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MACHINE A VAFEUR.

MACHINE A VAPEUR.

tes soupapes à garnitures (fig. 82) consistent en uncylindre vertical, creux et mobile, dont la partie infé-rieure porte sur une embase conique.

La vapeur arrive dans la chambre supérieure et entredans le cylindre par l’orifice inférieur, quand la soupapeest levée. Une soupape absolument semblable à celle dela figure sert pour l’envoi de la vapeur au condenseur.

Bien que la manœuvre des soupapes à garniture soitpresque nulle, et que leur mode de fermeture soit assezsatisfaisant, elles sont fort peu employées. Cela tientbeaucoup à ce qu’elles ressemblent un peu au tiroiren D couché qui leur est de beaucoup préférable.

Les soupapes d lanternes (fig. 85) ont été employéespour la première fois dans les machines d’épuisement desmines du Cornwall. Comme celle des précédentes, leurmanœuvre ne subit en rien l’influence de la pressionde la vapeur, l’ouverture ayant lieu latéralement.

Il serait difficile de dire positivement laquelle desdeux soupapes, à garniture ou à tante me, est préférablepour ljiute pression; car, pour basse pression, il n’y arien de mieux que les soupapes enfilées. Si, d’une part,la soupape à garniture présente l’inconvénient d’exigerle soulèvement plus ou moins fréquent du couvercle dela boîte à vapeur, soit pour le serrage, soit pour la vi-site de ladite garniture ; d’autre part, la soupape à,lanterne en présente un autre qui provient précisémentde l’absence de garniture, à savoir, d’être munie de deuxparties coniques pour opérer la fermeture.

Avec les soupapes à garniture la fermeture est tou-jours exacte, parce qu’il n’y a qu’à presser pour l’obte-nir, tandis qu’avec les soupapes à lanterne, la ferme-ture n’est exacte qu’autant que le contact du cônesupérieur a lieu en même temps que celui du côneinférieur. Il est facile, certainement, d’obtenir ce ré-sultat par le rodage ; mais pendant combien de temps cerodage est-il efficace? c’est ce qu’il est bien difficile dedire, la constatation des pertes de vapeur n’étant possibleque quand ces pertes sont considérables.

V. Mouvements des distributeurs.

Les appareils de mise en mouvement des distributeursvarient nécessairement suivant la nature de ces pièces.

Pour les tiroirs, qu’ils soient à coquille ou en D cou-ché, l'appareil de mise en mouvement est toujours lemême ; dans le cas le plus compliqué, il se compose de :Un excentrique ;

Un crochet d’excentrique ;

Une manette ;

Un arbre du tiroir ;

Deux leviers du tiroir;

Deux bielles du tiroir ;

Une traverse du tiroir ;

Une tige du tiroir ;

Un cadre du tiroir ;

Un contre-poids du tiroir ;

Une bielle de dito ;

Un levier de dito.

Toutes ces pièces sont représentées dans les fig. 98,99 et \ 00, disposées pour une machine à balancier, de42 chevaux.

La fig. 81 représente un appareil à déclic, par rè-gle , pour machine sans détente . Dans la position oùle dessin représente les différentes pièces, le piston àvapeur est au milieu de sa course et monte; on a :

A, bielle pour mouvement de la soupape d’exhaus-tion du bas ;

B, bielle pour mouvement de la soupape d’introduc-tion du haut;

O, bielle pour mouvement de la soupape d’introduc-tion du bas ;

D, bielle pour mouvement de la soupape d’exhaus-tion du haut;

E, E’, mauettes de mise en mouvement des soupapes ;

F, tige de la pompe à air manœuvrant les manettes;

G, taquet de la manette E ;

G’, taquet de la manette E’ ;

H, règle;

I, I, I, coutre-poids ;

K, K, bagues à courroies pour limiter l’ouverturedes soupapes.

VI. Modérateurs.

On donne le nom de modérateurs, en général, auxappareils destinés à maintenir la vitesse des machinesentre deux limites plus ou moins rapprochées.

Parmi les modérateurs, il en est qui agissent en aug-mentant les résistances quand la puissance devient pré-pondérante ; il en est d’autres, au contraire, qui modi -fient la puissance selon les quantités de travail absor-bées par les résistances.

Les modérateurs des machines à vapeur sont decette dernière classe. Le plus généralement employéest le modérateur de Watt, dit pendule conique à forcecentrifuge (fig. 92)

11 a pour but de faire ouvrir ou fermer une clef ouregistre placé daus le tuyau d’arrivée de la vapeur, demanière que la quantité de celle-ci qui arrive dans lecylindre diminue quand la vitesse augmente son inver-sement.

Cet ingénieux appareil a été combiné par Watt enemployant simultanément la force constante de la gra-vité de deux boules et la force centrifuge variableavec la vitesse de l’axe mû par la machine auquel sontassemblés les leviers qui supportent les boules. Ces le-viers s’écartant, en raison de la vitesse, enlèveront àl’aide d’articulations la tige qui fait mouvoir le gouver-neur.

On a; prile ainsi une clef qui forme, étant en partiefermée, un étranglement, qui est une cause de pertede force vive; que par suite, à la vitesse normale dela machine, lo régulateur doit être ouvert; ou mieuxencore qu’il y a économie à s’en servir pour accroîtrela proportion de détente de la vapeur, en l’employantà faire varier la position d’un des tiroirs dans lesmachines à détente variable, un des perfectionnementsles plus notables apportés dans ces dernières annéesaux machines à vapeur, au point de vue de l’écono-mie du combustible.

Four la détermination des dimensions du pendule,on se laisse ordinairement guider par des habitudes desconstructeurs, ce qui n’offre aucun inconvénient, parcequ’on munit l’arbre qui communique le mouvementau pendule conique d’une poulie à différents diamè-tres ; celui pour lequel les boules ne s’écartent pas pourle mouvement normal est le bon.

On pourrait théoriquement déterminer le poids desboules d’après la résistance qui s’oppose au mouvementdu régulateur, mais jamais ou n’y a recours dans lapratique, parce que, surtout après quelque temps deservice de la machine, on ignore toujours qu’elle est lacharge exacte du manchon ; on préféré donner, commenous l’avons dit, plusieurs diamètres à la poulie motricedu pendule conique et chercher par plusieurs essais lameilleure position de la courroie.

Cette incertitude dans laquelle on est sur les résul-tats du pendule conique, qui tantôt fonctionne bien.tantôt fonctionne mal, a suggéré à M. Molinié l’idéede le remplacer par un modérateur à souffiet. VoyezREGULATEUR.

L’appareil de M. Molinié n’a qu’un défaut, c’estd’être fort cher; du reste, il fonctionne parfaitement.Sa durée est-elle grande? C’est ce que nous ne pou-vons affirmer; c’est un soufflet en cuir qu’il faut éloi-