MANOMÈTRE.
MANOMETRE.
supérieures à la pression légale, et dangereuses pourl’appareil soumis à l’épreuve, ce qui peut arriver etest arrivé plusieurs fois avec l’ancien mode d’épreuve,parce que les soupapes peuvout gripper et adhérer àleur siège;
5° Toute chance de fraude est évitée;
G° Enfin, nu point de vue de la tolérance, si, lors-qu’un appareil est essayé au manomètre, un joint defermeture de l’appareil, ou un joint des tuyaux de lapompe, ou bien cette pompe elle-même, vient à man-quer avant que la pression légale soit atteinte, et sile manomètre indique cette pression légale, moins 1/2ou uue atmosphère, on peut, sans scrupule, regarderl’épreuve comme convenable, si d’ailleurs aucune fuitegrave ou déformation de l’appareil n’a été signaléeAvec la soupape d’épreuve, lorsque le même accidentarrive, comme ou ne sait pas au juste le degré de lapression tant que la limite voulue n’est pas atteinte,c’est une épreuve à recommencer.
Ce système se propage chaque jour h l’étranger.
M. le ministre des travaux publics de Belgique acommandé à M. Bourdon un certain nombre demanomètres semblables à ceux mis entre les mainsde nos ingénieurs des mines.
L’administration russe était à la fin d’août der-nier en correspondance avec M. Bourdon pourune commande de manomètres gradués à 18 at-mosphères.
Manomètre Richard. Nous donnerons encore unmanomètre fort ingénieux, remplacé aujourd’huipar le précédent qui est plus simple, mais dontla construction offre beaucoup d’intérêt. Nousvoulons parler de celui que M. Richard f fa-bricant d instruments de physique à Lyon , a con-struit un manomètre à air libre d’un nouveausystème, qui peut aisément s’adapter aux chau-dières des machines locomotives et des bateaux,quelque élevée que soit la pression effective de lavapeur dans leur intérieur. Ce manomètre a reçul’approbation de la commission centrale des ma-chines à vapeur et est employé déjà avec succèssnr nombre de locomotives et de bateaux à va-peur, ce qui nous engage à eu donner ici unedescription succincte.
Il s’agissait de construire un manomètre à airlibre, qui pût s’adapter aux chaudières des ma-chines locomotives et des bateaux, quelque élevéeque fût la pression effective de la vapeur dansleur intérieur. Il fallait, pour cela, réduire dobeaucoup la hauteur de l'instrument. M. Richarda doue coustfuir, sur un principe bien connu desphysiciens, et que plusieurs personnes avaientdéjà essayé d’appliquer aux manomètres de chau-dières à vapeur, un manomètre raccourci (fig. 4498 et4499), composé d’im tube replié plusieurs fois surlui-même, de manière à présenter une série de bran-ches verticales, reliées l’une à l’autre par des coudesarrondis; l’instrument développé dans un même planvertical présente une suite continue de syplions al-ternativement .droits et renversés, à branches verti-cales. Du mercure remplit tous les eoudes inférieurset s'élève jusqu’au milieu de la hauteur des bran-ches verticales. Les colonnes de mercure sont sé-parées par des colonnes d’eau qui occupent les coudessupérieurs, et l’autre moitié de la hauteur des branchesverticales. L’appareil étant ainsi complètement remplide colonnes alternantes de mercure et d’eau, si l’on metl une des extrémités du tube en*communication avec unechaudière à vapeur, l’autre extrémité demeurant ou-verte à l’air libre, l’excès de la pression dans la chau-dière sur celle de l’atmosphère déterminera la dénivel-lation simultanée du mercure dans toutes les branches ;ces dénivellations seront d’égale hauteur, si-le tube est
exactement calibré dans toute sa longueur, et, dans cecas, la pression effective de la vapeur dans la chaudièresera donnée par la hauteur à laquelle le mercure se seraélevé au dessus du point de départ dans la branche ou-verte du tube, multipliée par le nombre des branchesverticales, sauf la correction due à l’influence du poidsde l’eau intermédiaire entre les colonnes de mercure.Cette correction se fera en multipliant le produit précé-dent par la fraction 63/68, qui exprime le rapport del’excès de la densité du mercure sur celle de l’eau, à ladensité du mercure. S’il y a, par exemple, 22 branchesverticales, h désignant l’élévation du mercure en milli-mètres, dans la branche ouverte à l’air libre, la pressioneffective de la vapeur sera mesurée par uue colonne de
22 h X ^
mercure égale à 22 h X ££ i -—sera la prèssion effective en atmosphères; et chaque atmosphère
de pression sera mesurée par
760X 68
= 37““,3 dey
63 X 22
mercure. Ainsi une pression totale de sept, on unepression effective de six atmosphères, la plus forte quisoit usitée dans l’industrie, sera accusée par une déni-vellation du mercure de 223“”,8, dans la branche ou-verte, égale à celle qui aura lieu dans les autres bran-ches. Il n’y a, dans tout ce qui précède, rien qui ne soitdéjà connu depuis longtemps, et qui n’ait été appliqué.Nous rappellerons, notamment, l’essai fait par la com-mission des machines à vapeur d’un semblable ma-nomètre à tubes do verre construit par M. Coliar-deau, et qui fut appliqué sur une machine locomo-tive du chemin de Paris à Corbeil, en même tempsqu’un manomètre à air comprimé et un thermoinano-mètre.
Le tube replié est en fer. Les branches verticales, aunombre de 22, ont une hauteur totale de 0“,50. Ellessont groupées de manière à ce que leur ensemble forme