MECANIQUE.
MECANIQUE.
sistauce de l’air et des frottements et pour entretenirles oscillations qui sans cela s’arrêteraient bientôt.
L 'échappement à chevilles (Hg. 1 665) dans lequel l’ac-tion du pendule suspend et rend libre successivementchaque cheville est encore d'un très bon emploi.
Los échappements pour lesquels l’action de l'organed’arrêt est régularisée parun ressort, comme cela alieu pour les chronomètres,peuvent se diviser en :
1° Echappement à re-cul;
2° Echappement à re-pos ;
3° Echappement libre.
Echappement à recul. Onnomme ainsi ceux dans les-quels la roue pousse con-tinuellement le régulateurpendant toute la durée de son mouvement. Celui àancre dont nous avons parlé est dans ce cas.
Dans l’échappement à roue de rencontre (fig. 1666)le mouvement alternatif du balancier est communiquéa un axe portant des pa-1er tes qui forment entreelles un angle d’environ90°, en sorte que lors-qu’une dent de la rouesur laquelle l’une agit,échappe ; l’autre palette seprésente à une deut dia-métralement opposée de laroue qui l’écarte à son tourtellement que la roue tour-nant toujours du même cô-té, le balancier va et vient
1665.
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sur lui-même, forme des vibrations qui règleut et mo-dèrent la vitesse de la roue.
Cet organe n'était qu’un régulateur bien imparfaitjusqu’à ce que Huygens l’eût transformé en organed’arrêt par l’application d’un ressort spiral au balancier.
Echappement à repos (fig. 1b67). Dans ce système,le seul employé aujourd'hui pour les montres, la roued’échappement est garniede plans inclinés, saillantsà la partie supérieure. Lebalancier est porté par unarbre cylindrique dont uneportion est creusée et formeen cette partie un demi-cy-lindre creux. La roue en yentrant se trouve arrêtéepar la rotation du balan-cier qui amène la partiepleine du demi-cylindrevers l’extrémité de la dentqui y est entrée. Le retourdu balancier la laisse sortir et ainsi à chaque oscilla-tion une dent entre et sort avec la régularité qui résultede la perfection du ressort spiral qui entoure l'axe dubalancier.
Cet échappement est à repos, en ce sens que l'actionde la roue d’échappement est suspendue pendant que ladent est engagée dans le cylindre.
Les frottements sont assez grands dans ce systèmepour que, malgré la construction de9 cylindres en ma-tières très dures, l’usure y soit assez notable et les ré-sistances assez grandes pour qu’on ait dû chercher pourles chronomètres d’extrême précision des systèmesmoins simples, mais d'un meilleur effet.
Echappement libre (fig. 1668). Cet échappement estaussi à repos, car après l’impulsion, la roue reste im-mobile, condition essentielle d’une grande régularité,
mais ce repos différé de celui des échappements précé-dents en ce que la roue, après son impulsion, ne toucheni ne s’appuie sur aucune-partie mue par le régulateur.
Elle est arrêtée par unepièce distincte de celui-ci,de telle sorte que le régu-lateur achève sa vibrationindépendamment de l’é-chappement.
Voici comment il agit :le balancier en faisantmouvoir l'axe auquel estfixé une petite saillie quirencontre par dessous unlong ressort très flexible,fait soulever l’arrêt qui ar-rête le mouvement; quand il rencontrera le ressort pardessus, il ne fait que courber ce ressort qui est très fin,afin de s’ouvrir un passage pour terminer son oscil-lation.
Les échappements constituent des organes qui per-mettent de prolonger l’action d’une force, c’est ainsi quedans les horloges l’action d’un ressort tendu à de longsintervalles suffit pour imprimer le mouvement pendantun long espace de temps, l’échappement aidé par lesvolants à ailettes ou balanciers à ressort ne lui permet-tant de se détendre que peu à peu.
3° Organes suspendant le mouvement . En outre des or •ganes qui déterminent la production de la force motrice
1668.
les vannes pour l’eau, les robinets pour la vapeur, etc., etdont la fermeture arrête la production de tout travail,nous devons ranger dans les organes d’arrêt ceux quisuspendent l’action d’une force en faisant naître unerésistance supérieure à lapuissance. C’est surtout lefrottement qu’on emploieà cet effet au moyen defreins (fig. 1669) qui s’ap-pliquent presque toujourssur les parties des ma-chines dont le mouvementest circulaire. La fig. 1670représente le frein employépour les voitures.
Sur quelques pièces glissantes on obtient le mêmeeffet au moyen de vis de pression serrant directementla partie sur laquelle le mouvement a lieu (fig. 1671 ).
VI. Organes pour disposer les objets en lignedroite.
Pour disposer en ligne droite des objets de mêmenature on emploie deux genres de procédés différentssuivant qu’ils sont résistants, ou mous et fibreux ; cedernier cas est de beaucoup le plus important, c'est ce-lui de la plus considérable peut-être de toutes les indus-tries, celle de la filature.
Pour le cas des corps résistants on peut employer,pour les corps de forme allongée, le procédé nsité dansla fabrication des aiguilles. Il consiste a agiter par deschocs brusques et répétés la boîte qui contient celle*-