementintérieur se fait au moyen d’un petit congé, qui empê-che la rupture de la pièce en cette partie délicate aumoment du retrait.

Les tuyaux à emboîtures se font de trois manières :

1® S’ils sont destinés simplement à conduire del’eau, on les assemble en bourrant l'intervalle que laisseleur jonction au moyen d’étoupes et de plomb fonduou mastic de fer.

2° S’ils sont destinés à conduire de la vapeur, onleur donne la forme représentée dans les fig. 60, 61,62 et 58 ; les parties qui emboîtent sont tournées et alé-sées juste, de manière qu’il suffit d’une quantité trèsfaible de mastic de minium pour opérer la fermetureexacte.

3° Lorsqu’ils sont destinés à établir la communica-tion entre des prises de vapeur très rapprochées, onleur donne la forme représentée dans les fig. 51 et 52C’est un véritable stufling-box, dont les surfaces encontact peuvent être tournées et alésées on brutes àvolonté.

Tous les calculs n’aboutiraient à rien pour détermi-ner l’épaisseur à donner aux tuyaux, par la raison quecette épaisseur est principalement déterminée par lafonderie et la fragilité de ces pièces. Néanmoins, ilest bon de dire que, pour les gros diamètres, lorsqu’il ya de fortes pressions à supporter, il faut calculer cetteépaisseur. Alors on a recours, pour la vapeur, à la règleprescrite par l’instruction ministérielle qui accompagnel’ordonnance royale du 22 mai 1843, relative auxappareils à vapeur en général. Dans cette instruction,il est dit que l’épaisseur de la fonte doit être égaleà cinq fois ce que serait celle d’un tuyau en tôle des-tiné au même usage. Or, pour déterminer l’épaisseur àdonner aux parois des chaudières en tôle de fer, on ala formule :

18 d (n — 1) + 3000

1000

dans laquelle on représente par e, l’épaisseur en milli -mètres;* d, le diamètre intérieur du tuyau en mètres;n, la pression intérieure en atmosphères.

Pour une conduite d’eau, ce résultat est certainementtrop fort; mais nous ne pouvons prendre sur nous despécifier exactement dans quelle proportion il doit êtreréduit.

Les tuyaux seuls ne suffiraient pas à tous les casde conduite des fluides. Lorsqu'il y a des changementsde direction de la conduite, on emploie des coudes.Lorsque l’on veut relier un tuyau à bride avec untuyau à emboîture, on emploie des emboîtures. Lescoudes et les emboîtures sont des pièces dont toutes lesproportions sont les mêmes que celles des tuyaux ;seulement, chez les premiers, la direction forme un arcde cercle ; chez les seconds, la longueur est aussi petiteque possible.

Parmi les coudes, on distingue : les coudes à deuxbrides ; les coudes à emboîtures ; les coudes à bride etemboîture.

Nous dirons peu de mots sur la robinetterie, quicomprend tous les appareils propres à établir ou interscepter la communication entre deux portions d’une con-duite.

Pour la vapeur, on emploie, suivant les cas, lesrobinets représentés dans les fig. 53 et. 55, 54 et 56,63, 64, dits à deux ou trois eaux, suivant le. nombredes tubulures; ou emploie aussi fréquemment, pour do.grandes conduites de vapeur, les soupapes analoguesaux robinets des grandes distributions d’eau.

Les robinets pour eau différent peu d.e ceux pour