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MACHINE A VAPEUR.

MACHINE A VAPEUR.

dépasse 30 chevaux, elles ont la seule disposition demachines à rotation que l’on emploie généralement. Ilen résulte que, au-dessus de 30 chevaux, l'arbre mo-teur doit être renfermé entre les hauteurs — R et + R,par rapport au sol.

, Les machines à balancier sont, nous l’avons déjà dit,les machines par excellence pour la condensation, àcause du point d’attache facile qu’elles offrent pour lestiges des pompes ; aussi ce sont elles que l’on préféré,quand il y a à choisir, si l’appareil doit être à conden-sation.

Quand la force des machines ne dépasse pas 40 che-vaux, il est toujours convenable de les établir sur uneou deux plaques de fondation réunies. Cela permet deles monter à l’essai avant de les expédier, et de déter-miner ainsi exactement les longueurs et positions res-pectives de toutes les pièces t opération qui abrège sin-gulièrement la besogne du mécanicien chargé de la pose.

L’appareil de condensation se fixe alors après laplaque de fondation, suffisamment évidée à cet endroitpour que l’on puisse y descendre et manœuvrer facile-ment en cas de réparation ; des plaques rapportées ser-vent à cacher cet appareil.

Le bâti des machines à balancier varie suivant leurforce.

Pour machines de la première et de la seconde caté-gorie, c’est-à-dire de 12 chevaux au plus, on a faitpendant longtemps usage de l’entablement à 6 co-lonnes de Watt. Ce bâti, bien que fort lourd, vibraittoujours par suite du peu de solidité qu’offre le moded’assemblage de l’entablement avec les colonnes.

Aujourd’hui on emploie presque spécialement deuxchevalets reliés entre eux par des croix de Saint-André.Cette disposition est non seulement plus légère, maisencore plus solide, attendu que chaque chevalet estd’une seule pièce. Plus les chevalets ont de base, plusils sont solides.

Pour machines de la troisième catégorie, c’est à-direde42 à 25 chevaux, on emploie volontiers l’enta-blement à deux colounes, ayant ses extrémités noyéesdans les murs longitudinaux du bâtiment delà machine.

Les porte-guides du parallélogramme sont, d’unepart, fixés à l’entablement au moyen d’écrous, d’autrepart, supportés sur le cylindre au moyen d’une traverseet de une ou deux colonnettes en fer.

Pour machines de la quatrième catégorie, c’est-à-dire de 25 à 50 chevaux, on conserve l’entablementà deux colonnes, noyé dans les murs longitudinaux ;seulement on le relie avec les murs transversaux, soitan moyen de jumelles en fonte, comme dans les machines de Saiut-Ouen, soit au moyeu de jumelles eu boisservant de porte-guides au parallélogramme.

Dans tous les cas, il est important de traverser l’en-tablement et les colonnes par de forts boulons de fon-dation descendant à une profondeur suffisante dans lesol pour que les actions opposées du piston à vapeur etde la bielle sur le balancier ne puissent les soulever.

Pour machines de la cinquième catégorie et sui-vantes, on supprime l’entablement et on le remplacepar nn mur transversal en solide maçonnerie. Les sup-ports du balancier portent sur un fort patin en fonte,dans lequel sont emboîtées les jumelles en bois quiaboutissent aux murs de face transversaux. Le toutest relié au mur par des boulons de fondation prenantinférieurement dans de fortes semelles en fonte, au-dessns desquelles est nn lit de madriers transversauxqui augmentent la résistance de tout le poids de la ma-çonnerie qu’ils supportent.

II. Machines à bielles articulées.

Les machines à bielles articulées, dîtes systèmeMaudslay, du nom de leur inventeur, ont remplacé les

machines à balancier, dans presque tous les cas, pourforces à transmettre au-dessous de 25 chevaux. Cesmachines qui s’emploient également avec on sanscondensation présentent l’avantage d’occnper peu deplace, ce qui est une qualité essentielle dans les usines,surtout à Paris .

Quand elles sont à condensation, le cylindre estperché sur une plate-forme en fonte formant la basesupérieure d’un piédestal à l’intérieur duquel est placétout l’appareil de condensation.

Quand elles sont sans condensation, le cylindre està une hauteur au-dessus du sol, suffisante pour per-mettre le passage de l’arbre moteur.

Dans les deux cas, la tige du piston est guidée enligne droite par nue traverse, glissant ou roulant dansdeux coulisses.

Aux extrémités de cette traverse, en dehors des cou-,lisses, sont les têtes supérieures des deux bielles quitransmettent le mouvement à l’arbre moteur, an moyende deux coudes pratiqués sur la longueur.

III. Machines à bielle en cadre.

Ces machines que construisent seuls deux mécani-ciens de Paris , MM. Beslay et Hermann, diffèrent desprécédentes en ce qu’elles n’ont qu'une seule bielle etnu seul coude à l’arbre moteur, disposition qui exclutl’appareil de condensation de dessous le cylindre.

Elles conviennent pour force ne dépassant pas16 chevaux, la bielle acquérant, au-dessus de ce point,des proportions très grandes qui, par suite de sonraouvemeut oscillatoire, produirait des vibrations dan-gereuses.

Elles n’admettent pas la condensation ; car, à notreavis, ce n’est pas admettre la condensation que de né-cessiter nn excentrique pour mouvoir le piston de lapompe à air.

Ce en quoi elles peuvent l’emporter sur les machinesà deux bielles articulées, c’est que, n’ayant qu’uneI seule bielle et un seul coude, elles ne souffrent pas au-tant que les premières quand l’axe de l’arbre moteurn'est pas perpendiculaire au plan de leur mouvement,ce qui arrive assez fréquemment.

En thèse générale, on peut dire que le but des méca-niciens qui adoptent cette disposition est bien plutôtd'avoir un système à eux que de perfectionner une dis-position connue.

IV. Machines horizontales.

Les machines horizontales sont les machines parexcellence pour l’exploitation des mines.

Elles sont tout à fait impropres à la condensation,mais elles reçoivent très bien l’application de la détenteà deux tiroirs superposés.

Elles conviennent pour toutes les forces à transmettre ; leur seul inconvénient est d’occuper une grandelongueur, ce qui fait que, au-dessus de 25 chevaux,on leur préfère la machine à balancier.

Comme on peut sans inconvénient augmenter la vî.tesse dans ces machines, on remédie souvent à l'incon-vénient de la longueur en ieur donnant pour coursela course des machines de force immédiatement infé-rieure. Cela a pour conséquence de diminuer d’un seulcoup les longueurs du cylindre, de la bielle et de lamanivelle, toutes longueurs qui s’ajoutent les unes auxautres.

V. Machines oscillantes.

On distingue deux classes de machines oscillantes,savoir :

Les machines à cylindre oscillant sur uu axe situéau milieu de sa longueur;

Les machines à cylindre oscillant sur un axe situé àson extrémité.