MECANIQUE.
idée fausse et incomplète de la question. Les em-brayages, le volant, les cartons de la Jacquart, etc.,etc., sont certes, des organes de machines, sans êtrepour cela ni des organes de récepteurs, ni des organes detransformation de mouvements, ni des outils.
Le second est de confondre l’agent physique quidonne le mouvement avec la machine. A quoi peut-ilservir de considérer la roue hydraulique comme unmoyen de transformer un mouvement rectiligne enmouvement circulaire, parce que l’eau qui se mouvaiten ligne droite vient tourner «à la circonférence de laroue? L’eau est ici le moteur qu’on doit utiliser lemieux possible, cette condition seule détermine le mou-vement qu’on lui fait prendre. Il n’en est pas de mêmedes parties suivantes delà machine; ce n'est plus seule-ment l’économie de forces motrices qui est enjeu ; maisavant tout, la nécessité d’obtenir les mouvements con-venables de l’outil, en vue du travail à effectuer.
Enfin, le travail de MM. Lantz et Bétancourt a ledéfaut d'avoir vieilli, ayant été fait avant les grandsprogrès accomplis depuis 30 ans dans l’art de la con-struction des machines et d’avoir été conçu bien plus envue de l’enseignement que de la pratique. Beaucoup dessolutions directes pour transformer un mouvement enun autre, qui y sont détaillées, seraient rejetées par lemécanicien le moins avancé à cause de leurs imperfec-tions et parce qu’on obtient le même résultat chaquejour dans les ateliers, au moyen de solutions moins di-rectes, mais bien préférables sous tous les rapports.
Nous avons essayé, dans notre Traité de Cinéma-tique, de ramener, sous forme scientifique, les ingé-nieuses combinaisons de nos mécaniciens. Comme nousl’avons dit dans Introduction, c’est par l’étude desorganes que Von peut arriver à l’intelligence complètedes machines qui sont formées par des combinaisonsplus ou moins complexes de ces organes. Quant à lanotion qui rend cette étude possible en la limitant,elle consiste en ce que le dernier élément de tout or-gane d’une machine est nécessairement une machinesimple : levier, tour ou plan ; que, par suite, toutorgane de transformation de mouvement ne consisteque dans un système qui permet l’action d’une machinesimple sur une machine simple.
La mécanique géométrique se divise naturellementen quatre sections :
4° Récepteurs. Formes de leurs organes et nature dumouvement produit d’après le mode physique de l’ac-tion de la force motrice ;
2° Organes de communication , de transformation dumouvement d'une partie d’une machine àune autre partie ;
3° Organes des machines servant à modifier le mouve-ment et à disposer les éléments dans un ordre déterminé ;
4° Opérateurs. Organes servant à surmonter les ré-sistances, varient d’après la nature des résistances et leproduit à obtenir.
PREMIÈRE SECTION.
Récepteurs.
L’étude des récepteurs, de la vitesse de leur mouve-ment forme l’application la plus intéressante de la mé-canique dynamique, qui se propose surtout la solution duproblème d’obtenir le maximum d’effet utile des mo-teurs. Nous n’avons ici qu’à passer en revue les diversrécepteurs pour indiquer la forme de leurs organes etétablir la nature de leur mouvement, point de départ detoute combinaison mécanique pour opérer uu travail àl’aide des forces naturelles.
On peut diviser en quatre classes les moteurs qu'em-ploie l’industrie: 4°Moteurs animés. Forcede l’homme,des animaux; 2° Pesanteur; 3°Vitesse acquise; 4°Cha-leur et actions chimiques.
MECANIQUE.
PREMIÈRE DIVISION. — Moteur» animésI. FORCE DE i/HOMME.
Le corps humain, dit Coulomb, composé de diffé-rentes parties flexibles, mues par un principe intelligent^se plie à une infinité de formes et de positions.
Considéré sous ce point de vue, c’est presque tou-jours la machine la plus commode qne Von puisse em-ployer dans les mouvements composés qui demandentdes nuauces et des variations continues dans les degrésde pression, de vitesse et de direction.
L’homme, pouvant être considéré comme une ma-chine parfaite, communiquant directement aux opéra-teurs le mouvement convenable, son étude ne fait pas,sous ce rapport, partie de la science des machines, con-sidérée comme ayant pour but principal d'utiliser lesforces naturelles essentiellement inintelligentes, à laproduction de produits précédemment obtenus par letravail de la main. Nous ne devons donc consigner icique les moyens usités pour employer seulement la forcemusculaire de l’homme à produire un mouvementsimple, quel que soit l’emploi qui doive en être fait.
ACTION PRODUITE AU MOYEN DE LA FORCE DES BRAS.
Levier. Organe principal parmi les moyens d’appli-quer la force musculaire.il peut être disposé dans un planvertical ou horizontal ou dans des plans voisins de ccspositions. On peut agir sur un levier isolé ou plusieursleviers adaptés à un même arbre. Ces diverses disposi-tions, en ne prenant que les principales, donnent lieuaux divers cas suivauts.
Dans un plan vertical .— Levier isolé. Agit par un mou-vement circulaire alternatif (fig. 4507), par mouvementrectiligne alternatif combiné avec un transport du brasd’avant en arrière (fig. 4508).
4507. 4508.
Leviers multiples. Par plusieurs leviers qne Von re-change successivement de main (fig. 4509), on produitle mouvement circulairecontinu.
Dans un plan horizontal.Les mêmes dispositions queci-dessus peuvent égalementservir à agir par la forcemusculaire des bras ; ilspourraient, à la rigueur, êtreemployés dans des plansquelconques.
2° Manivelle. Levier cou-dé. Au moyen de la mani-velle (fig. 4540), l’hommeagissant, en outre del’actionmusculaire, par le poids de la partie supérieure de soncorps à laquelle il imprime un mouvement de va-et-vient, condition avantageuse comme nous le verrons ci-après, produit un mouvement circulaire continu. Cemouvement étant le plus convenable pour les machines,l’emploi de la manivelle est extrêmement fréquent. Lafig. 45I4 représente la manivelle dans un plan verticalemployée dans quelques outils; moins avantageuse que la
4509.