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MANOMETRE.

on parallélipipède rectangle dont la base a 0“,14 sur0“,062. La dernière branche verticale ouverto à l'airlibre est ramenée vers le milieu de la face antérieure duparallélipipède et porto un tube en verre de 0“,2io dehauteur, qui laisse apercevoir l’extrémité de la colonnede mercure. Ce tube en verre est maintenu entre l’ex-trémité du tube replié et un autre bout de tube qui serecourbe et communique avec un tube en fer cylindri-que plus large, placé derrière le parallélipipède, et quiconstitue un réservoir destiné à recevoir le mercure»dans le cas où par suite d’une pression trop élevée dansla chaudière, ou d’une oscillation qui aurait lieu aumoment de l’ouverture dti robinet, la colonne mercu-rielle viendrait à dépasser l’extrémité supérieure du tubeen verre. Le mercure peut être retiré de ce réservoir,en otant une vis eu fer qui ferme un orifice ménagé à sapartie inférieure.

La première branche du manomètre, celle qui estmise en communication directe avec la chaudière, seprolonge jusqu’à la face supérieure du parallélipipèdecirconscrit à l'ensemble des plis du tube. Elle portedeux robinets placés l’un à son extrémité supérieure, àl’arrivée du tube venant de la chaudière, l’autre au ni-veau ou un peu au-dessus du niveau que doit atteindrele mercure, lorsque le manomètre n’est point en pres-sion. Nous dirons tout à l'heure l'usage de ces robi-nets.

Pour remplir l’instrument de mercure et d’eau, desouvertures fermées par des vis en fer sont ménagées, lesunes aux sommets des coudes supérieurs de tous les sy-phons renversés, les autres sur une môme ligne hori-zontale au milieu de la hauteur des branches verticalessituées d’un môme côté. On remplit d’abord, par cesdernières ouvertures, les parties inférieures de tous lestubes, de mercure que l’on introduit au moyen d’unpetit entonnoir à tige recourbée. L’ou verse du mercuredans chaque tube, jusqu’à ce qu’il vienne affleurer lesouvertures. On ferme celles-ci par les vis en fer. On ou-vre ensuite les ouvertures ménagées aux sommets descoudes supérieurs, et on y verse, à l’aide d’un enton-noir élevé à tige effilée, de l’eau, de manière à remplircomplètement les parties supérieures des branches ver-ticales. La partie supérieure de la première brancheverticale étant également remplie d’eau, jusqu’au ni-veau où elle se maintiendra remplie par l’eau provenantde la vapeur condensée, quand elle sera mise en com-munication avec la chaudière, on ferme tous les orifices.Le n° 1 de l échelle divisée en atmosphères doit corres-pondre à la position qu’occupe alors le niveau du mer-cure dans le tube en verre. L’échelle du manomètre esttracée sur une lame de cuivre. Elle est divisée, d’aprèsle nombre de branches de l'instrument supposé bien ca-libré ; elle est mobile le long du tube en verre, et peutêtre fixée par deux vis de pression, de manière à ce quele chiffre i corresponde au niveau du mercure, lorsquele manomètre communique par l’une et l f autre de sesextrémités avec l’atmosphère. L’échelle du manomètreessayé par la commission dcsmachines-à vapeur marquejusqu’à sept atmosphères. L’intervalle d’une atmosphèreest de 37 millim.

Les replis du tube on fer sont maintenus par desentre-toises. Tout l’instrument groupé d’une manièreassez élégante en un parallélipipède de 0“,50 de hau-teur, et dont la base a 0",4i sur 0 m ,06, est ajusté surune plaque en fer avec des montants en équerre à lapartie postérieure, de sorte qu’il peut être adapté faci -lement et simplement à l'avant d’une chaudière de ma-chine locomotive, sur une chaudière de bateau, ou de-vant le foyer d’une chaudière, de manière à ce quel’échelle soit dans tous les cas bien en vue du chauf-feur.

On peut vérifier, à un instant quelconque, quand lemanomètre est en placo, s’il marque une atmosphère

MARAIS SALANTS .

lorsque la pression est supprimée. A cet effet, aprèsavoir fermé le robinet supérieur de la première branchequi intercepte la communication avec la chaudière, ououvre le second robinet placé au-dessous sur la mêmebranche. Le tube replie étant ainsi mis en communica-tion par les deux bouts avec l’atmosphère, le mercuredoit retomber dans le tube en verre, au n° \ de l’é-chelle.

Si le tube qui met le manomètre en communicationavec la chaudière vient à s’engorger, il suffit, pour lepurger, d’ouvrir le robinet inférieur; l’eau contenuedans le tube de communication est chassée par la pres-sion de lu vapeur, et emporte, en s’écoulant par le robi-net, les matières qui avaient occasionné l’obstruction.

La correspondance du niveau du mercure dans le tubeen verre, avec les divisions de l’échelle, s’aperçoit avecfacilité, même pendant la marche des machines locomo-tives.

11 résulte des essais auxquels la commission centraledes machines à vapeur a soumis le manomètre à airlibre, de M. Richard :

\° Que le manomètre peut être facilement adopté auxchaudières de machines locomotives comme aux chau-dières de bateaux à haute pression ;

2° Que les indications de ce manomètre, sans comporterle meme degré d'exactitude que celles du manomètre àair libre ordinaire, sont cependant susceptibles d’uneprécision suffisante pour les besoins de la pratique,pourvu que les tubes en fer et en verre soient calibrésaussi exactement que possible, que les deux pointsextrêmes de réçjielle aient été déterminés par compa-raison directe avec un manomètre à air libre ordinaire,et que Tou ait soin de vérifier fréquemment et de rec-tifier au besoin la positiou du point de départ del’échelle j

3° Que la division de l’échelle par-un ealcul qui sup-pose l’égalité du calibre intérieur des tubes en fer et enverre, sera presque toujeurs fort inexacte et doit êtrerejetée; qu’en conséquence il sera indispensable, quandon remplacera le tubo en verre d’un manomètre deM. Richard, de remplacer aussi l’échelle, ou du moinsde la vérifier de nouveau. P. debette.

MARAIS SALANTS . Les applications du sel 60 ntaussi variées qn’import&ntes; employé dans L’économiedomestique, pour la conservation et l'assaisonnementdes aliments, il est devenu tout à. fait indispensable ala satisfaction de nos besoins les plus ordinaires. Danal’industrie, le sel marin n’est pas d'une moins grandeutilité; il sert à préparer l’acide hydrochîoriquc, lechlore, le sel ammoniac et tous les produits du sodium,le carbonate de soude, les savons, le sulfate de soude, etc.L’agriculture, enfin, est appelée à retirer les plus grandsavantages de l’emploi de ce corps, pour l’amende-ment des terres et l’engraissement des animaux, quandles dispositions fiscales devenues moins sévères per-mettront au commerce de l’obtenir au prix de fabrica-tion. On comprend d’après cela l'importance de lu pro-duction de ce corps et l’intérêt que doivent présenter lesdétails de sa fabrication.

L’usage du sel remonte à la plus haute antiquité.L’histoire a seulement conservé le nom de Phidippaaqui employa le premier, dans la Grèce , le sel pour laconservation des aliments. Tous les peuples de l’anti-quité se sont formés sur le sel les. idées les plus super-stitieuses. Ces croyances transmises, de. génération engénération se retrouvent encore chez nous jusqu’à uncertain point. Consacré aux dieux chez les païens, le selentre encore comme symbole dans l'administration dupremier sacrement de l’Eglise. La propriété conservatricedont il jouit rappelle des idées de force et de durée dontles hommes ont toujours avidement recherché les ma-nifestations.

Les anciens retiraient le sel, comme nous le faisons