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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

gner autant que possible de la chaleur. Le penduleconique, sur ce point, a l’avantage, parce qu’il ne s’usepas ou à peu près pas.

VU. Cylindres et corps de pompe.

Nous comprenons sous cette dénomination la sérieies pièces alésées cylindriquement pour recevoir unpiston se mouvant dans leur intérieur.

De tous les cylindres et corps de pompes, le plus dif-ficile à exécuter est le cylindre à vapeur (fig. 90, 91et 95).

Quand les machines sont à tiroir, il est muni de con-duits pour la vapeur qui se coulent avec lui (fig. 90, 91).

Quand les machines sont à soupapes, ces conduitsn’existent plus; mais alors ce sont généralement degrands diamètres et de grandes courses qui augmententla difficulté.

Dans les cylindres, pour tiroir à coquille, il est im-portant de donner aux conduits des sections égale! àcelles des lumières ; pour cela, au lieu de leur donnermême largeur et même épaisseur qu’à ces dernières,ce qui nécessiterait des noyaux très minces et occupe-rait trop ae piace extérieurement, on leur donne moinsde largeur et plus d’épaisseur.

Le conduit de l’exhaustion est celui qu’il est le plusdifficile de faire suffisamment grand ; alors on prendun peu sur l’épaisseifr du cylindre, ce qui se fait bienaussi pour les conduits, et, autant que possible, on per-tnet à la vapeur de s’échapper des deux côtés de la boiteà vapeur.

Quand un cylindre est alésé assez profond pour qu’iln’y ait plus de soufflures apparentes, on tourne les par-ties des brides extérieures pour recevoir le fond et lecouvercle préalablement tournés aussi. Cette dispositionu non seulement l’avantage de rendre inutile l'emploidu plomb et du mastic pour faire la fermeture, maisencore de reddre le montage plus facile, les positionsrelatives du cylindre et du fond étant déterminées.

Quand on veut mettre des enveloppes aux cylindres,la meilleure disposition est celle delà fig. 95.

Mil. l’islons.

Il existe trois espèces de pistons, savoir :

Les pistons à vapeur; les pistons à eau; les pistonsà air.

Dans les trois cas, il existe deux parties principales,savoir :

Le corps du piston ; la garniture du piston.

§ I er . Pistons à vapeur. — Dans l’origine, ces pistonsse construisaient en fonte avec garniture en chanvre(fig. 101 et 102). Tant que l’on n’a fait usage que demachines à basse pression, ils ont donné des résultatssatisfaisants, bien que la garniture se déchirât souventaux soufflures que l’alésage du cylindre rend apparentes,et qu’il n’est pas toujours possible de boucher avec duplomb.

Mais quand on a voulu appliquer ce genre de pistonsà la haute pression, la surface du chanvre se carboni-sant légèrement, l’action des éraillures du cylindreétait bien plus active, et il fallait changer les garni-tures beaucoup trop souvent.

Alors on imagina d’employer les pistons à garniturede chanvre recouverte d’un cerclede fonte (fig. 103,104).

Cette disposition, qui est encore exclusivement em-ployée par beaucoup de constructeurs, est fort bonneen ce que :

1° Elle est peu coûteuse ;

2° Elle ne manque jamais;

3° Quand l’obturation n’est plus assez complète, ilsuffit de changer la garniture.

Aussi la préférons-nous de beaucoup pour les usineséloignées des ateliers de construction.

Les cercles superposés à la garniture sont en fonte,tournés sur toutes les faces, d’un diamètre supérieur àcelui qu’ils doivent avoir dans le cylindre, afin quecoupés et réduits au diamètre nécessaire, ils aient unecertaine élasticité.

Le serrage du piston de la fig. 103 diffère de celuidu piston précédent, en ce que les boulons se vissentdans des écrous en fer rapportés, ce qui est bien préfé-rable au taraudage dans la fonte

Pour empêcher les têtes des boulons de tourner, aulieu d’uu cercle de for que l’on met ordinairement, nousavons mis une plaque de foute, percée de trous disposéspour recevoir les têtes de boulons ; de cette manière, levide que laissent ces têtes au-dessus du piston est com-blé, ce qui est autant d’écouomisé pour la vapeur.

Après les pistons à garniture mixte vinrent les pis-tons à garniture métallique. Ces derniers, qui sQnt sanscontredit les meilleurs, quand iU sont bons, ont étéconstruits et se construisent encore de diverses ma-nières.

La première et la plus ancienue des garnitures métal-liques, est celle dite à ressorts à boudins (fig. 105,106).

Elle consiste en deux anneaux superposés et com-posés chacun de deux rangs de segments en acier serréscentre le cylindre par des ressorts à boudins en acier.

Ce mode de garniture est bon, bien que souvent lesressorts perdent de leur élasticité. Ce qu’il faut surtoutéviter, dans ce genre de pistons, c’est l’encrassage quirend à la longue les segments immobiles.

Ensuite est venu le piston à cercles (fig. 107, 108),analogue au piston à garniture mixte, et composé dedeux cercles concentriques tournés sur un diamètre plusfort et coupés de manière à être rendus élastiques.

Ce système de garniture ne présente pas, à notreavis, assez de stabilité pour ne pas occasionner desfuites de la vapeur au travers de la garniture.

On a ensuite imaginé la disposition des fig. 113 et116, qui est une légère modification de celui de la fi-gure 105, mais présente l'inconvénient de rayer le cy-lindre.

Une des meilleures dispositions pour garnitures mé-talliques est celle des fig. 114 et 115, qui dérive à la foiset de la précédente et de celle de la figure 105. La gar-niture est moins susceptible de s’encrasser que celle dela fig. 105, seulement elle coûte cher.

Enfin, depuis quelque temps on semble revenir à ladisposition de la fig. 113 qui avait été délaissée. Ellea été adoptée pour les pistous des appareils moteurs do450 chevaux de la marine de l’Etat.

§ 2. Pistons à eau. — Les pistons à eau se divisent enpistons pleins, pistons à clapets.

Les pistons pleins, dits aussi pistons foulants, soconstruisent des deux manières, suivant leurs diamè-tres.

Pour de petits diamètres, comme ceux employés àl’alimentation des chaudières, on emploie les pistonspleins sans garniture. L’obturation a lieu dans ce casau moyen d’un stu(fing-box adapté au corps de pompe.

Pour de grands diamètres, on les fait en fonte, d’uneou deux pièces, et on les munit d’une garniture enchanvre.

Les pistons à clapets, dits aussi pistons élévatoires,se construisent de différentes manières, suivant les dia-mètres des corps de pompe.

Pour les petites pompes à eau, on emploie les pistonsà garniture de chanvre ou les pistons à garniture docuir.

Pour des diamètres un pen grands, on emploie lespistons à garniture de cuir embouti, ou encore les pis-tons à garniture de cuir découpé.

Pour les pompes à air, on emploie généralementle piston à garniture de chanvre et à clapets métal-liques.