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MÉCANIQUE.

MÉCANIQUE.

sortes, ou périodiques et renfermées dans des limites |assez restreintes (celles-ci dépendent en général dumode d’action du moteur), ou croissant dans un senset pouvant devenir considérables dans le cas où la ré-sistance de l’opérateur ne croissant pas en mêmetemps, le mouvement ne se régularise pas de lui-mêmepar la production d’une plus grande quantité de tra-vail. Nous pouvons donc diviser les organes destinés àmaintenir la vitesse des machines dans des limites con-venables pour le travail à opérer en trois classes :

ceux qui font croître la résistance utile ; 2° ceux quifont naître une résistance nuisible ; 3° ceux qui font di-minuer l'action du moteur.

première classe. La régularisation du mouvementse produit, pour ainsi dire, naturellement dans l’actiondes outils que quand ils vont plus vite, attaquant plusde matière et éprouvant plus de résistance. Quand l’ac-tion de l’outil et de la résistance ne sont pas directe-ment opposés, comme le travail de la scie, on fait croîtrela résistance en augmentant la vitesse de la pièce debois, comme le permet l’appareil dit pied de biche (li-gure 4609) employé dans les scieries mécaniques, don-nant le mouvement circulaire à la roue, qui à l’aided’une crémaillère fait avancer le châssis qui porte lapièce de bois. Dans les moulins à blé, l'appareil bienconnu dit Babillard remplit les mêmes fonctions, en fai-sant croître avec la vitesse la quantité de blé qui tombesous les meules.

deuxième classe. — Volantsà jantes pesantes. Cesvolants (Hg. 4 648), qui se meuvent avec une grande ra-pidité, fournissent le moyen le plus usité de com-penser les inégalités périodiques de l’action du mo -teur. L’inertie de leur masse cause une résistanceen apparence nuisible, qui s’oppose à l’accélération

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du mouvement ; mais au lieu d’être consommé' commedans les organes ci après, le travail emmagasinévient s’ajouter au travail utile, quand la vitesse vient àdiminuer, et permet de surmonter des résistances supé-rieures à l’effet direct du moteur ; toutefois, le travailconsidérable consommé par le frottement de l’axe chargéd’un poids considérable, doit faire limiter le volant auxdimensions rigoureusement nécessaires.

Volants à ailettes (fig. 4649). Ces volants régulari-sent le mouvement en fai-sant détruire partie du tra-vail par la résistance occa-sionnée, par la résistancede l’air qui croît propor-tionnellement au carré dela vitesse. Ils sont fré-quemment employés dans* les horloges.

Freins. On peut de mêmeemployer le frottementpour empêcher l’accroisse-ment de la vitesse. On em-ploie à cet usage les freins(fig. 4 650), à l’aide desquels on consomme l’excès detravail, à produire un frottement. Un semblable système

ne peut évidemment être employé que dans quelquescas particuliers, car il vaut bien mieux, en effet, dimi-nuer l’action du moteur que consommer inutilement letravail en résistances inutiles.

troisième classe. C’està modérer l’action du moteur que servent ces organes. Quand le moteur est intel-ligent, qu’il s’agit de l’emploi de la force musculaire,elle se limite par l’action du moteur même : mais pourles moteurs naturels, l'eau ou la vapeur, c’est en dimi-nuant les volumes agissant dans l’unité de temps qu’ony parvient, en faisant mouvoir les vannes ou les robinetsd’introduction.

La puissance devenant supérieure à la résistance, lesvitesses de toutes les pièces de la machine croissent enmême temps, et si l’entrée de la vapeur, en prenantd’abord le cas de la machine à vapeur (nous reviendronsplus loin sur les applicationsauxmoteurshydrauliques),était réglée par une pièce en mouvement, U semble qu’ildevrait passer davantage de vapeur dans l’unité detemps, et le mouvement encore s’accélérer par ce motif.C’est par l’intervention d’une force étrangère, celle dela pesanteur, qu’on a résolu le problème.

Pendule conique. L’aj>pareilqui réalise ces conditionsest le pendule conique représenté fig. 4654, tel qu’il aété appliqué par Watt à la machine à vapeur.

L’axe avec lequel il est assemblé étant mis en mouve-ment par un engrenage communiquant avec les rouagesde la machine ; les boules qui, à l’état de repos appuientsur l’axe, prennent des positions inclinées dans la direc-tion de la résultantede lagravitéet de la force centrifuge,qui résulte de la vitesse derotation de l’axe. La gra-vité étant constante et laforce centrifuge croissantavec la vitesse, les bouless’élèveront d’autant plusque celle-ci sera plus con-sidérable. Dans ce mouve-ment l’articulatiou ( por-tant un anneau glissantsurl’axe) qui joint les boulesse redressant, le manchonarticulé qui les réunit etqui entoure l’axe, s’élève,et dans le cas d une machine à vapeur fait mouvoir unlevier qui ferme la valve d’admission de la vapeur, d'autant plus que la vitesse est plus grande.

Ou doit déterminer le poids des boules et la positiondu levier par la condition que la vapeur arrive en quan-tité suffisante lors de la vitesse du régime, et qu’ellespuissent aisément faire mouvoir le levier dans les va-riations de vitesse.

C’est surtout dans les machines à vapeur que le pen-dule conique a trouvé une très heureuse application ;ainsi, dernièrement, on a non seulement utilisé son effetà, intercepter l’entrée de la vapeur, mais eucore à ac-croître la détente, et par suite à économiser le combusti-ble, quand le travail doit diminuer.

On emploie quelquefois le peudule conique pour fairevarier la position de la vanne, qui laisse passer l’eauqui s’écoule sur les roues hydrauliques. Dans ce cas, lelevier fait mouvoir un manchon à deux griffes, sur le-quel il est monté à frottement doux, manchon se mou-vant sur un arbre que fait tourner la machine. Cettegriffe rencontrant une roue folle sur l'axe la rend soli-daire, et à l’aide d’une crémaillère fait monter ou des-cendre la vanne. Ce système d’embrayage double ej*tfiguré fig. 4643.

Les gonflements résultant de l’action de l’humiditésur le bois, rendent les résistances des vanues trop \a-riables pour que ces appareils fonctionnent d’une ma-nière aussi satisfaisante, à beaucoup près, que pour lesmachines à vapeur.