MECANIQUE.
MÉCANIQUE.
levées d’une tige suivant une loi déterminée pour chaquetour de Taxe .
Si le mouvement de va-et-vient doit être unîform*,le point B (fig. 4597) de la droite B A devra successi-vement occuper les positions B. 4,2, 3, supposées desparties égales du mouvement total. Si, du point Ocomme centre, on décrit les cercles O 4,02, 03, et quel’on divise la circonférence OB en un même nombrede parties égales que le mouvement rectiligne de labarre BA, la rencontre des rayions passant par lespoints de division avec les circonférences décrites indi-quera les points par lesquels devra passer la courbe quisatisfera à la condition de communiquer un mouvementuniforme à la ligne B A.
On a soin d’arrondir les angles tels que celui existanten B pour qu’il n’y ait pas d’arc-boutement.
Si, pour un même tour de l’axe, on devait obtenirplusieurs mouvements, on y parviendrait facilementpar.l’emploi.de plusieurs courbes en cœur réunies (fi-gure 4598).
Supposons, pour dernier exemple, qu’il faille obte-nir diverses intermittences dans le mouvement; la
courbe en coeur serait encore facilement tracée : parexemple qu’il fallût (fig. 4599) que dans le premierquart de tour le point B marchât uniformément jus-qu’en A, que, dans le second quart, il y eût intermit-tence, que, dans le troisième quart, le point B revintuniformément de A en B, puis qu’enfin dans le qua-trième quart, il y eût de nouveau intermittence. Lesparties BD, CE, se traceraieut, comme nous l’avonsvu pour le mouvement uniforme, et les parties DC, BE,seraient des axes de cercle ayant leur centre en 0 et nepouvant, par suite, imprimer aucun mouvement résul-tant d’excentricité.
Les courbes en cœur ne doivent être employées pourmener des tiges rectilignes que pour des pressions peuconsidérables et pour de petites vitesses. En effet, lapression de la courbe sur le galet dont on a soin demunir la tige mise en mouvement, ne's'exerce pas dansle sens du mouvement rectiligne de ce galet, consé-quemment il en résulte une pression considérable de lacourbe sur le galet et du galet contre la rainure danslaquelle il est guidé, surtout dans les changements dedirection.
Les excentriques n’agissant, le plus souvent, quepour pousser, on emploie des ressorts et quelquefois lepoids des pièces pour les faire revenir à leur premièreposition, quelquefois aussi un autre excentrique agis-sant inversement du premier;
organes divers. Nous ne citerons que pour mé-moire, a cause de leur emploi peu fréquent et désavan-tageux, à cause des frottements :
4° Le système dû à Lahire (fig. 4600), qui consiste àfaire mouvoir, dans une grande roue dentée intérieure-ment, une petite roue dentée d’un diamètre égal à lamoitié de celui de la première. Chacun des points de lacirconférence de la petite roue décrit un diamètre de lapremière et peut, par suite, imprimer un mouvement !
de va-et-vient & une tige qui y est fixée. C’est ce qu’ilest facile de démontrer.
En effet, soit D (fig. 4601) un point quelconque prissur le diamètre de la grande roue, et ODE une circon-férence passant par ce point et ayant pour diamètreOE =£1/2 AB.
Le point E étant le point de contact de la petite circonférence, il faut, pour que la Propriété énoncée ait lieu,
que l’arc DE soit égal à l’arc AE, car alors la petitecirconférence, roulant dans la grande et partant dupoint A, a transporté ce point en D.
En effet, arc AE = angle AOE X R.
arc ED = angle ÉCD X 4/2 R
Or l’angle AOE =4/2 angle ECD, puisque le trian-gle DCO est isocèle, et l’angle en O = celui en D,donc arc AE = arc ED, qui a pour mesure 2 anglesAOE X 4/2 R ou précisément angle AOE X R.
2° L'emploi d'une partie de pignon (fig. 4602) engre •nant dans un rectangle denté, d’où résulte, pour celuici, un mouvement de va-et-vient.
La fig. 4603 représente une autre disposition demême nature employée par quelques constructeurs dansdes machines-outils. Le pignon engrène avec les petitscylindres disposés en ligne droite.
L’axe b de ce pignon a la faculté de glisser dansune coulisse verticale d’une quantité suffisante pour
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4602. 4603.
que le pignon puisse engrener en dessus et en dessousdes petits fuseaux, de sorte que quand le train est àl’extrémité de sa course, soit à gauche, soit à droite,le pignon tournant toujours .et portant sur le derniercylindre traverse et vient engrener au côté opposé àcelui où il était auparavant. Ces fuseaux sont mobileset suffisamment espacés pour que, l’uu d’eux étantenlevé, le pignon puisse passer entre les deux fuseauxadjacents à celui-là; de cette manière, on règle lacourse à volonté avec la plus grande facilité.
3° Les rainures appartenant à la tige qui doit pos-séder un mouvement de va-et-vient dans laquelle semeut un galet assemblé avec la roue qui est animéed’un mouvement circulaire continu (fig. 4604).
Si l’on veut que le mouvement de la tige soit uni-forme, la rainure, au lieu d’être rectiligne, doit êtrecourbe. Ces rainures peuvent être aussi tracées sur laroue qui possède le mouvement circulaire continu,