MÉCANIQUE.
MÉCANIQUE.
oscillations parfaitement isochrones, quand son élasti-cité étant très grande, ses dimensions sont convenable-ment déterminées.
Ces corps, possédant un mouvement parfaitementrégulier, pourront servir à faire arriver à intervalleségaux dans des positions identiques, les organes d’ar-rêts dits échappements dont nous parlerons ci-après,et qui, suspendant l’effet de la force à intervalles régu-liers, forment la base de toutes les machines employéesà la mesure du temps.
III. Organes d’impulsion.
On doit considérer à part ces organes, car bien qu’ilsne constituent qu’un moyen de transmettre le mouve-ment d’une partie de machine à l’outil, néanmoinsce n’est que dans des cas exceptionnels que cette partieest lancée brusquement en abandonnant les parties voi-sines, et les transformations de mouvement que nousavons décrites précédemment ne s’appliquent qu’à desmouvements réguliers et continus.
On obtient en général l’impulsion en faisant banderun ressort par une pièce douée d’un mouvement alter-natif, rectiligne ou circulaire, qui fait mouvoir l’arrêtqui le maintient dans la position convenable pour quela pièce à lancer vienne se placer. Le ressort, en sedétendant quand on soulève l’arrêt, lance la partie quiest appuyée sur lui.
Quelquefois on obtient ce résultat par le choc brus-que d’une partie mouvante contre une partie tixe, maiscette disposition est inférieure à la première, et il résultetoujours quelque inconvénient de l’action destructivedu choc qui a lieu, et qu’on amortit en partie au moyende parties élastiques, de cordes, etc., dans les directionsoù le choc brusque n’est pas nécessaire ; c’est ainsi qu'onfait mouvoir la navette dans le métier mécanique àtisser.
IV. Organes de réaction.
Ce sont encore les ressorts qui forment la base ordinairedes organes de réaction ; c’est leur élasticité qui permetde reproduire inversement les effets produits par un pre-mier mouvement et de rendre en un temps assez longune action momentanée ou inversement. Quelquefois,mais plus rarement, les contre-poids sont utilisés pouratteindre le même but.
Ressort en spirale. Les organes appelés renvideurs, em-ployés dans une des plus nouvelles inventions relativesaux problèmes les pins compliqués du tissage, le bat-tant-brocheur de M. Meynier, reposent sur l’emploiou ressort en spirale agissant dans le sens de la circonfé-rence des spires. Le ül déroulé de la navette pendant lemouvement du battant est renvidé par l’action du res-sort spiral qui a été tendu par l’action de dcvid&ment.
46o9.
4661.
Cet organe, encore nouveau, est peut-être un de ceuxqui doivent faire le plus de progrès à l’industrie du tis-sage mécanique en évitant les embarras résultant des filsdévidés dans les divers mouvements des fils de la trame.
Pour amortir une action dans un sens et la rendreen sens contraire, on se sert de ressorts, soit deressorts en spirale dits boudins agissant dans le sens de
axe du cylindre qu’ils forment (fig. 46159), soit de res-sorts en lames (fig. 4660 et 4664). On a essayé inutile-ment dans quelques cas d’utiliser le ressort de l’air aumoyen d’un piston compresseur, mais c’est un appareilbeaucoup trop coûteux d’établissement ot d’entretien.
On comprend que de semblables appareils sont fortutiles pour amortir la force d’inertie et la restituer en6ens contraire et éviterainsi une perte de travailimportante ; aussi les em-ploie-t-on dans grandnombre de machines dontcertaines pièces ayant unmouvement rectiligne al-ternatif, viennent buttercontre les extrémités deces ressorts à la fin de la CQurse dans un sens et sontremises en mouvement en sens opposé par l’effet du res-sort, au moment même où la force motrice va changerde sens. Une forte pièce de bois encastrée par son extré-mité forme un puissant ressort : on en fait usagedans les marteaux de forges (6g. 4 662).
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4662.
V. Organes d’arref.
4° Organe qui ne permet de mouvement que dans unsens. La roue à rochet fournit le moyen de permettre àun axe de tourner dans unsens, sans qu’il puisse rétro-grader dans l’autre sens.La figure 4 663 en montrela disposition bien con-nue.
2° Organes suspendantVaction par intermittenceC’est sur l’emploi de cesorganes, dits échappe-ments, que repose presque4663 tout l’art de la construc-
tion des horloges et ap-pareils divers destinés à la mesure du temps. Un poidsou un ressort tendu fournit la force motrice dont l’ac-tion suspendue à intervalles réguliers fournit la mesuredu temps écoulé. A ceteffet on emploie soit lesoscillations régulières dupendule dans les horlogesde grande dimension; soitles oscillations d’un ressortd’acier tourné en spirale,qui sont aussi égales parsuite de sa parfaite élas-ticité; ce dernier systèmeest celui employé pour lesmontres et les chronomè-tres.
Quand le pendule est le régulateur, on emploie gênérâlement l’échappement à ancre (fig. 4 664).
La roue qui porte l’aiguille des secondes teud à tour-ner sous l’influence d’un poids ou d’un ressort tendu.Un pendule oscille dans des intervalles de tempsparfaitement égaux, et entraîne avec lui dans son mou-vement les deux ancres qui font corps avec lui. Dansla position représentée dans la figure la roue est arrêtéepar l’ancre de gauche et l’action du moteur suspendue.Il eu sera de même pour la deuxième ancre à l’oscilla-tion inverse du pendule. En deux oscillations il passeainsi une dent devant chaque ancre et la roue fait untour en une minute, si elle porte 30 dents et si le pen-dule est de la longueur convenable pour battre les se-condes.
L’action exercée par les dents de la roue sur les an-cres suffit d’ailleurs pour rendre au pendule la quantitéde mouvement qu’il perd en chaque instant parla ré-