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MÉCANIQUE.

MECANIQUE.

d’engrenage dans lequel le filet de la vis agit sur celuide l'écrou, comme le feraient deux dents inclinées.

M. Prony a proposé d’employer la combinaison de lavis et de son écrou pour produire des mouvements trèspetits sans employer des vis d’un pas trop peu incliné.11 a appelé ce système ci* différentielle (fig. 4592) et aproposé son emploi pour les mesures de précisiou.Voici en quoi elle consiste.

Quand une vis se raeutentre deux supports, par chaquetour de manivelle elle avance d’un pas ; si le milieu de l’axeest formé d’une vis d’un pas différent de celui de la pre-mière, et porte un écrou qu’unguide empêche de tourner,celui ci montera par chaque tour de la vis d’une quantitéégale au pas de la vis. Son mouvement absolu égal autransport de l’axe, moinsson mouvement propre, se-ra donc égal à la différencedes deux pas de vis qu’onpeut obtenir aussi petitqu'on le voudra en conser-vant au filet de la vis toutela solidité nécessaire.

On a construit d’aprèsles mêmes principes untreuil (fig. 1593) avec le-quel le fardeau soulevén’est élevé que de la diffé-rence du chemin parcourupar la corde sur les deux cylindres concentriques mon-tés sur le même axe de rotation.

1593.

IV. Mouvemeut circulaire continu en rectilignealternatif.

Les organes indiqués pour la transformation du mou-vement circulaire continu en circulaire alternatif s’ap-pliquent à ce cas avec la seule modification de con-traindre par des guides à un mouvement rectiligne lapartie qui remplace le levier tournant sur sou axe.

Ainsi la bielle et la manivelle (fig. 1594) forme-ront un très bon organe de ce genre, en assemblantleur extrémité avec la pièce qui doit avoir un mouve-ment rectiligne et qui seramaintenue dans des guidesparallèles.

Quelquefois on courbel’arbre lui-même ; la biellepeut alors s’appliquer enun point quelconque du \ • J

coudé. Cette disposition est -*

surtout employée pour faireagir plusieurs bielles surun même axe.

Les bielles peuvent ser- 1594.

vir pour obtenir un mouve-ment rectiligne d’une vitesse moyenne quelconque,puisqu’une oscillation correspondant toujours à un tourde l’axe, la longueur de l’espace parcouru pendant ladurée d’uu tour dépendra du rayon de la manivellequ’on peut faire varier, en ayant soin de partir d’ail-leurs d’uu mouvement circulaire d’une vitesse conve-nable au moyen de transformations antérieures 'dumouvement circulaire continu. Le plan de la manivellepouvant être oblique sur l’axe en mouvement, cettetransformation de mouvemeut pourra encore servirpour une transmission de cette nature ; mais elle nepourrait plus être employée si la direction du mouve-ment rectiligne était parallèle à l’axe. Dans ce cas, ilfaudrait transformer le mouvement circulaire en unautre mouvement circulaire dans une direction perpen-diculaire au moyen d’une roue d’angle, puis employerla bielle comme ci-dessus. On pourrait aussi employerla transformation représentée (fig. 1595), où la tigequi doit recevoir un mouvement rectiligne presse contre

des plans inclinés formés sur répaisseur de la rouémue circnlairement. La vitesse dépend du nombre etde la longueur de ces plans inclinés. Cette solutionrentre dans la série descourbes en coeur dont nousallons parler.

La bielle fournit trèsbien la solution inverse detransformer le mouvementrectiligne alternatif en cir-culaire continu , pourvuque sur l’axe soit montéun volant qui entraîne unpeu au-delà des pointsmorts, les points d’attacbede la manivelle. Ces pointsmorts sont évidemment ceux qui correspondent auxextrémités du diamètre parallèle aux guides du mou-vement rectiligne où l’action devient directe et nedétermine plus la rotation.

excentriques. Les excentriques sont employés trèsfréquemment pour transformer le mouvement circulairecontinu en rectiligne alternatif. Ils consistent en unecourbe tournant autour d’un axe qui n’est pas placé aucentre de figure. Une barre guidée et dont l’ex; rémité re-pose sur la courbe ou un anneau entourant un cerclequi ne tourne pas autour de son centre (fig. 1596), pren-dront un mouvement rectiligne de va-et-vient par la ro-tation de l’axe.

L’étendue de ce mouvement sera mesurée par ladifférence qui existera entre le plus grand et le pluspetit rayon de l’excentrique. Quant à la loi du mou-vement rectiligne, elle sera en raison de la forme de lacourbe, et c’est un des principaux avantages de cetteforme de communication de mouvement, celle qui lafait employer le plus souvent dans des machines opé-ratrices que cette variation de vitesse et, par suite, depressions qu’il est possible d’obtenir suivant une loiquelconque en variant convenablement la forme de lacourbe, de manière à opérer une action déterminée

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quelque compliquée qu’en soit la loi, et d’imiter parexemple, dans certains cas, le travail intelligent dela main de l’ouvrier.

Un autre avantage qu’offre l’excentrique, c’est queson action est continue et que la variation de la vitessequ’il imprime étant également continue et partant dozéro, il agit sans choc, ce qui le rend préférable toutesles'fois qu’il est possible de l’employer aux organes quiagissent par chocs.

Enfin la résistance considérable que présente cetorgane permet de l’employer pour obtenir des effortstrès considérables, notamment dans certaines presse»,découpoirs, etc.

Tout ceci explique suffisamment le fréquent usagede l’excentrique, dont les dispositions peuvent être va-riées à l’infini.

Un des modes d’emploi les plus fréquents est celuides courbes dites en cœur produisant une ou plusieurs