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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEWR.

fi* partie. L’appareil d’alimentation du générateur;

7* partie. Le bâti de la machine.

Dans le générateur, on distingue :

1° La cbandière à vapeur ;

2° Les appareils de sûreté ;

3° Les tuyaux de conduite de la vapeur à la distri-bution.

Dans l’appareil de distribution, on distingue :

4° Le distributeur ;

2° Le mouvement du distributeur ;

3° Le modérateur de la distribution.

Dans le cylindre à vapeur, ou distingue :

4° Le cylindre et ses fonds; *

2° Le piston ;

3° La tige.

Dans l’appareil de transmission de mouvement; ondistingue .

4° Le guide de la tige du piston ;

2° Le balancier ;

3° La bielle;

4° La manivelle ;

5° L’arbre;

6° Le volant.

Dans l’appareil de condensation, on distingue :

4° Le condenseur ;

2° La pompe à air et son piston.

Dans l’appareil d’alimentation, on distingue :

4° La pompe d’eau fraîche et son piston ;

2° La pompe alimentaire et son piston ;

3° Les tuyaux de conduite de l’eau.

Dans le bâti, on ne distingue aucune pièce spé-ciale , ses formes variant suivant la disposition desautres parties.

Total, 20 pièces spéciales.

Observant que, parmi ces vingt pièces plus ou moinscompliquées, il en est plusieurs dont les études présen-tent de l’analogie entre elles, nous les classerons dansl'ordre suivant, savoir :

1° Chaudières à vapeur;

2° Appareils de sûreté:

3° Tuyaux de vapeur et d’eau ;

4° Distributeurs;

5° Mouvements des distributeurs ;

6° Modérateurs;

7° Cylindres et corps de pompe ;

8° Pistons à vapeur, à eau et à air ;

9° Tiges;

4 0° Guides de tiges ;

41° Balanciers;

42° Bielles;

43° Manivelles;

44° Arbres;

45° Volants.

Titre II. — Composition des pièces spéciales desmacblnes & vapeur.

I. Chaudières a vapeur.

(Voir pour ces appareils les articles de ce Diction-naire, intitulés chaudière et chaudronnerie).

IL Appareils de sûreté.

Les appareils de sûreté prescrits par l’ordonnanceroyale du 22 mai 4843 sont les suivants, à quelquesmodifications près pour les chaudières de locomotiveset de bateaux (voyez chaudière a vapeur et ma-nomètre ).

Soupapes de sûreté . Les poids étaient, lors de l’antori-sation, vérifiés, mais non poinçonnés, d’où résultait que,après vérification, les propriétaires mettaient tels poidsqui leur convenaient sur leurs soupapes, et il était im-possible, da,ps les inspections annuelles, de reconnaîtrela fraude, parçce que, pour déterminer si une soupape est

convenablement chargée, il faut connaître son diamètre,son poids propre, le rapport entre les bras du levier, iepoids du levier rapporté à son extrémité, et le poidsplacé à cette extrémité ; mesures qui ne peuvent êtreprises que quand la chaudière n’est pas en vapeur.

D’après la nouvelle ordonnance, tontes les soupapessont vérifiées et poinçonnées par les garde-mines , ainsiqne leurs leviers et poids ; mais il est résulté de ce faitun inconvénient grave, qui ne peut être que momen-tané , et sur lequel nous appelons l’attention de messieurs les mécaniciens, chaudronniers et acheteurs demachines :

« II n’est pas une seule soupape, dont les poids aientété réglés par l’administration, qui ne lève bien avantla pression pour laquelle elle a été poinçonnée. »

Quand nous disons il n’est pas une seule, nous vou-lons parler des soupapes de pacotille, dont les 999/4 000des chaudières à vapeur sont munies.

Cela tient à ce que le point par lequel le levier produitsa pression sur la soupape n’est jamais exactement situéau centre de cette dernière, et la direction du levier estelle-même quelquefois oblique ; ce qui fait que la pressionverticale n’est plus qu’une composante de cette dernière.11 résulte du premier vice que la soupape est plus chargéed’uD côté que de l’autre; qu’alors le côté le moinschargé sc soulève, et donne issue à la vapeur en quantité d’autant plus considérable que la différence depression est plus grande ; le second vice tend aussi àfaire lever plus tôt la soupape.

Les industriels, qui ont besoin de toute la pressionqui leur est accordée, n’ont d’autres moyens, pour em-pêcher les fuites par leurs soupapes, que de les sur-charger, et s’exposent par là aux amendes et à l’inter-diction. Cet état de choses ne peut durer ; et, s’il n’y ad’autres moyens pour les industriels, qui ont actuelle-ment des chaudières à vapeur, de se mettre en règleavec l’ordonnance royale qu’en changeant leurs sou-papes, il y a un moyen pour les propriétaires à venirde 6’éviter tous les désagréments des contraventions ;ce moyen est le suivant :

Dans tout marché de chaudières munies de soupapes,il suffit de stipuler que * les soupapes, quand ellesauront été vérifiées et poinçonnées par l’administration,ne lèveront pas avant la pression pour laquelle ellesont été poinçonnées.

Alors il faudra que messieurs les chaudronniers scdécident à apporter dans la construction des soupapesde sûreté les soins qu’apportent MM. Sorel, Chausse-not et autres dans la construction des leurs qui lèventexactement.

Après avoir indiqué le mal, il serait peu généreux delaisser ignorer le remède à ceux dont l’état est de con-struire ces appareils.

Il est un moyen bien simple de faire une soupapequi ne lève exactement que sous la pression pour la-quelle elle a été poinçonnée. Pour cela, il suffit de luidonner une forme analogue à celle représentée dans lafigure (fig. 64).

Cette soupape diffère essentiellement de celle faisantpartie des dessins annexés à l’ordonnance royale du22 mai 4843 par divers points, savoir :

La soupape de l’ordonnance royale est à ailettes ;celle que uous indiquons est à lanterne. La soupape àailettes n’est pas mise sur le tour pour l’ajustage desailettes ; c’est à la lime que cette opération se fait ; surle tour, l’outil ne produirait rien de régulier, à causedes chocs successifs qu’il éprouverait de la part desailettes. De là, que le dessus soit tourné ou non, ilest certain que son axe de rotation n’est pas le mêmeque celui de la surface extérieure des ailettes ; et alors,quand ces dernières entrent dans leur orifice, l’axe dela soupape ne coïncide pas exactement avec celui del’orifice.